Partie II
Chapitre VII. Vers une mariculture durable : quelques tendances
mondiales
Page
103
Martínez et al. 2019), Il est aussi difficile d'analyser les processus interactifs complexes liant
la biomasse à l'absorption des nutriments, Handå et al. (2012b) et Irisarri et al. (2015) ont
montré que les moules proches des élevages de saumon utilisent les particules d'aliments plus
efficacement que les matières fécales, alors que les déchets alimentaires représentent moins de
5 % et qu'elles préfèrent de se nourrir de seston autour des cages (surtout des diatomées) qui
ont été induites par la forte teneur en nutriments de plus, cette approche engendre une
augmentation de la demande cumulée d'énergie, donc contribue au changement climatique
(Chary et al. 2020), aussi, la limitation des progrès de l'ingénierie (Alexander et al. 2016a, b ;
Kleitou et al. 2019), l'absence d'une norme internationalement reconnue (Yu et al. 2017), et
l'absence de stratégies de marketing appropriées (Sicuro 2019), tels sont les obstacles qui
ralentissent le développement de l'IMTA.
6. Mariculture offshore
En réponse à la demande croissante de produits de la mer et aux préoccupations de sécurité
alimentaire mondiale, tout en soulageant la pression sur les écosystèmes côtiers et la pêche
sauvage, la mariculture en mer ouverte « offshore » offre une alternative prometteuse pour
minimiser les impacts environnementaux et socio-économiques potentiellement défavorables
de l'aquaculture (Thomas et al. 2019). La mariculture offshore se pratique à plus de 2 km de la
côte à des profondeurs d'eau supérieures à 50 m et sous l'influence d'une puissante énergie
hydrodynamique (vagues, houle, courants marins et vents forts) (Lovatelli et al. 2013), mais
sur la base de la pratique réelle et la méthode praticable d'amarrage et les coûts, les seuils de
profondeur pour les cages de mer conventionnelles sont d'environ 25 à 100 m (Chu et al.
2020), toutes les espèces d'élevage sont admises à la mariculture offshore à l'exception des
crustacés qui sont élevés dans les étangs côtiers (Lovatelli et al. 2013). Les sites offshores
offrent une plus grande surface de mer et une meilleure qualité de l'eau qui sont nécessaires
pour stimuler la production d'organismes sains, Muñiz et al. (2019) et Barillé et al. (2020) ont
constaté que les sites offshores avaient une meilleure croissance potentiel pour les huîtres et
les moules, ainsi qu’une meilleure composition biochimique, que les sites intertidaux, de plus
les résultats de Di Trapani et al. (2014) ont montré une meilleure rentabilité économique des
fermes offshore par rapport aux fermes côtières, principalement due à un meilleur taux de
Précédent

Les interactions environnement -aqaculture - 102/211

Suivant