Partie II
Chapitre VII. Vers une mariculture durable : quelques tendances
mondiales
Page
101
donc l’aquaculture à système de recirculation (RAS) offre donc la possibilité de produire à un
haut rendement, de maintenir des conditions environnementales optimales, d'assurer la
sécurité et le bien-être des animaux, tout en minimisant l'impact écologique (Ranjan et al.
2019), cependant l'intensification et le processus de renouvellement de l'eau affectent la
viabilité économique de RAS (De Ionno et al. 2006 ; Boxman et al. 2018). Enfin, le
développement de l'aquaculture intensive dans les systèmes de recirculation soulage de
nombreux risques liés aux impacts de l'aquaculture sur environnement (Zhang et al.
2011;Dekamin et al. 2015).
5. Aquaculture multi-trophique intégrée
Les effets néfastes des activités aquacoles sur l'environnement et les questions de sécurité
alimentaire (la tendance vers une alimentation saine et biologique) ainsi que la pression
continue exercée sur l'aquaculture pour qu'elle devienne une activité plus écologique se sont
combinés pour attirer les chercheurs et les scientifiques vers l'aquaculture biologique (Paul et
Vogl 2013 ; Feucht et Zander 2015). La combinaison d'espèces nourries et extractives par
imitation de la nature en intégrant des organismes de différents niveaux trophiques est la
forme moderne de polyculture, appelée aquaculture multi-trophique intégrée (IMTA) (Lander
et al. 2013 ; Largo et al. 2016 ; Montalto et al. 2017), où la matière organique est assimilée
par les filtreurs et les crustacés tandis que la matière inorganique est extraite par les algues
pour produire une masse d'algues (Wu et al. 2015 ; Alexander et al. 2016a, b ; La Macchia
Pedra et al. 2017). Il est démontré que les systèmes intégrés réduisent l'eutrophisation (Ray et
al. 2015) par l'assimilation des éléments dissous, sachant que 80% des pertes totales de
nutriments de l'élevage de poissons sont disponibles pour les algues en tant que substances
assimilables (Kibria et Haque 2018 ; Rosa et al. 2020). De même, des oligoéléments se sont
accumulés dans les thalles des algues cultivées à proximité d'une pisciculture conformément
aux normes de biodisponibilité (Ratcliff et al. 2016) et la biomasse algale produite est un
aliment riche en protéines pour d'autres espèces ou pour la production de biocarburants et
d'engrais (Wuang et al. 2016 ; Czyrnek-Delêtre et al. 2017 ; Adeniyi et al. 2018), elle se
caractérise aussi par la production de polysaccharides de haute valeur (Azevedo et al. 2015).
Alors que les particules organiques libérées peuvent être consommées par d’autres espèces
Chapitre VII. Vers une mariculture durable : quelques tendances
mondiales
Page
101
donc l’aquaculture à système de recirculation (RAS) offre donc la possibilité de produire à un
haut rendement, de maintenir des conditions environnementales optimales, d'assurer la
sécurité et le bien-être des animaux, tout en minimisant l'impact écologique (Ranjan et al.
2019), cependant l'intensification et le processus de renouvellement de l'eau affectent la
viabilité économique de RAS (De Ionno et al. 2006 ; Boxman et al. 2018). Enfin, le
développement de l'aquaculture intensive dans les systèmes de recirculation soulage de
nombreux risques liés aux impacts de l'aquaculture sur environnement (Zhang et al.
2011;Dekamin et al. 2015).
5. Aquaculture multi-trophique intégrée
Les effets néfastes des activités aquacoles sur l'environnement et les questions de sécurité
alimentaire (la tendance vers une alimentation saine et biologique) ainsi que la pression
continue exercée sur l'aquaculture pour qu'elle devienne une activité plus écologique se sont
combinés pour attirer les chercheurs et les scientifiques vers l'aquaculture biologique (Paul et
Vogl 2013 ; Feucht et Zander 2015). La combinaison d'espèces nourries et extractives par
imitation de la nature en intégrant des organismes de différents niveaux trophiques est la
forme moderne de polyculture, appelée aquaculture multi-trophique intégrée (IMTA) (Lander
et al. 2013 ; Largo et al. 2016 ; Montalto et al. 2017), où la matière organique est assimilée
par les filtreurs et les crustacés tandis que la matière inorganique est extraite par les algues
pour produire une masse d'algues (Wu et al. 2015 ; Alexander et al. 2016a, b ; La Macchia
Pedra et al. 2017). Il est démontré que les systèmes intégrés réduisent l'eutrophisation (Ray et
al. 2015) par l'assimilation des éléments dissous, sachant que 80% des pertes totales de
nutriments de l'élevage de poissons sont disponibles pour les algues en tant que substances
assimilables (Kibria et Haque 2018 ; Rosa et al. 2020). De même, des oligoéléments se sont
accumulés dans les thalles des algues cultivées à proximité d'une pisciculture conformément
aux normes de biodisponibilité (Ratcliff et al. 2016) et la biomasse algale produite est un
aliment riche en protéines pour d'autres espèces ou pour la production de biocarburants et
d'engrais (Wuang et al. 2016 ; Czyrnek-Delêtre et al. 2017 ; Adeniyi et al. 2018), elle se
caractérise aussi par la production de polysaccharides de haute valeur (Azevedo et al. 2015).
Alors que les particules organiques libérées peuvent être consommées par d’autres espèces
