CHAPITRE I : GENERALITE
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DPA et DHA. Plus particulièrement les produits de la mer contribuent à l’apport en
EPA et de DHA à hauteur de 50% et 70% respectivement (Howe et al., 2006).
Cependant il convient de souligner que la composition lipidique du poisson, de
façon générale, est dépendante de nombreux facteurs incluant la taille et la période de
reproduction, mais aussi la saison et l’alimentation du poisson, elle-même dépendante
de la région d’origine pour les poissons sauvages (Özyurt et al., 2005). Par ailleurs
les poissons sauvages présenteraient des concentrations en AGPI-LC n-3
significativement inférieures à celles des poissons d’élevage, sans doute du fait d’une
alimentation contrôlée. Enfin le mode de préparation est également important ; la
cuisson par exemple, en particulier la friture plate, réduirait de façon significative les
concentrations en AGPI n-3 et le ratio n-3/n-6 (Bhouri et al., 2010).
I.17.3 Bénéfices du poisson et des AGPI-LC n-3
De nombreuses études ont montré que la consommation de poisson ou de poissons
gras pouvait être associée à des effets protecteurs sur les maladies cardiovasculaires,
les accidents vasculaires cérébraux, certaines maladies neurodégénératives, certains
cancers et la dépression nerveuse (Hughes et al., 2009).
Plus généralement, des études épidémiologiques ont montré une association positive
entre la consommation de poisson chez la femme enceinte et le développement
cognitif (mesure de différents scores) de l’enfant (Hibbeln et al., 2007).
Afin de réduire l’incidence d’une maladie au sein d’une population, il est
recommandé de prendre de 200 à 2000 mg d’EPA+DHA par jour (ISSFAL, 2007).
I.17.4 Vitamines
Les vitamines interviennent en tant que coenzyme dans de nombreuses fonctions
de l’organisme : croissance, métabolisme cellulaire, homéostasie, fonctions
immunitaires, etc. Les produits de la mer sont sources de certaines vitamines
liposolubles (D, E, A) et hydrosolubles (B6, B12). Parmi celles-ci, seule la vitamine D
peut être synthétisée par l’organisme, les autres sont exclusivement apportées par
l’alimentation. Les produits de la mer peuvent donc être des aliments intéressants, en
particulier dans certains sous-groupes de population pour lesquels les apports
vitaminiques sont parfois insuffisants (AFSSA-CIQUAL, 2008).
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