Chapitre II Les bactéries marines dégradantes les hydrocarbures
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n’est significative que lorsque leurs concentrations dans le milieu permettent d’établir un rapport C/N
C/P favorable. Des taux plus élevés de biodégradation du pétrole pourraient être obtenus par l'addition
d'azote et de phosphore. Gibbs (1975), a déduit que 1 m
3 d'eau de mer contient une quantité d’azote
suffisante pour dégrader 30 g de pétrole par an à des températures estivales et 11 g de pétrole par an à
des températures hivernales. Atlas et Bartha (1972) ont démontré que les concentrations de 1 mg
d'azote et 0,07 mg de phosphore par litre sont suffisantes pour la dégradation maximale du pétrole
brut dans une eau de mer à une concentration de 8 g/L de pétrole.
II.4.5 L’effet de la salinité
La salinité moyenne des zones océaniques est de 3,5 % avec un intervalle de variation de 3,3% et
3,7%. Ces concentrations en sels sont compatibles avec la croissance des bactéries
hydrocarbonoclastes (Bertrand et Mille, 1989). Ward et al., 1978, ont montrés que les fortes salinités
dans les marais salants seraient un frein à la dégradation en raison du manque d’oxygène régnant dans
ces zones. Bertrand et al (1993) ont étudié l’effet de la concentration en sel sur la biodégradation des
hydrocarbures par deux communautés microbiennes, ils ont prouvé que la biodégradation est optimale
pour une concentration de 0,4 M et diminue progressivement pour des valeurs supérieures et
inférieures à celle-ci. Cet effet dépend de la nature du substrat utilisé comme source de carbone.
Fernandez et al (1996) ont montré que la souche Marinobacter hydrocarbonoclasticus, bactérie
marine halotolérante dégrade l’eicosane, avec un taux de biodégradation de 90% pour des
concentrations en sels comprises entre 0,2 et 2,5 M.
II.4.6 La pression hydrostatique
À la suite d’un accident pétrolier, l’attention est généralement portée sur le pétrole qui s’étale à la
surface de l’eau mais une grande partie de ce pétrole coule en profondeur. La profondeur moyenne
des océans est de 3800 m ce qui correspond à une pression de 380 bar. Jannash et al., 1971, ont
montré que dans les zones benthique la dégradation des hydrocarbures par les microorganismes est
réduite voir absente en raison du manque des conditions favorables pour la croissance de la
communauté bactérienne.
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