Chapitre II Les bactéries marines dégradantes les hydrocarbures
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II.4.2 Le PH
Les fluctuations du pH varient de façon moindre dans les écosystèmes marins. Les bactéries
dégradantes les hydrocarbures sont généralement des neutrophiles. Le métabolisme microbien est
influencé par un pH extrêmement bas ou élevé (Leahy et Colwell, 1990). Selon Bamforth et Singleton
(2005), 40 % de la dégradation du phénanthrène a été effectuée à pH 5,5 par Burkholderia
cocovenenans. Cependant, la dégradation des hydrocarbures à pH neutre dans les mêmes conditions
était de 80 %. Le pH approprié dépend des micro-organismes utilisés pour les bioremédiations
environnementales.
II.4.3 L’oxygène.
La concentration en oxygène est définie comme étant le taux variable limite pour la dégradation des
hydrocarbures dans l’environnement. L’oxygène est indispensable pour le fonctionnement du
métabolisme des organismes et peut devenir un facteur limitant en milieu froid (Yang et al., 2009). Le
catabolisme des hydrocarbures aliphatiques ou aromatiques par les bactéries et les mycètes se fait par
l’oxydation des hydrocarbures et par une oxygénase ce qui nécessite la présence d’oxygène. Des
conditions limitantes en oxygène n’existent normalement pas dans les niveaux supérieurs de la
colonne d’eau (Leahy 1990 ; Juhasz et Naidu, 2000). Cependant, des zones hypoxiques peuvent
apparaitre dans les eaux profondes (ex. zone hypoxique du chenal Laurentien) et limiter les capacités
de biodégradation. La dégradation des hydrocarbures pétroliers est beaucoup plus efficace en
conditions oxiques qu'en anoxie (Widdel et Rabus, 2001).
II.4.4 L’apport en nutriments
Les nutriments tels que l’azote et le phosphore, sont des éléments indispensables pour la croissance de
la communauté bactérienne et le déroulement du processus de biodégradation. Un excès en ces
substances peut être un facteur limitant pour la croissance bactérienne et la biodégradabilité mais,
leurs absences ralenties et bloque la biodégradation.
Dans l’écosystème marin, les proportions d’azote et de phosphore sont faibles. Lors d’un déversement
pétrolier la concentration en carbone fournie par les hydrocarbures augmente par rapport aux
concentrations d’azote et de phosphore disponibles, il se crée alors un déséquilibre entre la source de
Carbone et les concentrations en nutriments qui conduit à des rapports C/N C/P élevés défavorables
pour la croissance microbienne (Leahy et Colwell, 1990). L’efficacité de l’azote et du phosphore
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