CHAPITRE III. RÉSULTATS ET DISCUSSIONS
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III.2.2. Régime alimentaire
Les valeurs relativement faibles du coefficient de vacuité observées en fonction du temps, des
différentes saisons d’échantillonnage, de l’état de maturité sexuelle et du sexe confirment
l’intensité de prédation de S. cantharus qui serait toujours en quête de nourriture. Ainsi, elles
semblent bien refléter la disponibilité et l’abondance des proies dans la zone d’étude. C’est le cas
chez d’autres Sparidés côtiers, comme le Diplodus annularis (Derbal et al., 2007) et de D.
cervinus cervinus (Derbal et Kara, 2006). Ses variations mensuelles de la vacuité ont mis en
évidence un rythme alimentaire saisonnier, caractérisé par une activité trophique plus intense en
été (Juin, Juillet). La valeur la plus élevé de la vacuité a été enregistrée pendant le printemps au
cours de la gamétogénèse (Boughamou et al., 2015). Cette situation suppose que le rythme
alimentaire est intimement lié au cycle sexuel de l’espèce et aux variations des conditions
hydroclimatiques, notamment de la température de l’eau qui varie entre 14-15°C en hiver et entre
23-28°C en été (Seridji, 1989, in Tazerouti, 2007). D’ailleurs, l’influence des conditions
thermiques sur la prise de nourriture par les poissons est connue, aussi bien chez les populations
naturelles (Worbec, 1984 ; Kara et Derbal, 1996 ; Pasquand et al., 2004 ; Chaoui et al., 2005 ;
Derbal et Kara, 2006 ; Derbal et al., 2007) que dans les conditions d’élevage (Wassef et Eisawy,
1985). Par rapport à la période de reproduction, les plus fortes valeurs de la vacuité indiquent
une diminution de l’activité nutritionnelle pendant la gamétogénèse, les plus faibles
correspondant à une reprise trophique en période de post-ponte (Boughamou et al., 2015).
L’accroissement volumétrique des gonades durant la période de reproduction pourrait également
comprimer le tube digestif, réduisant ainsi le processus d’ingestion des proies.
Sur les côtes sud-est du Portugal (Gonçalves et Erzini, 1998), cette espèce cible principalement
les polychètes et secondairement les mollusques (gastéropodes et bivalves) et comme proies
accidentelles, les cnidaires, les céphalopodes, les crustacés (décapodes, amphipodes, isopodes et
copépodes), les échinodermes (astérides et échinides) et les poissons. A Ria Formosa en Algarve
au sud du Portugal, S. cantharus s’alimente sur les mysidacés, les ostracodes, les polychètes, les
amphipodes, les mollusques, et les insectes (Pita et al., 2002). Dans le golfe de Marseille, elle se
nourrit sur les crustacés planctoniques (les mysidacés et les autres proies indéterminées) (Bell et
Harmelin-Vivien, 1983).
Ces différences des proies ingérées par S. cantharus dans les différentes régions peuvent être
attribuées à de nombreux facteurs, comme la situation géographique de la zone d’étude et à la
stratégie d’échantillonnage (engin de prélèvement, bathymétrie, habitat, période saisonnière
et/ou nycthémérale de la pêche, taille de l’échantillon).
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III.2.2. Régime alimentaire
Les valeurs relativement faibles du coefficient de vacuité observées en fonction du temps, des
différentes saisons d’échantillonnage, de l’état de maturité sexuelle et du sexe confirment
l’intensité de prédation de S. cantharus qui serait toujours en quête de nourriture. Ainsi, elles
semblent bien refléter la disponibilité et l’abondance des proies dans la zone d’étude. C’est le cas
chez d’autres Sparidés côtiers, comme le Diplodus annularis (Derbal et al., 2007) et de D.
cervinus cervinus (Derbal et Kara, 2006). Ses variations mensuelles de la vacuité ont mis en
évidence un rythme alimentaire saisonnier, caractérisé par une activité trophique plus intense en
été (Juin, Juillet). La valeur la plus élevé de la vacuité a été enregistrée pendant le printemps au
cours de la gamétogénèse (Boughamou et al., 2015). Cette situation suppose que le rythme
alimentaire est intimement lié au cycle sexuel de l’espèce et aux variations des conditions
hydroclimatiques, notamment de la température de l’eau qui varie entre 14-15°C en hiver et entre
23-28°C en été (Seridji, 1989, in Tazerouti, 2007). D’ailleurs, l’influence des conditions
thermiques sur la prise de nourriture par les poissons est connue, aussi bien chez les populations
naturelles (Worbec, 1984 ; Kara et Derbal, 1996 ; Pasquand et al., 2004 ; Chaoui et al., 2005 ;
Derbal et Kara, 2006 ; Derbal et al., 2007) que dans les conditions d’élevage (Wassef et Eisawy,
1985). Par rapport à la période de reproduction, les plus fortes valeurs de la vacuité indiquent
une diminution de l’activité nutritionnelle pendant la gamétogénèse, les plus faibles
correspondant à une reprise trophique en période de post-ponte (Boughamou et al., 2015).
L’accroissement volumétrique des gonades durant la période de reproduction pourrait également
comprimer le tube digestif, réduisant ainsi le processus d’ingestion des proies.
Sur les côtes sud-est du Portugal (Gonçalves et Erzini, 1998), cette espèce cible principalement
les polychètes et secondairement les mollusques (gastéropodes et bivalves) et comme proies
accidentelles, les cnidaires, les céphalopodes, les crustacés (décapodes, amphipodes, isopodes et
copépodes), les échinodermes (astérides et échinides) et les poissons. A Ria Formosa en Algarve
au sud du Portugal, S. cantharus s’alimente sur les mysidacés, les ostracodes, les polychètes, les
amphipodes, les mollusques, et les insectes (Pita et al., 2002). Dans le golfe de Marseille, elle se
nourrit sur les crustacés planctoniques (les mysidacés et les autres proies indéterminées) (Bell et
Harmelin-Vivien, 1983).
Ces différences des proies ingérées par S. cantharus dans les différentes régions peuvent être
attribuées à de nombreux facteurs, comme la situation géographique de la zone d’étude et à la
stratégie d’échantillonnage (engin de prélèvement, bathymétrie, habitat, période saisonnière
et/ou nycthémérale de la pêche, taille de l’échantillon).
