CHAPITRE III. RÉSULTATS ET DISCUSSIONS
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L’étude biométrique chez les deux sexes séparés de S. cantharus a révélé quelques particularités
morphologiques. En effet, la longueur céphalique (Lc) et la longueur pré-pectorale (LPp)
montrent une isométrie de croissance chez les mâles et une allométrie minorante chez les
femelles. Par contre, la hauteur du pédoncule caudale (Hpc) et le diamètre inter-orbitaire (Dio)
présentent une isométrie de croissance chez les femelles et une allométrie minorante chez les
mâles. La longueur pré-anale (Lpa), la longueur pré-dorsale (Lpd) et la hauteur du corps (Hc)
croissent plus vite que la longueur totale chez les mâles et moins vite chez les femelles sauf le
dernier paramètre qui croit au même rythme que la longueur totale. Les autres paramètres
présentent le même type d’allométrie chez les deux sexes.
L’étude biométrique sur les individus matures et celles des individus immatures chez S.
cantharus a démontré qu’il y a certaine différence. Les longueurs suivantes : la longueur
céphalique, longueur pré-pectorale, longueur post-pectorale et l’épaisseur du corps montrent une
isométrie de croissance chez les individus matures et une allométrie minorante chez les
immatures. La hauteur du pédoncule caudale présente une croissance ralentie chez les matures et
une allométrie majorante chez les immatures. La longueur standard et la hauteur du corps
croissent plus vite chez les matures et au même rythme que la longueur totale chez les immatures
pour la première et moins vite pour la deuxième. Tous les autres paramètres présentent le même
type d’allométrie chez les individus matures et immatures.
Toutefois, les résultats obtenus, ne nous permettent pas de les comparer avec ceux obtenus chez
la même espèce ou d’autres Sparidae dans les différentes régions de la Méditerranée puisque la
totalité des études biométriques ont été faites sur la l’échantillon total.
Ces variations morphométriques entre les deux sexes et entre les individus matures et immatures
suivent les variations environnementales formées principalement par les conditions chimiques et
hydrauliques (Armstrong et al., 2003). En plus, ces différences peuvent être dues aussi à des
différences de croissance, de mortalité et du taux de reproduction (Silva, 2003 ; Spadella et al.,
2005). L’intervention de forces évolutionnaires comme la sélection sexuelle pourraient avoir une
importante influence sur les modèles de différenciation trouvés chez certaines espèces (D’Anatro
et Loureiro, 2005). Toutefois, le dimorphisme sexuel peut contribuer essentiellement à cette
différence entre les sexes (Parenti, 1981).
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