Partie I : Cadre conceptuel
Chapitre 1 : Synthèse bibliographique
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induits voire les induire et devenir ainsi des aléas génériques [Lovelock, 1995]. Nous faisons
référence à cette théorie qui propose le cadre général d’un système auto-régulé à l’échelle de
la planète. Dans ce système, caractérisé par une résistance et une résilience, la moindre
perturbation déséquilibre le système qui peut ou ne peut pas compenser l’effet du
déséquilibre. Les modifications générales du système terre sont d’origine naturelle et aussi en
partie anthropique. Ces modifications générales constituent le niveau A1 (la modification du
climat). Les aléas induits (A2) par l’aléa A1 sont, en milieux côtiers, l’élévation du niveau de
la mer d’une part (eustatisme) et, d’autre part, la modification du régime des perturbations
(magnitude, trajectoire, fréquence). Ces deux aléas A2 génèrent à leur tour des aléas induits
de niveau 3 (A3) qui sont, en milieu côtier, la multiplication des surcotes d’une part et d’autre
part, la modification du régime des houles (amplitude, direction, fréquence) avec les
conséquences induites sur le rythme de l’érosion côtière, inondation marine et l’intrusion
marine des aquifères côtiers [Robin, 2000]. Les aléas indépendants peuvent être aussi illustrés
avec un simple exemple : un séisme est un aléa indépendant qui peut générer un tsunami,
venant se connecter à l’aléa submersion par surcote (connexion A3) et l’aléa intrusion marine
des aquifères côtiers [Robin, 2002].
3.2.2. Les aléas d’expression anthropique
La société influe de façon multiforme sur le milieu physique à différents niveaux scalaires et
il serait fastidieux de décomposer systématiquement cette influence. La construction en
général : urbanisation, industrialisation, artificialisation du trait de côte, modification de
l’hydrodynamisme, due à l’extraction licite ou illicite de sable des plages et celui des lits
d’oueds. Illustré par un exemple anodin mais lourd de conséquence pour l’équilibre d’un
milieu.
3.3. La vulnérabilité côtière
L’estimation d’un degré de vulnérabilité (coût des dommages potentiels) repose généralement
sur plusieurs phases nécessaires :
— recensement et estimation chiffrée des biens de la zone exposée à d’éventuels aléas ;
— recensement de l’intensité des aléas potentiels susceptibles de s’exercer sur la zone ;
— établissement de scénario modulant le degré de vulnérabilité soit par l’atténuation des
effets des aléas menaçant ; soit par le transfert hors zone des biens menacés (notion de
prévention).
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