Partie I : Cadre conceptuel
Chapitre 1 : Synthèse bibliographique
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En tout état de cause, on fera la distinction entre un groupe de variable de position et un
groupe de variable d’usage, les deux groupes étant liés. Le croisement entre ces deux groupes
génère la carte de la vulnérabilité. La vulnérabilité est donc un coût fonction de la nature de la
surface concernée et de sa position dans l’espace XYZ, le tout inséré dans un espace socioculturel donné, la perception de la vulnérabilité variant d’un lieu à l’autre.
En zone côtière, on note une augmentation de la vulnérabilité du fait de l’augmentation de la
pression anthropique sur les littoraux et du fait d’une modification des usages de la zone
côtière.
3.4. Grille de lecture des risques côtiers
Il est nécessaire de se référer à une grille de lecture des risques côtiers de façon à pouvoir les
classer génétiquement et de les quantifier spatialement. En première approximation, la
dimension temporelle permet de classer les types de risques en fonction des aléas générateurs.
Par exemple, une grille simple peut être proposée compte tenu de l’échelle temporelle : sur le
court terme (la journée au mois) : tempêtes et surcotes, inondation ; sur le moyen terme
(l’année à la dizaine d’année) : érosion/accumulation ; sur le long terme (la centaine d’année)
: eustatisme et divers effets induits [Sims, 1998]. Toutefois, l’appréhension du risque côtier
nécessite une grille de lecture plus complète croisant diverses variables utiles à sa
classification. Les variables à utiliser dans cette grille de lecture sont a priori multiples.
Kervern et Rubise [1991] assimilent le risque à des courbes dans un espace bi-dimensionnel
référencé par un axe « gravité » et un axe « probabilité ». On peut s’inspirer de cette
figuration en rajoutant toutefois un axe introduisant l’échelle dans cette grille. On peut donc
distinguer trois variables :
— une variable « emprise spatiale » Es correspondant à la superficie de la zone exposée à des
risques. Cette variable peut aussi contenir le niveau d’agrégation de l’information en cas de
synthèse spatiale (travail à la parcelle foncière : approche opérationnelle de type Plan de
Prévention des Risques ; jusqu’au travail au niveau d’un état : approche opérationnelle de
type FAO).
— une variable « magnitude » correspondant à la combinaison intensité (i)/durée
(d)/occurrence (o).
— une variable « vulnérabilité » Vu : cette variable doit chiffrer autant que faire se peut le
coût que représentent les enjeux territoriaux exposés aux aléas.
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