Partie I : Cadre conceptuel
Chapitre 1 : Synthèse bibliographique
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de côte » qui est une variable de position f(d) où d est la distance au trait de côte et la variable
« altitude » qui est aussi une variable de position f(a) où a est l’altitude par rapport à un
niveau de référence topographique (0 NGF) ou hydrologique (0 hydrologique). f(d) marque le
risque d’érosion qui décroît lorsque d augmente. En revanche, f(d) ne marque pas
correctement le risque submersion marine qui n’est pas forcément fonction de d : la relation
fonctionnelle peut se vérifier parfaitement sur certains segments côtiers mais ne se vérifie pas
sur tous [Robin, 2002].
3.1. Nature des risques côtiers
3.1.1. Risques sociétaux côtiers
Les risques sociétaux sont les risques encourus sur le littoral par la société soumise d’une part
aux aléas météo-marins, et d’autre part à des comportements sociaux qui peuvent modifier la
magnitude de ces aléas et par là même, modifier, en l’aggravant, le degré du risque encouru.
Les aléas agissent ainsi par action et rétro-action sur le territoire côtier. L’érosion côtière
constitue alors un risque pour l’urbanisation construite près du trait de côte. La protection
côtière peut aussi générer un surplus de risque en déstabilisant un système hydro-sédimentaire
et aggraver localement l’érosion. On entre alors dans la seconde catégorie de risques.
3.1.2. Risques éco-systémiques côtiers
Inversement, le risque que fait peser l’homme sur l’environnement est très important. De
multiples programmes internationaux destinés à modéliser l’action de l’homme sur le milieu
(forçage anthropique) et les réponses du milieu aux actions de l’homme en témoignent. Par
exemple, il a pu être estimé que 70 % des plages du monde reculent plus vite que la normale
en raison des diverses activités humaines sur les littoraux [Agardy, 1997].
3.2. Les aléas en milieux côtiers
3.2.1. Les aléas d’expression physique
En domaine côtier, on peut globalement lister l’ensemble des principaux aléas possibles, en
les classant par famille de processus. On peut aussi les classer plus spécifiquement selon un
système de filiation ou d’héritage. On distingue en milieu côtier au moins trois niveaux
induits permettant de classer l’ensemble des aléas [Caude et Mazzolini, 1987]. Il existe
toutefois des aléas que l’on peut surnommer « aléas indépendants » et qui présentent la
propriété d’être présents à certains niveaux (connexion en gris) mais sans liens génétiques
obligatoires entre eux. Il existe aussi des aléas « anthropiques » pouvant influencer les aléas
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