CHAPITRE IV. DISCUSSIONS
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IV.4. Rôle des espèces caractéristiques au sein du réseau trophique et effets des variabilités
hydrologiques et climatiques
Les fluctuations quantitatives des populations sont généralement liées aux actions combinées
et complexes de plusieurs facteurs: hydrologiques, climatiques et trophiques (Benović et
Bender, 1987; Buecher et al., 1997, Daly Yahia et al., 2003; Palma et Silva, 2006; Purcell et
al., 2007; Molinero et al., 2008 et 2009; Pavez et al., 2010).
Les niveaux quantitatifs des Medusozoa au sein des écosystèmes pélagiques des côtes
Algériennes (1°W à 7°E) ont été corrélés aux proies planctoniques (Copépodes). A titre
d’exemple, à partir de l’outil statistique, le transfert de la matière organique proies –
prédateurs (M. atlantica, A. tetragona, L. subtilis, M. kochii, C. appendiculata, R. velatum, A.
hemistoma, E. paradoxica, Obelia spp., L. blondina et E. brownei) a été mis en évidence sur
la région centre (2°30′E - 4°30′E).
Des corrélations significatives ont reliées les abondances de ces deux composantes de la
chaîne alimentaire. Les maxima d’abondances de ces peuplements sont liés aux niveaux
quantitatifs les plus élevés de Copépodes (> à 100 ind.m
-3 ). De nombreux travaux étayent nos
résultats (Gili et al., 1988; Batistić et al., 2004; Benović et al., 2005; Colin et al., 2005;
Fernandez de Puelles et al., 2007; Sanvicente-Aňorve et al., 2007). La faune
mésozooplanctonique est une proie préférentielle des top prédateurs (Colin et al., 2005). Etant
sélectifs (estomac de petite taille), la composante alimentaire des Siphonophores
Calycophores est dominée par les Copépodes de petites tailles (Purcell, 1982; Mapstone,
2009; Pestorić et al., 2012; Licandro et al., 2012). En effet, la pression de prédation du
zooplancton gélatineux réduit la biomasse zooplanctonique journalière de presque de 20%
(Matsakis et Conover, 1991; Purcell, 1992). Ce taux peut atteindre parfois 94% (Purcell,
1997).
Dans le même ordre d’idées, certaines espèces méroplanctoniques (Obelia spp., E.
paradoxica, Clytia spp.) sont liées étroitement à la composante phytoplanctonique. Des
corrélations positives ont liées la biomasse phytoplanctonique et les trois populations citées ci
– dessus au niveau des côtes des baies de Souahlia, Bou Ismail et Alger. Des conclusions
similaires ont été signalées chez les populations de Leptoméduses (Boero et al., 2008). Ce
comportement omnivore a été également signalé pour les populations holoplanctoniques de
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Peuplements de medusozoa des cots algeriennes : biodiversite,distribution quantitative et intractions au reseau trophique pelaique - 184/252

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