CHAPITRE IV. DISCUSSIONS
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de la Méditerranée, des océans Atlantique, Pacifique et Indien (Mapstone, 2014). Elle est
fréquemment rencontrée en Méditerranée (Goy et Thriot, 1976; Mills et al., 1996; Batistić et
al., 2016). Les populations de Chelophyes appendiculata décrivent cette même tendance
(Mills et al., 2007; Collignon et al., 2010). Il s’agit d’une espèce communément récoltée dans
les zones tempérées et tropicales y compris en mer Méditerranée, particulièrement dans la mer
de ligure (Collignon et al., 2010).
L’espèce Lensia subtilis, comme dans le cas des côtes Algériennes, en particulier dans la
région centrale, sa dominance en Méditerranée occidentale et en mer Adriatique s’étend de
l’hiver à l’été (Ianora et Scotto Di Carlo, 1981; Gili et al., 1988; Licandro et Ibanez, 2000;
Batistić et al., 2007). Comme pour l’hydroméduse Rhopalonema velatum (Benović et Bender,
1987; Gili et al., 1987; Benović et al., 2005; Lučić et al., 2009), le Siphonophore L. subtilis
est le plus dominant de la Méditerranée nord occidentale (Lučić et al., 2005; Batistić et al.,
2007; Licandro et al., 2012; Batistić et al., 2016).
Pelagia noctiluca est le prédateur gélatineux le plus fréquent et le plus abondant en
Méditerranée (Razoul et Thriot, 1968; Andersen et al., 2001). Les adultes sont océaniques et
les éphyrules sont néritiques et épipélagiques (Morand et al., 1992). Les concentrations les
plus élevées de celle-ci ont été signalées au niveau de l’aire marine protégée des îles Habibas.
La topographie particulière du plateau continentale des côtes Algériennes, pourrait expliquer
la dominance de cette forme hauturière le long de cette région; la reproduction se fait au large
et dont les larves sont transportées vers la côte. En effet, comme pour la majorité des Méduses
holoplanctoniques, les mouvements dynamiques des courants de direction large – côte
expliqueraient les intrusions côtières des éphyrules de P. noctulica (Batistić et al., 2007). Le
lien topographie côtière et répartition des Méduses a été déjà évoqué en mer Adriatique
(Pestorić et al., 2012), dans les eaux de Benguela (Pagès et Gili, 1992), le long des côtes
mexicaines (Seguar-puerta et al., 2010).
A cette liste d’espèces caractéristiques, on y rajoute les populations de L. tetraphylla. Elles
sont épipélagiques communes dans les eaux tempérées et subtropicales (Buecher et al., 1997).
Leurs absences au sein des récoltes de l’année 2012 (îles Habibas et baie de Bou Ismail)
pourraient s’expliquer par la grande variation interannuelle des abondances moyennes et
saisonnières (Buecher et al., 1997; Goy et al., 2016).
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