Partie III : 1.Évaluation de la durabilité de la ZCA
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Le taux d’urbanisation croissant (72 %) ainsi que la diminution de la population (-0,4 %/an)
(Bessaoud et al., 2019) font que les activités agricoles sont de plus en plus délaissées . Par
ailleurs, il est aussi important de préciser que cette du foncier agricole est aussi due à l’instabilité
des types de culture ainsi que du « faire-valoir produit d'une évolution foncière jusque-là
hésitante, de faibles capacités d’investissement, et d'un environnement marqué par le retour en
force du monopole des entrepreneurs de travaux et des intermédiaires urbains » (Semmoud and
Ladhem, 2017).
Concernant les projections pour 2030 ; le calcul pour le scénario tendanciel est de 800 ha. Le
scénario alternatif suppose une valeur de 200 ha.
1.1.10 Exploitation rationnelle des ressources hydriques souterraines
La nappe phréatique de la Mitidja connaît depuis des décennies une forte exploitation. En effet,
selon l’ANRH la valeur de cet indicateur est de 170% (ANRH, 2017). Elle dépasse la valeur
prévue par le scénario tendanciel (150%) mis en place en 2003 par les experts du PAC (fig.48).
Les actions prévues afin d’atteindre le scénario alternatif de 2017 ont été faiblement mises en
place. La nappe phréatique de la Mitidja continue de subir d’importantes pressions, notamment
en termes de prélèvement de ses eaux et de pollution. La multiplication constante des forages
d’irrigation non déclarés ces 5 dernières décennies passant de moins de 400 à plus de 1500 entre
1973 et 2001». En 2009, le nombre de puits a atteint 2861. Il est important de rappeler que les
usages des forages privés garantissent l’irrigation de 90% des terres effectivement irriguées dans
la Mitidja ainsi de la production agricole dans cette zone d’une importance stratégique pour
l’approvisionnement de la région centre en produits agricoles. Malgré, les différents instruments
incitatifs pour l’utilisation rationnelle des ressources hydriques dans le secteur de l’agriculture et
les avantages dont pourrait bénéficier les professionnels, l’essentiel des superficies irriguées en
Algérie le sont avec la technique traditionnelle (Belaidi et al., 2019).
Concernant les projections pour 2030 ; le calcul pour le scénario tendanciel est de 215%. Le
scénario alternatif suppose une valeur de 75 %.
1.1.11 Teneur en nitrate des eaux souterraines
Selon une étude portant sur l’évaluation de la pollution en nitrate de la nappe alluviale de la
Mitidja, la valeur moyenne des teneurs en nitrates est supérieure à 45 mg/l (Zamiche et al.,
2018). D’après la même étude, il est souligné que la partie centrale de la Mitidja s’avère être la
plus vulnérable à la contamination par les nitrates du fait que les teneurs dans cette partie
dépassent largement la norme de l’OMS de cet indicateur (certains points de prélèvement ont
enregistré une teneur de 71,13 mg/l). La valeur se rapproche davantage du scénario alternatif
(60mg/l) mis en place en 2003 par les experts du PAC. Par rapport aux projections pour 2030 ; le
calcul pour le scénario tendanciel ainsi que les projections pour le scénario alternatif sont de 0%.
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