Partie III : 1.Évaluation de la durabilité de la ZCA
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Une étude approfondie sur plusieurs années a attribué la présence de nitrates dans les eaux de la
nappe alluviale de la Mitidja, à l’utilisation excessive d’engrais azotés dans
l’agriculture, particulièrement à travers les pratiques intensives, telles que le recours massif aux
engrais chimiques et aux produits phytosanitaires. Il a aussi été souligné que les concepts
d'agriculture « raisonnée », « intégrée » ou « biologique » restent encore ignorés au niveau de la
Mitidja (Semmoud and Ladhem, 2017).
Ressources en eaux
1.1.12 Alimentation eau potable
L’alimentation en eau potable au niveau de la ZCA a connu une nette amélioration durant la
dernière décennie. La valeur actuelle est de 97.60 % (fig.49). Elle est équivalente à la valeur du
scénario alternatif (98 %) mise en place en 2003. Les experts du PAC se sont basés sur le taux de
raccordement des habitations sur l’ensemble de la ZCA. Il est important de souligner que même
si le taux de raccordement a évolué de près de 14% par rapport à 2003 (83%), de nombreuses
autres améliorations ont été apportées afin d‘augmenter et diversifier la mobilisation des
ressources en eau.
Le secteur de l’eau en Algérie fait face à de nombreux défis qu’ils soient d’ordre climatique (
sécheresse et baisse de la pluviométrie), la croissance de la demande en eau (multipliée par 4 en
40 ), notamment dans le nord du pays et dans les zones urbaines (Mozas and Ghosn, 2013). Pour
faire face à ces enjeux, le gouvernement algérien a mis en place d’une stratégie spatiale de l’eau,
des dispositifs législatifs (loi n°05-12 du 4 août 2005, relative à l’eau. D’importants
financements publics ont été alloués au secteur de l’eau pour mener à bien les réformes
structurelles lancées depuis les années 2000 (Côte, 2011 ; Mozas and Ghosn, 2013).
L’investissement dans des structures hydrauliques, tel que les barrages et les stations de
dessalement d’eau de mer ont permis de réduire le stress hydrique que subissait la ZCA. Même si
la technique de dessalement des eaux marine a été utilisée principalement dans le secteur de
l’industrie dans les années 60 en Algérie (Kehal, 2001), cette technique a été a choisie par le
gouvernement afin d’approvisionner les grands centres urbains de la ZCA. En moyenne, ces
stations ont une capacité de production qui se situe entre 100000 et 200000 m3 par jour (Kehal,
2001 ; Mozas and Ghosn, 2013). Par ailleurs, cela a aussi permis de diminuer les pressions sur la
nappe phréatique de la Mitidja. Concernant les projections pour 2030 ; le calcul pour les
scénarios tendanciel et alternatif est de 100%.
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