Partie III : 1.Évaluation de la durabilité de la ZCA
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Figure 35 : Valeurs réelles (2003/2017) et valeurs des scénarios tendanciels et alternatifs
(2017/2030) pour l’indicateur couverture végétale.
1.1.9 Perte de foncier agricole due à l’urbanisation
La perte du foncier agricole due à l’urbanisation est évaluée à près de 9800 ha entre 2003 et 2014
soit 880 ha/ an (fig.48). Ce chiffre alarmant demeure toutefois plus bas que la valeur du scénario
tendanciel (1500 ha) établie en 2003 par les experts du PAC.
Les sols agricoles et particulièrement les terres labourables sont le principal pourvoyeur (environ
80 %) des sols artificialisés. La demande en bâti et en infrastructures de transport constitue
aujourd’hui la principale menace sur la ressource en terre agricole, accentuée par le fait qu’il
s’agit souvent des meilleures terres agricoles (Slak et al., 2003 ; Pointereau and Coulon, 2009).
Ce besoin est alimenté par l’accroissement de population et sa migration sur le territoire, par la
demande en résidences secondaires, ainsi que par une demande individuelle croissante d’espace.
La zone algéroise est une région connue depuis toujours pour son fort potentiel agricole. À titre
indicatif, la wilaya d’Alger est classée dans la catégorie A1 et A2, celles des meilleures terres à
haute potentialité, irriguées et irrigables. Selon la direction des services agricoles de la wilaya
d’Alger, 80 % des terres agricoles ont été utilisés pour les différents programmes étatiques de
logements ainsi que pour d’autres projets (parc Dounia, barrage de Douéra, nouvelle ville Sidi
Abdellah et d’autres infrastructures routières…). Entre 2003 et 2014, Alger a perdu 6163
hectares, soit 17% de la surface agricole utile.
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