PARTIE I : Généralités et concepts fondamentaux
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L’utilisation d’indicateurs pour le suivi du développement durable des zones côtières est
explicitement suggérée par le chapitre 17 de l’Agenda 21. Les nombreuses recherches effectuées
par la communauté scientifique et les initiatives des organisations responsables du littoral ont
permis de mettre en place une littérature foisonnante à ce sujet.
Le rapport de Brudtland, intitulé notre avenir à tous, publié par la commission mondiale sur
l’environnement et le développement durable, a été l’un des premiers rapports a proposer une
évaluation globale et multithématique de l’état de l’environnement à l’échelle internationale.
Même la notion d’indicateur n’a pas totalement émergé de ce rapport, des chiffres ont étés
présentés pour chaque axe thématique.
5.2 Définition d’indicateurs de durabilité
Un indicateur est la représentation opérationnelle d'un attribut (qualité, caractéristique, propriété)
d'un système donné, par une variable quantitative ou qualitative (par exemple nombres,
graphiques, couleurs, symboles) (ou fonction des variables), y compris sa valeur, par rapport à
une valeur de référence (Waas et al., 2014).
Ils peuvent être aussi décrits comme étant la traduction d’un concept ou d’un phénomène sous la
forme d’un signal ou d’un chiffre (Boutaud, 2018). Cet outil permet d’intégrer les connaissances
en sciences physiques et sociales dans la prise de décision, et ils peuvent aider à mesurer et à
étalonner les progrès vers la réalisation des objectifs de développement durable (United Nations,
2007).
La notion de statistique réfère à une réalité ancienne. Elle a évolué depuis et vers la fin des
années 1950, dans un contexte scientifique, la recherche en sciences humaines s’est consacrée à
l’opérationnalisation des concepts qui sont traduits sous forme d’indicateurs et d’indice,
clairement identifiés et interprétés (Kasimovskaya and Didenko,2013). Des réalités comme les
conditions d’existences, les relations sociales, les rapports à l’espace et au territoire, sont
qualifiées par des concepts. Mais elles ne sont pas directement observables. Pour le devenir, elles
ont besoin d’indicateurs qui rendent compte d’une réalité non observable. Ces derniers sont
parfois agrégés pour construire des indices et mesurer le niveau de développement social.
Les indicateurs synthétiques, ou agrégés ont pour utilité d’agréger une quantité importante de
données ou même d’indicateurs. Pour réaliser une telle somme d’informations à partir de
données parfois très hétérogènes, « les indicateurs synthétiques procèdent à des opérations de
normalisation qui consistent à exprimer des valeurs hétérogènes en une unité de mesure
commune, ce qui rend ensuite possible l’agrégation et/ou la pondération des données »
(Boutaud, 2018).
Les indicateurs de développement durable (IDD) jouent donc un rôle de représentation, de
communication et d’aide à la prise de décisions (fig.10). Ils permettent, comme tous les
indicateurs, de mesurer les évolutions sociales, environnementales et économiques. Ils mesurent
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L’utilisation d’indicateurs pour le suivi du développement durable des zones côtières est
explicitement suggérée par le chapitre 17 de l’Agenda 21. Les nombreuses recherches effectuées
par la communauté scientifique et les initiatives des organisations responsables du littoral ont
permis de mettre en place une littérature foisonnante à ce sujet.
Le rapport de Brudtland, intitulé notre avenir à tous, publié par la commission mondiale sur
l’environnement et le développement durable, a été l’un des premiers rapports a proposer une
évaluation globale et multithématique de l’état de l’environnement à l’échelle internationale.
Même la notion d’indicateur n’a pas totalement émergé de ce rapport, des chiffres ont étés
présentés pour chaque axe thématique.
5.2 Définition d’indicateurs de durabilité
Un indicateur est la représentation opérationnelle d'un attribut (qualité, caractéristique, propriété)
d'un système donné, par une variable quantitative ou qualitative (par exemple nombres,
graphiques, couleurs, symboles) (ou fonction des variables), y compris sa valeur, par rapport à
une valeur de référence (Waas et al., 2014).
Ils peuvent être aussi décrits comme étant la traduction d’un concept ou d’un phénomène sous la
forme d’un signal ou d’un chiffre (Boutaud, 2018). Cet outil permet d’intégrer les connaissances
en sciences physiques et sociales dans la prise de décision, et ils peuvent aider à mesurer et à
étalonner les progrès vers la réalisation des objectifs de développement durable (United Nations,
2007).
La notion de statistique réfère à une réalité ancienne. Elle a évolué depuis et vers la fin des
années 1950, dans un contexte scientifique, la recherche en sciences humaines s’est consacrée à
l’opérationnalisation des concepts qui sont traduits sous forme d’indicateurs et d’indice,
clairement identifiés et interprétés (Kasimovskaya and Didenko,2013). Des réalités comme les
conditions d’existences, les relations sociales, les rapports à l’espace et au territoire, sont
qualifiées par des concepts. Mais elles ne sont pas directement observables. Pour le devenir, elles
ont besoin d’indicateurs qui rendent compte d’une réalité non observable. Ces derniers sont
parfois agrégés pour construire des indices et mesurer le niveau de développement social.
Les indicateurs synthétiques, ou agrégés ont pour utilité d’agréger une quantité importante de
données ou même d’indicateurs. Pour réaliser une telle somme d’informations à partir de
données parfois très hétérogènes, « les indicateurs synthétiques procèdent à des opérations de
normalisation qui consistent à exprimer des valeurs hétérogènes en une unité de mesure
commune, ce qui rend ensuite possible l’agrégation et/ou la pondération des données »
(Boutaud, 2018).
Les indicateurs de développement durable (IDD) jouent donc un rôle de représentation, de
communication et d’aide à la prise de décisions (fig.10). Ils permettent, comme tous les
indicateurs, de mesurer les évolutions sociales, environnementales et économiques. Ils mesurent
