PARTIE I : Généralités et concepts fondamentaux
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5. Outils et techniques d’évaluation de la durabilité et de la GIZC
Les indicateurs sont l’un des outils les plus utilisés dans le cadre des évaluations de la durabilité
et des processus GIZC. Il est important de comprendre l’origine et l’évolution des différents
types d’indicateurs car cela a permis de se positionner sur des types d’indicateurs spécifiques
pour les deux cas d’études de cette thèse.
5.1 Évolution des indicateurs d’évaluation de la durabilité
Après sa lente maturité dans les années 1960, la notion d’indice s’est réaffirmée pour la mesure
du bien-être humain et pour référencer le concept du développement durable émergeant au début
des années 1980. Ce dernier se fonde sur les relations entre les composantes de l’environnement,
de la société et des activités économiques. L’analyse de ces relations emprunte à la méthodologie
des approches systémiques (Checkland and Scholes, 1990). Quelque temps plus tard, lors de la
conférence de Rio (1992), le besoin de disposer d’indicateurs et d’indices fiables a été souligné
afin d’évaluer le processus du développement durable et suivre le cheminement de la durabilité.
Dès le début des années 2000, le questionnement sur le développement durable s’est
spécifiquement focalisé sur les outils de mesure de la durabilité. En intégrant au-delà des
données quantifiées et individualisées des aspects plus qualitatifs et agrégés, sous l’égide de
l’ONU des indices sont adoptés pour mesurer et comparer l’évolution des niveaux de vies des
populations (Indice de Développement Humain IDH) (Sen, 2003 ; Dervis and Klugman, 2011).
Dans le même cadre, les objectifs assignés au développement urbain durable sont évalués par un
vaste système d’indicateurs (City indicators) (Mori and Christodoulou, 2012). Des agrégats
relatifs aux performances d’efficacité environnementales (GCI, Green City Index), à l’efficience
socioéconomique (ACI, Active City Index), à la qualité du cadre de vie urbain (LCI, Lively City
Index), sont préconisés pour la promotion et le suivi de la politique de la ville. Les analyses
spatiofonctionnelles établissent des classements entre territoires en s’appuyant sur des indices de
performances spécifiques et globales (LPCI, Local Performances, City Index).
Cette évolution des idées et des méthodes dans l’élaboration des différents agrégats montre
comment une réalité aussi multidimensionnelle que celle d’un éco-socio-système peut être
soumise à des mesures qui s’attachent à fournir une image synoptique, suffisamment fidèle pour
mieux éclairer les mécanismes de décision. Ces éclairages par exemple dans la gestion intégrée
des zones côtières dépendent des spécificités locales et des modes de gouvernance territoriale
(Ernoul, 2014). Plus particulièrement dans le domaine environnemental, le pouvoir et la
manipulation d’un indicateur, ou d’un agrégat d’indicateurs, dépendent du contexte sociétal et du
cadre culturel et juridico-légal dans lequel ils se construisent, mis en œuvre et utilisés (Dossier
thématique VertigO, 2016).
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5. Outils et techniques d’évaluation de la durabilité et de la GIZC
Les indicateurs sont l’un des outils les plus utilisés dans le cadre des évaluations de la durabilité
et des processus GIZC. Il est important de comprendre l’origine et l’évolution des différents
types d’indicateurs car cela a permis de se positionner sur des types d’indicateurs spécifiques
pour les deux cas d’études de cette thèse.
5.1 Évolution des indicateurs d’évaluation de la durabilité
Après sa lente maturité dans les années 1960, la notion d’indice s’est réaffirmée pour la mesure
du bien-être humain et pour référencer le concept du développement durable émergeant au début
des années 1980. Ce dernier se fonde sur les relations entre les composantes de l’environnement,
de la société et des activités économiques. L’analyse de ces relations emprunte à la méthodologie
des approches systémiques (Checkland and Scholes, 1990). Quelque temps plus tard, lors de la
conférence de Rio (1992), le besoin de disposer d’indicateurs et d’indices fiables a été souligné
afin d’évaluer le processus du développement durable et suivre le cheminement de la durabilité.
Dès le début des années 2000, le questionnement sur le développement durable s’est
spécifiquement focalisé sur les outils de mesure de la durabilité. En intégrant au-delà des
données quantifiées et individualisées des aspects plus qualitatifs et agrégés, sous l’égide de
l’ONU des indices sont adoptés pour mesurer et comparer l’évolution des niveaux de vies des
populations (Indice de Développement Humain IDH) (Sen, 2003 ; Dervis and Klugman, 2011).
Dans le même cadre, les objectifs assignés au développement urbain durable sont évalués par un
vaste système d’indicateurs (City indicators) (Mori and Christodoulou, 2012). Des agrégats
relatifs aux performances d’efficacité environnementales (GCI, Green City Index), à l’efficience
socioéconomique (ACI, Active City Index), à la qualité du cadre de vie urbain (LCI, Lively City
Index), sont préconisés pour la promotion et le suivi de la politique de la ville. Les analyses
spatiofonctionnelles établissent des classements entre territoires en s’appuyant sur des indices de
performances spécifiques et globales (LPCI, Local Performances, City Index).
Cette évolution des idées et des méthodes dans l’élaboration des différents agrégats montre
comment une réalité aussi multidimensionnelle que celle d’un éco-socio-système peut être
soumise à des mesures qui s’attachent à fournir une image synoptique, suffisamment fidèle pour
mieux éclairer les mécanismes de décision. Ces éclairages par exemple dans la gestion intégrée
des zones côtières dépendent des spécificités locales et des modes de gouvernance territoriale
(Ernoul, 2014). Plus particulièrement dans le domaine environnemental, le pouvoir et la
manipulation d’un indicateur, ou d’un agrégat d’indicateurs, dépendent du contexte sociétal et du
cadre culturel et juridico-légal dans lequel ils se construisent, mis en œuvre et utilisés (Dossier
thématique VertigO, 2016).
