Partie IV : Conclusion générale
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L’analyse, à travers l’exploitation de l’imagerie satellitaire, du changement de l’occupation des
sols de la ZCA montre que le territoire a connu des changements structurels profonds. Les
indicateurs relatifs à l’artificialisation des sols affichent des vitesses de progression alarmantes,
notamment au niveau du trait de côte et des bandes littorales de 800 m et de 3 km. Ce
phénomène est lié à l’urbanisation rapide et croissante, conséquence de l’hypercentralisation
socio-économique de la zone PAC.
Par ailleurs, le patrimoine naturel de la zone PAC subit directement les conséquences de la suroccupation territoriale, à travers la dégradation des systèmes dunaires encore en place et la
disparition d’une partie des terres agricoles. Les projections à l’horizon 2030 ont montré que si
aucune action n’était entreprise, l’évolution du système territorial de la ZCA serait de plus en
plus non durable et que la majorité des indicateurs allaient dépasser (par déficit ou par excès) les
limites de durabilité.
Dans un scénario plus ‘optimiste’, la situation de certains indicateurs pourrait être améliorée si
des actions concrètes de gestion seraient entreprises. La problématique de la durabilité de la zone
PAC réside essentiellement dans la difficulté de mise en œuvre effective des instruments de
planification de l’espace. Malgré les différents documents de planification spatiale existants et
qui sont déclinés sur les échelles de gouvernance territoriale (Nationale, Wilaya, Commune), ils
n’ont pas permis la maîtrise de l’évolution de l’artificialisation des sols. Semblablement, les
instruments de protection et de conservation des espaces naturels, tels que la loi littorale et la
mise en place d’aires marines protégées ont fait preuve d’une efficacité relative face aux défis
rencontrés au niveau de la ZCA. Il est, également, important de souligner les diverses
incohérences entre les processus centraux et locaux, notamment en termes de planification
spatiale face aux enjeux économiques et sociaux.
Cette situation de non-durabilité a conduits s’interroger sur les causes et les sources de cette
tendance. D’autres ‘ interrogations ‘ se sont également imposées, notamment sur les contraintes
et les obstacles qui ont freiné la mise en œuvre des actions suggérées par le PAC.
L’enquête menée auprès des acteurs de la ZCA a pu souligner de nombreux éléments, d’une part,
le processus GIZC lancé depuis les années 2000 a permis de sensibiliser les parties prenantes
quant à la nécessité d’avoir une démarche plus inclusive et systémique. Un important
renforcement institutionnel est à souligner aussi, à travers la mise en place de lois et
d’institutions dont l’objectif est d’assurer la durabilité et la préservation de l’environnement. La
recherche scientifique a aussi connu une évolution positive dans ce domaine, où de nombreux
pôles universitaires s’intéressent et travaillent d’avantage sur les questions relatives à la GIZC.
D’autre part, l’enquête a mis en exergue de nombreuses insuffisances, notamment en termes de
faible structuration de l’information sur le littoral liée à des problèmes institutionnels, au manque
de moyens matériels et humains ou à l’absence d’un cadre de normalisation. L’enquête a en
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L’analyse, à travers l’exploitation de l’imagerie satellitaire, du changement de l’occupation des
sols de la ZCA montre que le territoire a connu des changements structurels profonds. Les
indicateurs relatifs à l’artificialisation des sols affichent des vitesses de progression alarmantes,
notamment au niveau du trait de côte et des bandes littorales de 800 m et de 3 km. Ce
phénomène est lié à l’urbanisation rapide et croissante, conséquence de l’hypercentralisation
socio-économique de la zone PAC.
Par ailleurs, le patrimoine naturel de la zone PAC subit directement les conséquences de la suroccupation territoriale, à travers la dégradation des systèmes dunaires encore en place et la
disparition d’une partie des terres agricoles. Les projections à l’horizon 2030 ont montré que si
aucune action n’était entreprise, l’évolution du système territorial de la ZCA serait de plus en
plus non durable et que la majorité des indicateurs allaient dépasser (par déficit ou par excès) les
limites de durabilité.
Dans un scénario plus ‘optimiste’, la situation de certains indicateurs pourrait être améliorée si
des actions concrètes de gestion seraient entreprises. La problématique de la durabilité de la zone
PAC réside essentiellement dans la difficulté de mise en œuvre effective des instruments de
planification de l’espace. Malgré les différents documents de planification spatiale existants et
qui sont déclinés sur les échelles de gouvernance territoriale (Nationale, Wilaya, Commune), ils
n’ont pas permis la maîtrise de l’évolution de l’artificialisation des sols. Semblablement, les
instruments de protection et de conservation des espaces naturels, tels que la loi littorale et la
mise en place d’aires marines protégées ont fait preuve d’une efficacité relative face aux défis
rencontrés au niveau de la ZCA. Il est, également, important de souligner les diverses
incohérences entre les processus centraux et locaux, notamment en termes de planification
spatiale face aux enjeux économiques et sociaux.
Cette situation de non-durabilité a conduits s’interroger sur les causes et les sources de cette
tendance. D’autres ‘ interrogations ‘ se sont également imposées, notamment sur les contraintes
et les obstacles qui ont freiné la mise en œuvre des actions suggérées par le PAC.
L’enquête menée auprès des acteurs de la ZCA a pu souligner de nombreux éléments, d’une part,
le processus GIZC lancé depuis les années 2000 a permis de sensibiliser les parties prenantes
quant à la nécessité d’avoir une démarche plus inclusive et systémique. Un important
renforcement institutionnel est à souligner aussi, à travers la mise en place de lois et
d’institutions dont l’objectif est d’assurer la durabilité et la préservation de l’environnement. La
recherche scientifique a aussi connu une évolution positive dans ce domaine, où de nombreux
pôles universitaires s’intéressent et travaillent d’avantage sur les questions relatives à la GIZC.
D’autre part, l’enquête a mis en exergue de nombreuses insuffisances, notamment en termes de
faible structuration de l’information sur le littoral liée à des problèmes institutionnels, au manque
de moyens matériels et humains ou à l’absence d’un cadre de normalisation. L’enquête a en
