Partie III : 2.Évaluation du processus GIZC au niveau de la ZCA
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institutionnels, du manque de moyens matériels et humains ou de l’absence d’un cadre de
normalisation. L’omniprésence des approches sectorielles entrave la mise en œuvre effective de
la GIZC, de même que le manque de stabilité institutionnelle au plus haut niveau du secteur de
l’environnement (ministère), et la faible participation institutionnelle locale, associative et
citoyenne, toutes liées en partie à l’omnipotence de l’État et des contraintes réglementaires. Elles
contraignent en effet fortement les initiatives locales, associatives et individuelles, de même que
l’insuffisance des moyens consacrés à la formation et à la sensibilisation.
Pourtant le cadre institutionnel existe, bien qu’il mérite certainement d’être rendu plus cohérent,
d’être précisé sur certains points et, surtout, d’être correctement l’appliqué. La mise en place de
budgets alloués à l’environnement au sein du Fonds national pour l’environnement et la
dépollution laisse présager une optimisation de leur gestion et de leur usage. Les efforts à fournir
apparaissent ainsi surtout institutionnels et organisationnels : une décentralisation et une plus
grande marge de manœuvre accordée aux acteurs locaux, une meilleure mutualisation des
connaissances, des moyens et des expertises, notamment par le développement de Systèmes
d’information et de modes alternatifs d’élaboration de la connaissance (learning by doing, SIG
participatifs, etc.). Cela requiert la mise en place d’un environnement de confiance entre les
différents acteurs, notamment par la définition d’un cadre réglementaire régissant la mise en
place et le partage de données, ainsi que le développement de formations intégrées et
interdisciplinaires traitant la GIZC au-delà de ses seuls aspects techniques.
L’activation du Haut Conseil de la Mer pourrait jouer un rôle décisif dans la promotion et la mise
en place de la GIZC en stabilisant le contexte institutionnel et ses interlocuteurs, en rompant les
logiques sectorielles, et en articulant les différentes échelles du national au local (CNL et DEW
notamment). Privilégier les projets et actions qui répondent aux enjeux rencontrés localement,
favoriserait notamment une meilleure appropriation des enjeux de la GIZC par les différents
acteurs. C’est alors que la formation pourrait contribuer au renforcement de la capacité de mise
en œuvre de la GIZC, que ce soit par des formations universitaires intégrant davantage les
sciences économiques, humaines et sociales, par la création de spécialisations en GIZC, ou par
des formations multithématiques et professionnelles « à la carte », avec les différentes
institutions impliquées dans la GIZC. Elle alimente ainsi une dynamique d’échanges entre
institutions et acteurs économiques, associatifs et citoyens du littoral.
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