Partie III : 2.Évaluation du processus GIZC au niveau de la ZCA
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2.3 Conclusion du chapitre
La GIZC est perçue comme le cadre adéquat afin d’apporter une solution aux enjeux de
développement durable de la zone côtière algéroise. Ce travail s’est particulièrement focalisé sur
la compréhension et l’analyse du système de gouvernance relatif à la GIZC, en évaluant les
capacités des institutions quant à la mise en œuvre des principes fondamentaux de la GIZC, en
particulier les multiples aspects de l’intégration.
L’évaluation de la GIZC est un exercice complexe à mettre en œuvre compte tenu de la nécessité
de positionnement sur le type d’évaluation (projet, processus, résultats) dans un premier temps,
ensuite sur la sélection de la combinaison des nombreux paramètres et critères d’évaluation. Une
enquête auprès des principaux acteurs impliqués a permis d’analyser le système de gouvernance
mis en place et d’évaluer la capacité des institutions à mettre en œuvre les principes
fondamentaux de la GIZC, notamment ceux relatifs à l’intégration ; 7 paramètres ont été
investigués : le système de données, l’intersectorialité, la participation, la réglementation et son
application, la sensibilisation, le renforcement des capacités et le financement. Ces derniers ont
été renseignés à travers des entretiens avec les principaux acteurs impliqués dans la GIZC au
niveau national, régional et local. Au-delà du scoring réalisé à partir des différents paramètres,
ces entretiens ont permis d’aboutir à divers enseignements.
La GIZC est un processus itératif qui nécessite d’avoir un système de gouvernance ayant un
certain degré d’ouverture et de flexibilité. Au niveau de la zone côtière algéroise, même si
certains arrangements institutionnels ne sont pas encore adéquats avec les exigences avec
l’implémentation de la GIZC, de nombreuses améliorations du système de gouvernance
environnementale et côtier particulièrement ont été effectuées.
Il apparaît que le gouvernement algérien a effectivement fourni de nombreux efforts dans mise
en place d’un cadre de GIZC, notamment par un renforcement institutionnel et réglementaire
destiné à améliorer le cadre de gouvernance côtière, ainsi que la promotion d’une dynamique de
collaboration et de coordination entre acteurs aux différentes échelles de gouvernance. Mais
plusieurs faiblesses sont également mises en évidences, qui restreignent la capacité de l’Algérie à
permettre un développement raisonné de la zone côtière algéroise et de l’ensemble de son
littoral.
Pour rappel, les scores obtenus pour les 7 paramètres évalués (scores verticales globaux) sont
relativement faibles : le système de données : 1,79 ; l’intersectorialité : 2,35 ; la
participation : 2,23 ; la règlementation et son application : 2,06 ; le renforcement des
capacités : 2,01 ; La sensibilisation : 1,95 : les mécanismes de financements : 1,85. Par
ailleurs, les scores horizontaux globaux tendent également à montrer que la capacité
institutionnelle de mise en œuvre de la GIZC est faible (S2 : 19,43). Ces chiffres transparaissent
sur le terrain à travers l’application partielle de la réglementation par manque de décrets
d’application ou par foisonnement réglementaire (18 lois très faiblement articulées entre elles),
en raison de la faible structuration de l’information sur le littoral liée à des problèmes
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La gestion intégrée de la zone côtière algéroise - 143/209

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