Partie III : 2.Évaluation du processus GIZC au niveau de la ZCA
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Cette faible prise de conscience peut résulter de l’émergence récente de ces enjeux et la rapidité
d’évolution des territoires auprès des décideurs peu habitués à faire face à ce type de
problématiques au sein de leurs territoires. Mais il résulte aussi indirectement de
l’hypercentralisation des prérogatives au sein des ministères. Certains enjeux sont ainsi priorisés
par rapport à ceux de la GIZC, notamment le développement économique qui s’effectue encore
trop souvent aux dépens de la conservation des espaces naturels. Par ailleurs, le cloisonnement
(2.1) entre les différents secteurs intervenants dans le processus GIZC constitue un frein pour
l’échange d’informations et l’appropriation collective des enjeux GIZC (2.2).
La mise en place d’une stratégie nationale de sensibilisation et d’éducation à l’importance de
l’environnement, qui pourra inclure une partie spécifique aux zones côtières est aussi essentielle
pour la promotion de la démarche GIZC auprès des décideurs, des multiples acteurs sectoriels
ainsi que chez les citoyens. À travers la mise en place d’outils et de techniques adéquates de
sensibilisation, cela permettra d’élargir l’appropriation des enjeux de la GIZC auprès des
citoyens et forcément une meilleure mise en œuvre.
La décentralisation effective
2.2.7 Optimiser et assurer la durabilité des ressources financières allouées aux actions de GIZC
L’ensemble des acteurs institutionnels rencontrés s’accordent sur la faiblesse de ressources
financières assignées aux actions de GIZC (7.1), dont le score est de 1,78. Le budget alloué au
secteur de l’environnement reste faible en comparaison avec les autres secteurs, et n’a pas
fortement évolué depuis sa création en 2000. Une partie de ce budget a été destiné aux projets de
GIZC de la ZCA, mais il a systématiquement fait l’objet de compléments de la part de
financements externes (7.2) (CAR/PAP, 2017).
Il est nécessaire d’assurer un financement durable des actions GIZC en Algérie. Le fonds
national pour l’environnement et la dépollution semble être un instrument de financement idéal.
Néanmoins, l’application effective des lois environnementales existantes est de rigueur afin
d’alimenter le fonds national de l’environnement et du littoral. Aussi, la sensibilisation des
décideurs et d’autres bailleurs de fonds nationaux à l’intérêt de la GIZC est aussi primordiale. Il
est nécessaire pour les multiples acteurs GIZC de tirer d’avantages profit des différents
programmes de financement internationaux. Pour cela, il est nécessaire de stimuler et
d’encourager les acteurs à prendre ce type initiatives.
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