Partie III : 2.Évaluation du processus GIZC au niveau de la ZCA
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l’appropriation des enjeux relatifs à la GIZC (sous-paramètre 2.2 : 2,07) par les autres acteurs
de la zone côtière.
Cela a été expliqué par la faiblesse institutionnelle du principal coordinateur des projets GIZC:
le ministère chargé de l’environnement. Par ailleurs, le manque de budgets (7) alloués
spécialement aux projets GIZC, fait qu’il y’a eu un nombre limité d’initiatives au niveau de la
zone algéroise. Même si la dynamique de concertation et de coordination a été amorcée durant
les projets finalement réalisés, néanmoins, dès lors que les projets arrivent à leurs termes, il y a
très peu voire pas de continuité d’échanges entre les différents secteurs.
Au-delà des projets ponctuels de GIZC, la gestion permanente de la zone côtière reste faible
d’après les collectivités locales rencontrées (wilayas et communes côtières). Elle se restreint très
souvent à la préparation de la saison estivale des plages des communes.
Afin d’assurer l’implémentation effective du processus GIZC, Il est important que le principal
coordinateur du processus ait une certaine durabilité ; limiter les changements répétitifs de
tutelles permettrait d’assurer une synergie globale de gouvernance environnementale et côtière.
En outre, la mise en place d’un comité regroupant l’ensemble des acteurs de la zone côtière
leur offrirait la possibilité de discuter des sujets relatifs à la GIZC dans un cadre formel.
L’activation du Haut Conseil de la Mer pourrait jouer un rôle décisif dans la promotion et la mise
en place de la GIZC.
D’autres institutions au niveau régional peuvent jouer un rôle clé dans la coordination des
actions GIZC, notamment le CNL en renforçant ses prérogatives et ses relations avec les acteurs
institutionnels.
2.2.3 Renforcer la participation des parties prenantes, en particulier les autorités locales et les
associations
Le score du paramètre participation est de 2,23. Lors des entretiens, les acteurs ont effectivement
confirmés être assez bien représentés au sein des projets de GIZC. Néanmoins, les prises de
décisions restent centralisées (sous-paramètre 3.2 : 2,24) : l’essentiel des actions liées à la GIZC
émanent du ministère chargé de l’environnement, ce qui restreint la capacité d’initiative des
autres acteurs, à différentes échelles (directions décentralisées, wilayas, communes), quels que
soient les domaines sectoriels.
Aussi, de nombreux efforts restent donc à fournir, notamment en termes de formation et
sensibilisation (5.2 et 6.1), afin de mobiliser efficacement les collectivités locales au niveau des
projets GIZC.
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