Dans les pays émergents, la malnutrition est surtout due a la consom—
mation d’aliments à faible valeur nutritive et aux problèmes d’accès
à
Autrement dit, la distribution de nourriture est un
problème plus important que la prOduction étant donné que l’aCcès
àla nourriture est limité par la pauvreté et non pas par la quantité de
nourriture
La Banque Mondiale elle—méme reConaîtqæ
l’augmentation rapide de la productionalimentaire ne se traduit pas
'
nécessairement par moins de
Pas plus que l’aide alimentaire,
qui, en dehors des situations d’urgence, ne fait qu’erpirer la Situation en
.
cassant l’écOnomie locale1 78. Au représentant d’une ONG qui proposait .
la distribution des sachetsd’extraits de luzerne, le Pr Jean—Louis Fous—j
set179 répondait fOrt à propos, qu’il existait en Afrique sufsamment de
plantes contenant des protéines et que les Africains avaient développé
la production de spiruline.
.
_
_
Autre cause de malnutrition, même dans des pays a la végétation parf0is
luxuriante, le poids des habitudes culturelles. Que l’on fournisse au
.
nourrisson à peine sevré une nourriture quasi exclusivement ‘COnstituée
‘
de manioc, et se manifestent des signes
carences nutri— .
tionnelles. Alors que l’adjOnction de papaye Ou
.
sent alentour sufrait bien souvent a palier Ces lacunes. Dans ces cas
précis, nous témoignons d’expériences personnelles, en
où l’adjonction d’une seule cuillère à café(cinq grammes) par jour de
'
poudre de spiruline au bol de manioc permet d’équilibrer les carences
en quelques semaines. ‘
,
'
'
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‘
…
Partout en Afrique, associations et gouvernements Se lancent dans l’aven—
E
ture de cette Culture simple et bon marché et tout a fait accessible aUx .
3
petites exploitations. Dans ces fermes expérimentales, le génie de la
œ
'
récupération africain permet de faire fonctionner le matériel « algcole »
î
indispensable àla production.
Un moteur de machine a laver et une
roue
,
:
de bicyclette, c’est tout-cequ’il faut
les pales dans les bassins
%
'
où prospère « l’algue miracle des enfants
culture qui
…
demande quatre fois moins d’eau ét vingt fois‘moins d’espace que le
%
soja pour un rendement enprotéines' équivalent.
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Les Kanembous du Tchad
traditionnellement la spiru—
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line ont apporté la preuve de son efcacité pendant lespéribde$ de
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famine…. Si le corps médical reste toujours très réservé, c’est pourtant
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dans le traitement des enfants atteints de malnutrition et des maladies de
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carences qui en découlent — telles le marasme et kwashiorkor — que les
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