Il envoie un échantillon de dihé et le mode d’emploi au phvcologue Dan—
geard. Celui—ci l’analyse et fait une présentation à la Société Linnéenne
de Bordeaux en 1940 en mentionnant pour la première fois l’utilisation
de la Spiruline dans l’alimentation humaine. Publié en pleine guerre,
'
le compte—rendu37 de la cormnuniÇation passe totalement
Vingt ans plus tard, pendant le tournage d’un film au Tchad, un eth—
-
nologue, Max—Yves Brandilv assisté de son épouse Monique, ethno—
musicologue, s’émerveille devantla singularité bleu—vert des berges
des marigots du Kanem et l’étrange ballet des femmes allant récolter
à l’aube ce qui s’avérera être la principale source de nourriture des
peuplades Kanembous.
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2 8
C’est en effet dans ces eaux, grâce a un soleil généreux, que se multi—
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plient de nombreuses algues microscopiques d’une belle teinte verte.
Spectacle grandiose et semble—t—il, miraculeux pour le voÿageur qui
vient de parcourir
dos .de chameau des régions déshéritées, que de
découvrir du haut des crêtes sablonneuses ces aques de ciel sertiés
dans le cercle d’émerztude d’une végétation exubérante. . . À son retour
en France en 1959, Brandily publie dans Sciences et Aœniruna‘rticle
intitulé: « Depuis des lustres une tribu primitive du Tchad» exploite la
nourriture de l’an2000 » dans lequel il évoque « des gâteauxd’algue
pleins de sable
,
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,
,
Il observe avec pertinence:
..
àla différence des algues Cblorella qui
s’accumulent dans la vase des lacs, la spiruline, elle, vient surnager en
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surface,
aidée en cela par les microbullages provenant de la profondeur »
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{Entretiens de l’auteur avec MaX— Yves BRANDlLY);
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,
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Puis c’est au tour du botaniste belge Jean-Léonard qui participe à l’ex—
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pédition Transsaharienne belge de 1964—1965, d’être fasciné par: une .
%
substance bizarre qui ressemble à des gâteaux bleu—vert. Il remonte lui
…
aussi
la lière du dihé jusque sur les rives du lac Tchad et observe les
?»
femmes écumer les eaux pour récolter l’algue bleue, la faire sécher et
75
la couper en petits
Le botaniste observe que les enfants
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Kanembous ne souffrent pas de malnutrition. En 1964, Léonard et son -
%
collègue Compère déterminent l’espèce spimltna platensz‘s, analysent
%
le dihé et conrment le rapport
de Dangeard“.
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