Traditionnellement, ce sont les femmes de la caste des Haddad '— les
forgerons et les artisans — qui ramassent cette bouillie verte à la surface
de l’eau avec des paniers tressés. Elles transportent leur récolte au bas
des dunes de sable pour la faire sécher au soleil et la mettre en galettes
baptisées dihé. Les Kanembous se nourrissent essentiellenientde mil
pilé cuità l’eau. Ce plat est accompagné par une sauce composée de
tomates, de piments,” d’épices et de dihé émietté; Pendant les périodes
de ”famine, le dihé compose l’essentiel de l’alimentation des Kaném—
'
b0us quiOnt été totalement épargnés par la famine de la dramatique -
sécheresse sahélienne.
-
'
-
_
_
C’est Turpin qui le premier isole la spiruline en 182732 à partir d’un
échantillon d’eau douce“. Puis en 1844, près Montevideo, Wittrock et
NordstedÊ4,îsignalent la présenced’une micrOalgue bleu—Vert, hélicoïdale
2 7
-
baptisée Spirulinajermemf plaïensz‘s. Mais il faut attendre 1852 pour
que soit publié le premier rapport taxonomique-rédigé par Stizenberger35
qui lui donne le nom d’Arthrospir‘a en raison de sa forme en hélice et de
sa Structure mUlticellulaire.
'
'
'
,
'
_
La microalgue bleue retombe auX oubliettes avant d’être identiée par
8
'Rich36dans les lacs de la Vallée du Rift en Afrique de l’Est; Selon lui,
2—
c’est le principal composant du phytoplancton des lacs, parmi les plus
@
anciens et les plus profonds de la planète. RiCh remarque également
(?
qu’elle constitue l’aliment de base des arnants roses qui squattent ces
:
le lm Out OfAfm'ca, Robert Redford survole ce qui semble
être une mer de amants' rosés.
'
'
’
”
C’est le lac Nakuru au Kenya qui compte plus d’un million et demi de
_
ces gracieux volatiles. Les eaux saumâtres du lac favorisent la proliféra—
tion de la petite spiré bleue. Ses principaux prédateurs doivent le rose
”éclatant de leur plumage aux caroténoïdes qu’elle contient.
Comme les chroniqueurs des conquistadors l’ont fait quelques siècles
avant lui au Mexique, Creach est intrigué par des galettes en vente sur
les
de Massakori, un village à 50 km du lac Tchad.
Ce pharmacien des troupes coloniales francaises stationnées à Fort Lamy
—
aujourd’hui N’Djamena —,— s’intéresse de près au dihé, de la récolte des
algues jusqü’au produit ni
dans l’estomac des Kanembous.
forgerons et les artisans — qui ramassent cette bouillie verte à la surface
de l’eau avec des paniers tressés. Elles transportent leur récolte au bas
des dunes de sable pour la faire sécher au soleil et la mettre en galettes
baptisées dihé. Les Kanembous se nourrissent essentiellenientde mil
pilé cuità l’eau. Ce plat est accompagné par une sauce composée de
tomates, de piments,” d’épices et de dihé émietté; Pendant les périodes
de ”famine, le dihé compose l’essentiel de l’alimentation des Kaném—
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b0us quiOnt été totalement épargnés par la famine de la dramatique -
sécheresse sahélienne.
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C’est Turpin qui le premier isole la spiruline en 182732 à partir d’un
échantillon d’eau douce“. Puis en 1844, près Montevideo, Wittrock et
NordstedÊ4,îsignalent la présenced’une micrOalgue bleu—Vert, hélicoïdale
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baptisée Spirulinajermemf plaïensz‘s. Mais il faut attendre 1852 pour
que soit publié le premier rapport taxonomique-rédigé par Stizenberger35
qui lui donne le nom d’Arthrospir‘a en raison de sa forme en hélice et de
sa Structure mUlticellulaire.
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La microalgue bleue retombe auX oubliettes avant d’être identiée par
8
'Rich36dans les lacs de la Vallée du Rift en Afrique de l’Est; Selon lui,
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c’est le principal composant du phytoplancton des lacs, parmi les plus
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anciens et les plus profonds de la planète. RiCh remarque également
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qu’elle constitue l’aliment de base des arnants roses qui squattent ces
:
le lm Out OfAfm'ca, Robert Redford survole ce qui semble
être une mer de amants' rosés.
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C’est le lac Nakuru au Kenya qui compte plus d’un million et demi de
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ces gracieux volatiles. Les eaux saumâtres du lac favorisent la proliféra—
tion de la petite spiré bleue. Ses principaux prédateurs doivent le rose
”éclatant de leur plumage aux caroténoïdes qu’elle contient.
Comme les chroniqueurs des conquistadors l’ont fait quelques siècles
avant lui au Mexique, Creach est intrigué par des galettes en vente sur
les
de Massakori, un village à 50 km du lac Tchad.
Ce pharmacien des troupes coloniales francaises stationnées à Fort Lamy
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aujourd’hui N’Djamena —,— s’intéresse de près au dihé, de la récolte des
algues jusqü’au produit ni
dans l’estomac des Kanembous.
