3.1.2. Localisation des dépôts (percentile 95)
Quelles sont ‘les zones géographiques potentiellement exposées à des niveaux élevés de retombées
atm05phériqUes en pollution de fond? Observe—t—on des différences entre la répartition spatiale des
dépôts en 1996 et en 2000 ?
Pour répondre à ces deux interrogations, un indice de pollution est calculé [59]:
n
..
._
.
Si = 2
M
i=1
X,avec:
-
Si:
indice de pollution dans le site j;
’
-
Xi]:
teneurs de l'élément idans le site j;
—
X,—: moyenne de l'élément i de tous les sites.
‘
Nous avons vu que pour
10 métaux communs au programme européen (As, Cd, Cr, Cu, Fe, Hg, Ni,
Pb, V et Zn), l'origine des sources d'émission s’avère être majoritairement anthropique et terrigène (voir
Chapitre 2). Pour cette raison, nous choisissons de calculer ici les indices de pollution uniquement pour
les éléments caractérisés par ces deux origines (Al, Cr, Co, Fe, Ni, V, Cd, Cu, Hg, Ni, Pb et Zn); il ne sera
donc pas discuté des éléments marqueurs de la source marine.
Les indices dépollution cartographiés pour 5 % des valeursle$ plus fortes (percentile 95) caractéri—
sent des sites localisés dans des zones identiques entre les deux campagnes (1996 et 2000), qu'ils soient
calculés pour les éléments anthropiques (Carte 20 a) ou terrigènes (Carte 20 b). Ces zones communes aux
deux campagnes sont indiquées par des ellipses. On en compte quatre pour les éléments d’origine
anthropique et six pour les éléments d'origine terrigènes.
'
Source anthropique
—
Quatre zones géographiques sont identifiées (1 — région Nord-Pas—de-Calais et nord de la région
Champagne—Ardenne,
2 — région lle—de—France, 3 — une partie de la région Rhône—Alpes, 4 — nordde la
région Languedoc—Roussillon et est dela
Midi—Pyrénées}.
Les régions du nord de la France, l‘Île—de-France et la région Rhône-Alpes sont connues pour être des
régions fortement industrialisées et urbanisées contribuant significativement aux émissions en cadmium,
plomb et mercure [60, 61, 62]. On s'aperçoit ici qu'elles subissent directement le dépôt d’une partie de
leurs émissions. Par contre, pour la zone 4 faiblement industriàliséé, les dépôts d'origine anthropique
observés pourraient être liés à un transport transfrontière en provenance d’Espagne [62].
Source terrigène
'
Six zones géographiques sont identifiées: dans l'est et le sud de la France (zones 1, 3 et 4), en région
lle—,de-France (zone 2), et dans le sud—ouest dela France (zones 5 et 6).
—
_
d‘origine terrigène seraient, pour les zones 2 et 3, également liées aux sources
anthropiques (zones identiques àla Carte 20 a) ; pour les zones 1 et 4, liées au fondgéochimique du sol
(Via la rés'uspension de partiCule‘s: anciennes exploitations de fer en Lorraine,d'aluminium en Pro‘v’encé...); et pour la zone 4, également dues à un transport longue distance (événements sahariens).
-
lies Zones Set 6 sont plus difciles
'
D'une campagne à
que
zones du territoire“ sont exposées
niveaux de contamination les plus élèves en polluti0n de fond. Mais ceci ne nous indique pass: les
niveaux les plus élevés observés en 2000, comparés
à ceux observés en 1996,
sont restés stables, ou
au
contraire ont évolué vers
niVeaux.
‘
_
Ç
.
Î3‘35
Quelles sont ‘les zones géographiques potentiellement exposées à des niveaux élevés de retombées
atm05phériqUes en pollution de fond? Observe—t—on des différences entre la répartition spatiale des
dépôts en 1996 et en 2000 ?
Pour répondre à ces deux interrogations, un indice de pollution est calculé [59]:
n
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Nous avons vu que pour
10 métaux communs au programme européen (As, Cd, Cr, Cu, Fe, Hg, Ni,
Pb, V et Zn), l'origine des sources d'émission s’avère être majoritairement anthropique et terrigène (voir
Chapitre 2). Pour cette raison, nous choisissons de calculer ici les indices de pollution uniquement pour
les éléments caractérisés par ces deux origines (Al, Cr, Co, Fe, Ni, V, Cd, Cu, Hg, Ni, Pb et Zn); il ne sera
donc pas discuté des éléments marqueurs de la source marine.
Les indices dépollution cartographiés pour 5 % des valeursle$ plus fortes (percentile 95) caractéri—
sent des sites localisés dans des zones identiques entre les deux campagnes (1996 et 2000), qu'ils soient
calculés pour les éléments anthropiques (Carte 20 a) ou terrigènes (Carte 20 b). Ces zones communes aux
deux campagnes sont indiquées par des ellipses. On en compte quatre pour les éléments d’origine
anthropique et six pour les éléments d'origine terrigènes.
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Source anthropique
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Quatre zones géographiques sont identifiées (1 — région Nord-Pas—de-Calais et nord de la région
Champagne—Ardenne,
2 — région lle—de—France, 3 — une partie de la région Rhône—Alpes, 4 — nordde la
région Languedoc—Roussillon et est dela
Midi—Pyrénées}.
Les régions du nord de la France, l‘Île—de-France et la région Rhône-Alpes sont connues pour être des
régions fortement industrialisées et urbanisées contribuant significativement aux émissions en cadmium,
plomb et mercure [60, 61, 62]. On s'aperçoit ici qu'elles subissent directement le dépôt d’une partie de
leurs émissions. Par contre, pour la zone 4 faiblement industriàliséé, les dépôts d'origine anthropique
observés pourraient être liés à un transport transfrontière en provenance d’Espagne [62].
Source terrigène
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Six zones géographiques sont identifiées: dans l'est et le sud de la France (zones 1, 3 et 4), en région
lle—,de-France (zone 2), et dans le sud—ouest dela France (zones 5 et 6).
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d‘origine terrigène seraient, pour les zones 2 et 3, également liées aux sources
anthropiques (zones identiques àla Carte 20 a) ; pour les zones 1 et 4, liées au fondgéochimique du sol
(Via la rés'uspension de partiCule‘s: anciennes exploitations de fer en Lorraine,d'aluminium en Pro‘v’encé...); et pour la zone 4, également dues à un transport longue distance (événements sahariens).
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lies Zones Set 6 sont plus difciles
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D'une campagne à
que
zones du territoire“ sont exposées
niveaux de contamination les plus élèves en polluti0n de fond. Mais ceci ne nous indique pass: les
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à ceux observés en 1996,
sont restés stables, ou
au
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