3. 1. 1. Sources d‘émission
Une étude statistiquel, reahsee sur 20 elements communs aux campagnes 1996 et 2000
,
permet d Iden—
tifier trois sources majeures d'émission en fonction des associations entre elements (Tableau 3.1): origine
terrigène, anthropique et marine [53]. Ces diverses origines sont par ailleurs crtees dans d'autres etudes
utilisant des mousses ou des lichens comme accumulateurs de métaux [28, 54, 55, 56, 57].
Tableau 3.1 : Comparaison des sources* principales d‘émission définies par les associations entre éléments entre les
campagnes 1996 et 2000.
Terrigène
Al, Cr, CO, fe, Ni,V
-
AL Ci, CO. Fer V
Anthropique
Cd, Cu, Hg, Pb, Zn
»
Cd, Cu, Hg, Ni, Pb, Zn
_
Marine
'
Na, K, Mg
’
Na, K, Mg
Divers
Ba, Ca, Mn, Rb, Sr
'
Ba, Ca, Mn, Rb, Sr
.
*
Résultats confortés pour des sites identiques entre les deux campagnes.
Les associations entre éléments sont similaires entre les campagnes 1996 et 2000 (Tableau 3.1).
Source terrigène
La présence ponctuelle de niveaux élevés pour un élément, tel que l'aluminium, le fer, le chrome, le
vanadium ou le cobalt peut révéler certaines activités anthropiques spécifiques (par exemple, raffinage,
combustion de pétrole et charbon, industrie métallurgique du fer). Par contre, si plusieurs de ces éléments sont identifiés ensemble, leurs associations révèlent plutôt une origine terrigène du dépôt. En
effet, ces éléments sont présents dans les particules minérales du sol, lesquelles sont accumulées par les
mousses après la resuspension des poussières.
Source anthropique
Les éléments tels que le plomb, le mercure, le cuivre, le cadmium et le zinc caractérisent une origine
anthropique. Ce sont des éléments souvent émis par des processus de combustion à haute température.
Ils peuvent être issus des activités de production et de valorisation des métaux, de combustion, ou d'incinération des déchets. Ainsi, les régions industrielles ou urbanisées caractérisées par de fortes émissions,
sont particulièrement soumises à ce type de dépôt.
Le nickel est un élément qui présente une position intermédiaire concernant l’origine des sources
(voir paragraphe 2.3.7). il est associé, dans le cas des résultats de la campagne 2000, plutôt à une origine terrigène, et dans le cas des résultats de la campagne 1996, plutôt à une origine anthropique.
Source marine
Le sodium caractérise habituellement une source marine. Ses concentrations dans les mousses montrent un fort gradient décroissant depuis la côte atlantique vers l'intérieur du pays. Nos résultats
montrent une association du sodium au potassium et au magnésium, et c'orroborent les observations de
Ulrich et Williot [58] concernant l'apport de sulfates de potassium et de magnésium (KZSO4 et MgSO4)
par les aérosols marins.
Puisque les associations entre éléments sont identiques entre les deux campagnes, qu'en est-il de la
répartition spatiale des dépôts pour ces éléments?
1
Par analyse en composantes principales (ACP).
2
Sauf l‘arsenic car les valeurs inférieures à la limite de détection sont trop nombreuses en 2000.
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