Certains éléments comme l'aluminium, le fer, le chrome ou le vanadium trouvent leur origine dans
le transport de matière émise par l'érosion éolienne des sols. Pour l'aluminium, ce mécanisme constitue
quasiment la seule source de dépôt alors que pour les autres éléments, il existe une part liée aux activi—
tés humaines. Or, il se trouve que les rapports élémentaires moyens entre l'un de ces éléments (Fe, Cr, V)
et l'aluminium ne varient pas beaucoup d’un sol à l'autre. De ce fait, la cartographie « en percenti/es »
des rapports élémentaires entre ces éléments et l'aluminium dans les mousses permet de relativiser l’in—
fluence du sol et de mieux mettre en évidence des contaminations d'origine anthropique.
Des cartes de dépôts modélisés sont également présentées pour trois éléments d'origine essentiellement anthropique: le cadmium (Carte 5), le mercure (Carte 12) et le plomb (Carte 16), pour comparaison
avec les cartes de dépôts relatifs estimés par analyse de mousses. Ces cartes réalisées par le Centre de
synthèse météorologique-Est (MSC—East) de l'EMEP tiennent compte des données d’émissions de l’année
2001 et des modèles de dispersion de ces éléments [46]. Elles soulignent la contribution des sources
nationales et transfrontières.
Le Tableau 2.2 présente pour 10 métaux un récapitulatif des résultats de la campagne 2000
(moyenne et écart—type, coefficient de variation, médiane, minimum, maximum, seuil de « valeur forte »,
limite de détection analytique et incertitude sur le résultat).
Tableau 2.2 : Récapitulatif des résultats de la campagne 2000.
Arsenic ’
nd.
'
jr_r.d.
<1_0
_
<10 j
,
8,19
_
,
-
1,88
_
0,23
n.d.
Cadmium
'
50
'
’
0,20
_
0,00
_
'
'
1,36 _' _'
0,48
_
0,02
20
_
Chrome
2,08;1,70
82
1,69
_
15,45
_
6,41
0,05
-
15
Cuivre
7,233,3
00
_
6,4
2,2
_j
,
28,0
,
10,0
__
_
_
0,1
,
33
-
Fer
8433090
282
._
654
’
'
7919
_
"
.
3
20
,
Mercure
0,0810,03
38
,
0,07
__
'
'
0,03
'
0,21 ‘
0,15
,
0,02
'
11
;
Piomb
-_ …
:;63 «
.
_]5.2 .
_
i.0j;
21,9
9
_
.
0.4_
…
25“
'
Vanadium
3,50:2,20 '
.
-’62_
'
"2,89 ,
1.04
17,51 } } & 10,32
_
’
0,03… 1 ?
,
'
:
Zinc
50,3:29,8
”_” '
59
'
] ”40,6
“13,0
;
131,8;_Ç _' , ___; ; __j
0,0
'
'
_
'
22 ' _
"
n.d.: non déterminé en raison du
important de valeurs inférieures à la limite de détection.
*
Coefficient de variation de l‘écart type par rapport à la moyenne (%). Il indique si la distribution des valeurs est plutôt homogène (faible coefficient de variation) ou plutôt
hétérogène (fort coefficient de variation).
**
Voir annexe4 pour le calcul.
'
2.3.1. Arsenic
Pour l‘arsenic, la gamme des concentrations varie entre la limite de détection (< 0,23) et 9,19 uglg MS
(Carte 3).
Les dépôts « potentiellement élevés » estimés pour l’arsenic (> 1,88 ug/g MS), sont relativement bien
répartis sur l'ensemble du territoire français tout en étant plus nombreux dans la moitié est dela France.
en
Rhône-Alpes, Centre, Bourgogne, Languedoc—Roussillon, Franche-Comté, Lorraine et Corse
(gure
2.5). Aucune source d'émission anthropique directe ne se trouvant répertoriée à proximité de ces
sites, et des teneurs élevées ayant été observées dans la plupart des cas pour d’autres éléments d'origine
?r/=âaacëc>î‘r :.1:.5:z=;>1;:3=z: i-2=.)n-
le transport de matière émise par l'érosion éolienne des sols. Pour l'aluminium, ce mécanisme constitue
quasiment la seule source de dépôt alors que pour les autres éléments, il existe une part liée aux activi—
tés humaines. Or, il se trouve que les rapports élémentaires moyens entre l'un de ces éléments (Fe, Cr, V)
et l'aluminium ne varient pas beaucoup d’un sol à l'autre. De ce fait, la cartographie « en percenti/es »
des rapports élémentaires entre ces éléments et l'aluminium dans les mousses permet de relativiser l’in—
fluence du sol et de mieux mettre en évidence des contaminations d'origine anthropique.
Des cartes de dépôts modélisés sont également présentées pour trois éléments d'origine essentiellement anthropique: le cadmium (Carte 5), le mercure (Carte 12) et le plomb (Carte 16), pour comparaison
avec les cartes de dépôts relatifs estimés par analyse de mousses. Ces cartes réalisées par le Centre de
synthèse météorologique-Est (MSC—East) de l'EMEP tiennent compte des données d’émissions de l’année
2001 et des modèles de dispersion de ces éléments [46]. Elles soulignent la contribution des sources
nationales et transfrontières.
Le Tableau 2.2 présente pour 10 métaux un récapitulatif des résultats de la campagne 2000
(moyenne et écart—type, coefficient de variation, médiane, minimum, maximum, seuil de « valeur forte »,
limite de détection analytique et incertitude sur le résultat).
Tableau 2.2 : Récapitulatif des résultats de la campagne 2000.
Arsenic ’
nd.
'
jr_r.d.
<1_0
_
<10 j
,
8,19
_
,
-
1,88
_
0,23
n.d.
Cadmium
'
50
'
’
0,20
_
0,00
_
'
'
1,36 _' _'
0,48
_
0,02
20
_
Chrome
2,08;1,70
82
1,69
_
15,45
_
6,41
0,05
-
15
Cuivre
7,233,3
00
_
6,4
2,2
_j
,
28,0
,
10,0
__
_
_
0,1
,
33
-
Fer
8433090
282
._
654
’
'
7919
_
"
.
3
20
,
Mercure
0,0810,03
38
,
0,07
__
'
'
0,03
'
0,21 ‘
0,15
,
0,02
'
11
;
Piomb
-_ …
:;63 «
.
_]5.2 .
_
i.0j;
21,9
9
_
.
0.4_
…
25“
'
Vanadium
3,50:2,20 '
.
-’62_
'
"2,89 ,
1.04
17,51 } } & 10,32
_
’
0,03… 1 ?
,
'
:
Zinc
50,3:29,8
”_” '
59
'
] ”40,6
“13,0
;
131,8;_Ç _' , ___; ; __j
0,0
'
'
_
'
22 ' _
"
n.d.: non déterminé en raison du
important de valeurs inférieures à la limite de détection.
*
Coefficient de variation de l‘écart type par rapport à la moyenne (%). Il indique si la distribution des valeurs est plutôt homogène (faible coefficient de variation) ou plutôt
hétérogène (fort coefficient de variation).
**
Voir annexe4 pour le calcul.
'
2.3.1. Arsenic
Pour l‘arsenic, la gamme des concentrations varie entre la limite de détection (< 0,23) et 9,19 uglg MS
(Carte 3).
Les dépôts « potentiellement élevés » estimés pour l’arsenic (> 1,88 ug/g MS), sont relativement bien
répartis sur l'ensemble du territoire français tout en étant plus nombreux dans la moitié est dela France.
en
Rhône-Alpes, Centre, Bourgogne, Languedoc—Roussillon, Franche-Comté, Lorraine et Corse
(gure
2.5). Aucune source d'émission anthropique directe ne se trouvant répertoriée à proximité de ces
sites, et des teneurs élevées ayant été observées dans la plupart des cas pour d’autres éléments d'origine
?r/=âaacëc>î‘r :.1:.5:z=;>1;:3=z: i-2=.)n-
