LES
HUILES
ESSENTIELLES : ESSENCES ET BÉSINES
779
Les terpènes d’ordre plus élevé, à partir des dîterpènes, deviennent
.
plus rares dans les essences végétales.
_
Les essences hétérosidiques. — D’autres essences ne sont pas terpé—
niques : ce sont, par exemple, - des carbures saturés aliphatiques ou
benzéniq‘ues, des phénols comme le gaïacol du Céleri ou le thymol des
Labiées, l’eugénoldes Lauracées, etc., l’aldéhyde benzoïque de l’essence
-
d’Orange et de Canelle, la vanilline de la Vanille.
souvent
le groupement aglycone d’hétérosidcs d’où leur nom d’essences hétéro_
sidiques. On les oppose aux essences terpéniques ou essences
vraies.
Les oléorésines et les résines.
Les
canaux
sécréteurs
et
les
laticifères
contiennent souvent des
mélanges d’essences et de résines ou oléorésines. Les résines sont des
mélanges complexes d’acides et d’alcools résiniques, etc., qui dérivent
sans doute généralement des essences par polymérisation et oxydation.
Elles sont dissoùtes dans les essences, mais, très peu volatiles, elles laissent
un
résidu
visqueux ou solide après l’évaporation de celles-ci. Ainsi la
poix est une oléorésine formée par exsudation naturelle ou à la suite de
traumatismes à la surface de troncs de Pins. La distillation des oléa—
résines de diverses espèces de Pin laisse, après départ des essences de
térébenthine, une masse vitreuse,
cass-ante
ou
colophane. De même,
l’ombre ou succin est une résine fossile produite par Pinus succinifcr.
Biosynthèse des huiles essentielles.
Localisation cytologique. — Une première Controverse s’est longue—
ment prolongée pour déterminer la zone exacte des tissus où peuvent se
former les huiles
es;sentielles.
Trois conceptions s’arontaient : les
huiles essentielles se iormeraient, suivant làpremière, à l’extérieur des
cellules, puisque c’est là "qu’on renéontre souvent ces substances ou,
suivant la seconde, dans les membranes squelettiques et enn, suivant la
troisième, dans le protoplasme actif des cellules. En_îait, même dans les
cas
où les oléorésines s’accumulent dans le milieu exocellulaire, une
étude cytologique précise permet de retrouver dans le cytoplasme des
cellules bordant les lumières des canaux ou des poches, des gouttelettes
‘
réfringentes d’oléorésines qui migrent secondairement dans les mem—
_
r
HUILES
ESSENTIELLES : ESSENCES ET BÉSINES
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Les terpènes d’ordre plus élevé, à partir des dîterpènes, deviennent
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plus rares dans les essences végétales.
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Les essences hétérosidiques. — D’autres essences ne sont pas terpé—
niques : ce sont, par exemple, - des carbures saturés aliphatiques ou
benzéniq‘ues, des phénols comme le gaïacol du Céleri ou le thymol des
Labiées, l’eugénoldes Lauracées, etc., l’aldéhyde benzoïque de l’essence
-
d’Orange et de Canelle, la vanilline de la Vanille.
souvent
le groupement aglycone d’hétérosidcs d’où leur nom d’essences hétéro_
sidiques. On les oppose aux essences terpéniques ou essences
vraies.
Les oléorésines et les résines.
Les
canaux
sécréteurs
et
les
laticifères
contiennent souvent des
mélanges d’essences et de résines ou oléorésines. Les résines sont des
mélanges complexes d’acides et d’alcools résiniques, etc., qui dérivent
sans doute généralement des essences par polymérisation et oxydation.
Elles sont dissoùtes dans les essences, mais, très peu volatiles, elles laissent
un
résidu
visqueux ou solide après l’évaporation de celles-ci. Ainsi la
poix est une oléorésine formée par exsudation naturelle ou à la suite de
traumatismes à la surface de troncs de Pins. La distillation des oléa—
résines de diverses espèces de Pin laisse, après départ des essences de
térébenthine, une masse vitreuse,
cass-ante
ou
colophane. De même,
l’ombre ou succin est une résine fossile produite par Pinus succinifcr.
Biosynthèse des huiles essentielles.
Localisation cytologique. — Une première Controverse s’est longue—
ment prolongée pour déterminer la zone exacte des tissus où peuvent se
former les huiles
es;sentielles.
Trois conceptions s’arontaient : les
huiles essentielles se iormeraient, suivant làpremière, à l’extérieur des
cellules, puisque c’est là "qu’on renéontre souvent ces substances ou,
suivant la seconde, dans les membranes squelettiques et enn, suivant la
troisième, dans le protoplasme actif des cellules. En_îait, même dans les
cas
où les oléorésines s’accumulent dans le milieu exocellulaire, une
étude cytologique précise permet de retrouver dans le cytoplasme des
cellules bordant les lumières des canaux ou des poches, des gouttelettes
‘
réfringentes d’oléorésines qui migrent secondairement dans les mem—
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