LES
HUILES ESSENTIELLES : ESSENCES' ET RÉSINES
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sur le papier, celle—ci disparaît rapidement car les essences végétales '
sont très volatiles (contrairement aux résines qui, Habituellement dis—
soutes dans les essences, laissent un résidu visqueux ou solide après
'
évaporation des essences). Grâce à cette propriété, les essences végétales
diffusent rapidement au travers des épidermes, même au travers des
cuticules épaisses et se répandent dans l’atmosphère. Ce caractère,
associé àla propriété qu’ont la plupart des eSsences végétalesde posséder
une odeur très prononcée, et souvent agréable, les rend responsables de
l’odeur caractéristique de nombreux végétaux odoriférants.
.
Répartition systématique. —— Les huiles essentielles n’ont pas une
présence générale chez les végétaux. Environ 1 % des espèces élab0rent
des essences. Certaines familles se caractérisent par le grand nombre
d’espèces à essences qu’elles groupent et en particulier les Labiées
(Thym, Menthe, Lavande, Origan, Sauge, etc.), les Ombellifères (Anis,
.
Fenouil, Angélique, Cumin, Coriandre, Persil, etc.), les Myrtacées
"
(Myrthe, Eucalyptus), les Lauracées (Camphrier, Laurier—sauce, Can—
.
nelle). De très nombreux Conifères sont riches en oléorésines d’où leur
'
nom de résineux.
Localisation des huiles essentielles dans les tissus. —— Quelques—uns
de ces aspects sont rappelés par la gure 288. Les huiles essentielles
peuvent
s’accumuler
dans
des
cellules
isolées
qui se distinguent des
cellules banales par leur teinte plus jaune et leurs parois épaisses, légèrement subériées. C’est
chez les Lauracées. Elles peuvent former
de nes gouttelettes parsemant le protoplasme de cellules épidermiques
(épiderme supérieur des pétales de Rose). Mais généralement
les épi—
dermes des pétales de eurs odorantes ne contiennent pas de grosses
réserves d’essence. Les essences sont vaporisées de façon continue au
cours de leur formation.
L’extraction deces essences doit alors se faire par eneurage à froid; les tissus
vivants sont placés à_proximité de graisses puriées qui xent l’essence au fur et
à mesure qu’elle se dégage.
'
Mais fréquemment les huiles essentielles s’accumulent en forte quan— _
tité en dehors du cytoplasme,
en
repoussant la cuticule (cas de
nombreux poils glandulalres), soit en
déversant dans la lumière extracel—
lulaire de canaux sécréteurs (Ombellifères, Conifères) ou de poches sécré—
irices (Citrus). Ces canaux et ces poches sont dits schizogè,n‘es, s’ils se
.
forment par écartement des cellules sécrétrices, et lysigènes, s’ils se
forment grâce à leur lyse, mais il est fréquent que les deux modes de
'
formation coexistent (canaux et poches schizolysigènes‘).
:.
HUILES ESSENTIELLES : ESSENCES' ET RÉSINES
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sur le papier, celle—ci disparaît rapidement car les essences végétales '
sont très volatiles (contrairement aux résines qui, Habituellement dis—
soutes dans les essences, laissent un résidu visqueux ou solide après
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évaporation des essences). Grâce à cette propriété, les essences végétales
diffusent rapidement au travers des épidermes, même au travers des
cuticules épaisses et se répandent dans l’atmosphère. Ce caractère,
associé àla propriété qu’ont la plupart des eSsences végétalesde posséder
une odeur très prononcée, et souvent agréable, les rend responsables de
l’odeur caractéristique de nombreux végétaux odoriférants.
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Répartition systématique. —— Les huiles essentielles n’ont pas une
présence générale chez les végétaux. Environ 1 % des espèces élab0rent
des essences. Certaines familles se caractérisent par le grand nombre
d’espèces à essences qu’elles groupent et en particulier les Labiées
(Thym, Menthe, Lavande, Origan, Sauge, etc.), les Ombellifères (Anis,
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Fenouil, Angélique, Cumin, Coriandre, Persil, etc.), les Myrtacées
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(Myrthe, Eucalyptus), les Lauracées (Camphrier, Laurier—sauce, Can—
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nelle). De très nombreux Conifères sont riches en oléorésines d’où leur
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nom de résineux.
Localisation des huiles essentielles dans les tissus. —— Quelques—uns
de ces aspects sont rappelés par la gure 288. Les huiles essentielles
peuvent
s’accumuler
dans
des
cellules
isolées
qui se distinguent des
cellules banales par leur teinte plus jaune et leurs parois épaisses, légèrement subériées. C’est
chez les Lauracées. Elles peuvent former
de nes gouttelettes parsemant le protoplasme de cellules épidermiques
(épiderme supérieur des pétales de Rose). Mais généralement
les épi—
dermes des pétales de eurs odorantes ne contiennent pas de grosses
réserves d’essence. Les essences sont vaporisées de façon continue au
cours de leur formation.
L’extraction deces essences doit alors se faire par eneurage à froid; les tissus
vivants sont placés à_proximité de graisses puriées qui xent l’essence au fur et
à mesure qu’elle se dégage.
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Mais fréquemment les huiles essentielles s’accumulent en forte quan— _
tité en dehors du cytoplasme,
en
repoussant la cuticule (cas de
nombreux poils glandulalres), soit en
déversant dans la lumière extracel—
lulaire de canaux sécréteurs (Ombellifères, Conifères) ou de poches sécré—
irices (Citrus). Ces canaux et ces poches sont dits schizogè,n‘es, s’ils se
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forment par écartement des cellules sécrétrices, et lysigènes, s’ils se
forment grâce à leur lyse, mais il est fréquent que les deux modes de
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formation coexistent (canaux et poches schizolysigènes‘).
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