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LES
PRODUITS
SECONDAIRES
DU
MÉTABOLÏSME
——
Dans certains cas, les hétérosides persistent longtemps dans les feuilles en
inanition. L’hespéridoside est encore bien représenté chez divers Citrus après deux
mois de séjour à l’obscurité.
—-—
Enn les diastases capables d’hydrolyser les hétérosides sont parfois séparées
des hétérosides sensibles à leur action et l’hydrolyse n’a lieu de façon importante
que lorsque les tissus sont broyés (amandes amères).
Autres rôles possibles. — D’autres rôles possibles ont été proposés
pour les hétérosides. Ils varient d’ailleurs suivant la catégorie d’hété—
rosides considérée.
Ainsi le couple avone 2 anthocyanidine pourrait jouer un rôle
dans des phénomènes d’oxyde-réduction, peut—être en permettant l’oxydation
de l’acide ascorbique.
Les avonosides et les anthoeyanosides sont des pigments qui filtrent
et arrêtent certaines radiations. Ils pourraient jouer un rôle dans tous
les phénomènes physiologiques qui sont sensibles aux radiations : photosynthèse (formation et destruction de la chlorophylle), échauffement
des tissus et transpiration (les feuilles riches en anthocyanes ont une
température de quelques degrés supérieure à celle des feuilles sans
anthocyanes et leur transpiration est souvent plus intense).
Enn nous n’insisterons pas
sur
le
rôle
biologique des hétérosides,
rôle manifeste dans certains cas : rôle attractif chez les eurs à pollini—
sation entomophile, chez les plantes où la dispersion des semences est
assurée par des frugivores, rôle de défense contre des herbivores (hétérosides cyanogénétiques) ou des végétaux voisins.
LES HUILES ESSENTIELLES : ESSENCES ET RÉSINES
On groupe, sous le nom d’huiles essentielles, les essences végétales et
les
résines qui dérivent de ces dernières par oxydation. Les huiles
essentielles
doivent leur nom à ce que,
comme
les huiles grasses (qui
sont,
elles,
des
glycérides), elles sont très réfringentes, hydrophobes et
lipophiles. Elles ne sont que très peu solubles ou pas du tout dans l’eau
et on les retrouve dans le protoplasme sous forme d’émulsions plus
ou
moins stables qui tendent à se collecter en gouttelettes de grosse
taille. Par contre, elles sont solubles dans les solvants des lipides (acé—
tone, sulfure de carbone, chlorof0rme, etc.) et, à l’inverse des glycérides,
dans l’alcool.
Mais à ces caractères de solubilité se limite la ressemblance avec les
huiles grasses.
Si les huiles
essentielles forment une tache transparente
LES
PRODUITS
SECONDAIRES
DU
MÉTABOLÏSME
——
Dans certains cas, les hétérosides persistent longtemps dans les feuilles en
inanition. L’hespéridoside est encore bien représenté chez divers Citrus après deux
mois de séjour à l’obscurité.
—-—
Enn les diastases capables d’hydrolyser les hétérosides sont parfois séparées
des hétérosides sensibles à leur action et l’hydrolyse n’a lieu de façon importante
que lorsque les tissus sont broyés (amandes amères).
Autres rôles possibles. — D’autres rôles possibles ont été proposés
pour les hétérosides. Ils varient d’ailleurs suivant la catégorie d’hété—
rosides considérée.
Ainsi le couple avone 2 anthocyanidine pourrait jouer un rôle
dans des phénomènes d’oxyde-réduction, peut—être en permettant l’oxydation
de l’acide ascorbique.
Les avonosides et les anthoeyanosides sont des pigments qui filtrent
et arrêtent certaines radiations. Ils pourraient jouer un rôle dans tous
les phénomènes physiologiques qui sont sensibles aux radiations : photosynthèse (formation et destruction de la chlorophylle), échauffement
des tissus et transpiration (les feuilles riches en anthocyanes ont une
température de quelques degrés supérieure à celle des feuilles sans
anthocyanes et leur transpiration est souvent plus intense).
Enn nous n’insisterons pas
sur
le
rôle
biologique des hétérosides,
rôle manifeste dans certains cas : rôle attractif chez les eurs à pollini—
sation entomophile, chez les plantes où la dispersion des semences est
assurée par des frugivores, rôle de défense contre des herbivores (hétérosides cyanogénétiques) ou des végétaux voisins.
LES HUILES ESSENTIELLES : ESSENCES ET RÉSINES
On groupe, sous le nom d’huiles essentielles, les essences végétales et
les
résines qui dérivent de ces dernières par oxydation. Les huiles
essentielles
doivent leur nom à ce que,
comme
les huiles grasses (qui
sont,
elles,
des
glycérides), elles sont très réfringentes, hydrophobes et
lipophiles. Elles ne sont que très peu solubles ou pas du tout dans l’eau
et on les retrouve dans le protoplasme sous forme d’émulsions plus
ou
moins stables qui tendent à se collecter en gouttelettes de grosse
taille. Par contre, elles sont solubles dans les solvants des lipides (acé—
tone, sulfure de carbone, chlorof0rme, etc.) et, à l’inverse des glycérides,
dans l’alcool.
Mais à ces caractères de solubilité se limite la ressemblance avec les
huiles grasses.
Si les huiles
essentielles forment une tache transparente
