LE
CYCLE
DE
L’AZOTE
657
_
B. -— LA DÉGRADATION ET LA MlNÊRALISATION
‘
Ü
-
_
Ÿ
'
DE L’AZOTE ORGANIQUE DANS LE SOL
—
Première étape : la. putréfaction et l’ammonication.
-
Les molécules organiques azotées qui font retour au sol sont dégradées
;
par diverses voies, mais toujours, à_plus ou moins brève
cette
*,;
dégradation ou putréïaction, aboutit à la production d’ammuniaque
(= ammonisatio).
’
les cadavres animaux sont attaqués par une microore spécialisée de putréfiants.
Les protéides animales sont d’abord hydrolysées en acides aminés. Des fermentdtiohs putrides, conduites en anaérobiose dans la masse de la matière dégradée,
libèrent rapidement- des composés intermédiaires : alcools, acides, amines (pte‘
'
maineS), cycles azotés (indole, scatole, etc.) et corps soufrés (mercaptans). Parmi ces
corps, nombreux sont ceux qui sont toxiques pour la couverture végétale (pto—
maines, bétaïnes, corps cycliques, etc.) et ne doivent pas s’accumuler sous peine
-
de préjudices graves pour les plantes. Nombreux sont aussi Ceux qui ont une odeur
putride‘(mercaptans, indole, scatole, etc.).
»
_
Les corps aminés ou les cycles azotés produits sont ensuite dégradés et de
_
niac libéré.
_
_
_
'
(les mêmes substances abondent dans les excréments qui au sol subissent le même
sort, grâce aux micro-organismes coprophiles.
.
Il «en est de même des divers constituants azotés de l'urine :‘l’urée subit l’action
de l’uréase, exodiastase produite par le Microcoqué de l’urée et de nombreux autres
micro—organismes. Elle est transformée en carbonate d’ammonium.
“
Uréase
CO(NH,)2 + 2 H20
Le phénomène a une Certaine importance dans le fumier et le sol despâturages.
‘
Les protéines des débris végétaux ont, le plus sauvent, une évolution assez lente
etsànsàppation de corps putrides. En effet, elles s’associent en lignoprotéinates
_,‘avec les' acides humiques, produits dela dégradation de lalignine. De même, la
présence de tannins peut ralentir leur décomposition. Aussi ces protéines subsistent—
elles assez longtemps dans l’humus, où elles abondent, mais elles aussi subissent
tôt
ou “tard l’ammonication.
‘
'
"
-
'
Les acides aminés excrétés par les végétaux subissent le même sdrt.
Ces acides aminés (ainsi que…des oligopeptides), excrétés par les racines des plantes
_
supérieures, sont loin d’être en quantité négligeable dans le sol.
'
,
En culturede plantes surmilieu stérile et uniquement
minéral afin d’éliminer
toutecause d’erreur due à des micro—”organismes, de nombreux auteurs constatent
.
en effet l’apparition dans le milieu
”aminés et de leurs amides:
acide aspartique, _asparagine, acide glutamiq‘ue, glutamin‘e, alanine, sérine, leucme,
,
valin@ etc. Le rejet estpartîeuèrement intense lorsqu’on maintient
la plante à
1’0bscurité,lorsquon coupe l’appareil
la_plante se jane, etc.
_
,
LÎab011datice de ces acides
de 1*appareil radicul_aire st1mule la
croissance des micro-‘Org‘anismes dans la rlzosphère.
,
,
'
…
J
‘
'
_
t
…
..
;,
Précédent

- 224/374

Suivant