‘ature et iversitê
IMPORTANCE
_
Fait divers
DES MY,COSES
°PPORTU…STES
Plusieurs personnes ayant dîné aurestaurant
DANS L INFECTION HOSPITALIERE
chinois « Le dragon d’or » situé à X... ont été
victimes d’une intoxication alimentaire se
Les mycoses occupent une place
de plus en
manifestant par des troubles digestifs.
plus 9fa‘?de
dans la pathologie actuelle.
La
Plusieurs plaintes ayant été déposées, une
pr ogressmn
du
“°mbf_e de localisations
enquête a été ouverte. D’après les premières
myc051ques profondes v15cerales ou sept1ce—
analyses, il semblerait que l’agent mis en
miques ESt favorisée par les thérapeutiques
cause soit le Bacillus cereus. Cette bactérie
modernes (antibiothérapie, corticothérapie,
très frian d e d’amidon se serait développée
immuno-suppression), par les nouvelles techdans du riz Cuit depuis la veille et stocké à
niques chirurgicales, en particulier les trans—
la température ambiante
'
plantations et par l‘essor de la réanimation
qui maintient en survie des malades présen—
tant de multiples facteurs de risques. Les
mycoses graves apparaissent donc comme
_
des maladies iatrogènes aggravant le pronos.
‘
tic de nombreuses affections. C’est en milieu
hospitalier que ces maladies sont, le plus sou—
-
vent, rencontrées et l’hôpital constitue aussi,
'
très souvent, le lieu de contaminations.
'
Les champignons responsables de ces myco—
ses sont qualifiés d’opportunistes. Ce sont
.
des saprophytes inoffensifs très répandus
dans la nature qui sont, soit des levures (Can—
dida, Cryptocoque) soit des champignons fila,
menteux (Aspergillus, Mucor…) mais qui peu—
vent devenir pathogènes en pénétrant chez
les malades présentant des facteurs de
‘
.
risques.
'
‘
La contamination peut se faire par voie endo—
gène, certains champignons étant des
saprophytes habituels de l’homme. C’est le
cas de la levure Candida albicans que l’on
retrouve à l’état normal chez l’homme, soit
au niveau des muqueuses (bouche, intestin,
vagin...) soit au niveau de la peau. C’est leur
pénétration et leur tranSport par voie san—
guine vers certains organes qui entraînent
—
des septicémies ou des mycoses profondes
localisées (osseuses, oculaires, =pulmonai'
res...). Cette pénétration sanguine est pos,
sible, par exemple, à l’occasion d’une inter—
vention de chirurgie digestive.
.
,
La contamination peut être aussi d’origine
,
…
_.
_.
_
exogène. Le champignon-pénètre alors, chez
‘]atmgène , maladie provoquée,“ par
l'homme, soit par voie respiratoire ou par
thérapeutique.
?
/
'
_.
v01e sangume.
:
1
_
…
_
»
.
'
|
Revue de l’« Association Internationale pour la
Recherche en Hygiène Hospitalière »
_
N° 5 - 1989
.
'
Pr P. Brasseur
18
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IMPORTANCE
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Fait divers
DES MY,COSES
°PPORTU…STES
Plusieurs personnes ayant dîné aurestaurant
DANS L INFECTION HOSPITALIERE
chinois « Le dragon d’or » situé à X... ont été
victimes d’une intoxication alimentaire se
Les mycoses occupent une place
de plus en
manifestant par des troubles digestifs.
plus 9fa‘?de
dans la pathologie actuelle.
La
Plusieurs plaintes ayant été déposées, une
pr ogressmn
du
“°mbf_e de localisations
enquête a été ouverte. D’après les premières
myc051ques profondes v15cerales ou sept1ce—
analyses, il semblerait que l’agent mis en
miques ESt favorisée par les thérapeutiques
cause soit le Bacillus cereus. Cette bactérie
modernes (antibiothérapie, corticothérapie,
très frian d e d’amidon se serait développée
immuno-suppression), par les nouvelles techdans du riz Cuit depuis la veille et stocké à
niques chirurgicales, en particulier les trans—
la température ambiante
'
plantations et par l‘essor de la réanimation
qui maintient en survie des malades présen—
tant de multiples facteurs de risques. Les
mycoses graves apparaissent donc comme
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des maladies iatrogènes aggravant le pronos.
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tic de nombreuses affections. C’est en milieu
hospitalier que ces maladies sont, le plus sou—
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'
très souvent, le lieu de contaminations.
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Les champignons responsables de ces myco—
ses sont qualifiés d’opportunistes. Ce sont
.
des saprophytes inoffensifs très répandus
dans la nature qui sont, soit des levures (Can—
dida, Cryptocoque) soit des champignons fila,
menteux (Aspergillus, Mucor…) mais qui peu—
vent devenir pathogènes en pénétrant chez
les malades présentant des facteurs de
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risques.
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La contamination peut se faire par voie endo—
gène, certains champignons étant des
saprophytes habituels de l’homme. C’est le
cas de la levure Candida albicans que l’on
retrouve à l’état normal chez l’homme, soit
au niveau des muqueuses (bouche, intestin,
vagin...) soit au niveau de la peau. C’est leur
pénétration et leur tranSport par voie san—
guine vers certains organes qui entraînent
—
des septicémies ou des mycoses profondes
localisées (osseuses, oculaires, =pulmonai'
res...). Cette pénétration sanguine est pos,
sible, par exemple, à l’occasion d’une inter—
vention de chirurgie digestive.
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,
La contamination peut être aussi d’origine
,
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exogène. Le champignon-pénètre alors, chez
‘]atmgène , maladie provoquée,“ par
l'homme, soit par voie respiratoire ou par
thérapeutique.
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1
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Revue de l’« Association Internationale pour la
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N° 5 - 1989
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Pr P. Brasseur
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