TOUT CE QUI RAMPE OU FOUIT ET NAGE PRÈS DU FOND D
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Bien, que des travaux très austères l’aient déjà démontré, il a fallu l’accident de l'Alvîn pour
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que la communauté scientique prenne conscience de la réduction del'activité microbienne en
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grande profondeur. Au cours d’une manœuvre en surface, le 16 octobre 1968,le submersible est
rempli d'eau par une vague et coule par 5 000 pieds (1 524 mètres), le capot ouvert, au sud—est
de Woods Hole (Massachusetts). Fort heureusement, les pilotes ont pu s’extraire en catastrophe du sous—
marin qui coulait, mais leurs repas sont perdus, au moinsjusqu'ä la récupération de l’Alvin par l’Aluminaut,
le 1er septembre 1969. Traditionnellement, le pique—nique à bord de l’Alvin est composé de bouillon, de
sandwichs au beurre de cacahuète, avec une tranche de saucisse de Bologne (un genre de mortadelle) et,
pour dessert, d’une pomme. Lors de la récupération, les scientiques furent surpris que les sandwichs,
après presque un an passé sur le fond, fussent encore assez bons pour être mangés! En revanche, placés
dans un réfrigérateur à pression atmosphérique, ils pourrirent très rapidement. Cette observation fut
l’objet (avec quelques compléments expérimentaux) d’une communication dans le très sérieux magazine
américain Science, portant sur la très faible activité microbienne dans les conditions abyssales.
pour la croissance et la reproduction. Le facteur explicatif le plus évident est la
profondeur qui explique 80 % de la variation de la consommation d’oxygène. Une
étude très complète a été effectuée le long d’une radiale sur la marge du golfe du
Mexique entre 500 et 3500 mètres. Elle montre que la contribution de la grande
faune aux échanges globaux diminue avec la profondeur. Les petits organismes“,
‘
micro—organismes et méiofaune (soit l’ensemble des organismes vivants,
de taille
inférieure au quart'de'millimètre) représentent 90 % de l’activité biologique, en
termes de respiration aux plus grandes profondeurs.
*
Les mesures effectuées sur des animaux isolés appartenant à la grande faune
(celle des poissons) mettent en évidence la faible influence de la pression sur le
-
métabolisme, a températures comparables, et soulignent l’importance des phases
'
d’attlvité ou de torpeur. Chez les amphipodes équarrisseurs, la consommation
“d’oxygène passe de 20 à 600 microlitres par gramme et par heure, lorsque l’on
place l’animal en présence d’un extrait de l’appât.
—
"
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'
I Le sexesous pression,
.
;
la, nuit dans un dése-rtglacé? ]
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,
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Pour que la reproduction
soit un succès, l’émission des produits sexuels doit
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être synchronisée
dans les deux sexes. À terre, c’est la température et la photo—
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—
péri0de qui induisent cette synchronisation. Dans les abysses, la variation de flux
‘
organique semble être un facteur majeur.
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Pour qu’ils puissent se reproduire, les individus de sexes opposés doivent se
rencontrer et avoir des cycles sexuels synchronisés par url-facteur externe, de
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Bien, que des travaux très austères l’aient déjà démontré, il a fallu l’accident de l'Alvîn pour
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que la communauté scientique prenne conscience de la réduction del'activité microbienne en
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grande profondeur. Au cours d’une manœuvre en surface, le 16 octobre 1968,le submersible est
rempli d'eau par une vague et coule par 5 000 pieds (1 524 mètres), le capot ouvert, au sud—est
de Woods Hole (Massachusetts). Fort heureusement, les pilotes ont pu s’extraire en catastrophe du sous—
marin qui coulait, mais leurs repas sont perdus, au moinsjusqu'ä la récupération de l’Alvin par l’Aluminaut,
le 1er septembre 1969. Traditionnellement, le pique—nique à bord de l’Alvin est composé de bouillon, de
sandwichs au beurre de cacahuète, avec une tranche de saucisse de Bologne (un genre de mortadelle) et,
pour dessert, d’une pomme. Lors de la récupération, les scientiques furent surpris que les sandwichs,
après presque un an passé sur le fond, fussent encore assez bons pour être mangés! En revanche, placés
dans un réfrigérateur à pression atmosphérique, ils pourrirent très rapidement. Cette observation fut
l’objet (avec quelques compléments expérimentaux) d’une communication dans le très sérieux magazine
américain Science, portant sur la très faible activité microbienne dans les conditions abyssales.
pour la croissance et la reproduction. Le facteur explicatif le plus évident est la
profondeur qui explique 80 % de la variation de la consommation d’oxygène. Une
étude très complète a été effectuée le long d’une radiale sur la marge du golfe du
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faune aux échanges globaux diminue avec la profondeur. Les petits organismes“,
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de taille
inférieure au quart'de'millimètre) représentent 90 % de l’activité biologique, en
termes de respiration aux plus grandes profondeurs.
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Les mesures effectuées sur des animaux isolés appartenant à la grande faune
(celle des poissons) mettent en évidence la faible influence de la pression sur le
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d’attlvité ou de torpeur. Chez les amphipodes équarrisseurs, la consommation
“d’oxygène passe de 20 à 600 microlitres par gramme et par heure, lorsque l’on
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rencontrer et avoir des cycles sexuels synchronisés par url-facteur externe, de
