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LES TRÉSORS DES ABYSSES
manière à ce que leurs gamètes soient matures en même temps, et que les larves
soient émises dans des conditions favorables. En l’absence de variation de tem—
pérature, on peut penser que les cycles de reproduction des organismes profonds
ne seront pas synchronisés (au printemps et à l’automne) comme ils le sont dans
les eaux de surface, dans les zones de moyennes et hautes latitudes. Le cas le plus
fréquemment observé sera celui d’espèces a reproduction continue tout au long
de l’année. Les animaux marins peuvent avoir un développement direct, c’est—
à—dire que les œufs se développent jusqu’au stade juvénile dans des structures
spécialisées de l’adulte et sont émis dans le milieu sans qu’ils soient soumis a une
métamorphose. D’autres animaux ont des larves planctoniques qui peuvent avoir
besoin de se nourrir en pleine eau, au cours de leur développement, ou qui ont des
'
.
réserves vitellines importantes et ne se nourrissent pas dans le milieu au cours de
leur vie larvaire. Les espèces qui se nourrissent de plancton produisent un très
grand nombre de larves qui subissent une mortalitétrès élevée due à la prédation
ou à l’absence de nourriture dans le milieu. La dispersion est, par contre, très large
et peut permettre à l’espèce de coloniser de nouveaux milieux. Pour les espèces
qui ont un développement direct, le nombre d'œufs est limité et les chances de
.
survie plus grandes, mais le coût énergétique pour l’adulte est plus important. La
'
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mortalité a la métamorphose est le point crucial pour les larves nageuses qui se
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nourrissent de réserves embryonnaires, par rapport au développement direct qui,
.
lui, n’assure pas de dispersion de l’espèce.
.
Les études qui ont pu être réalisées sur des animaux abyssaux montrent que,
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dans le même groupe (les éChinodermes) et dans la même zone, on trouve à la
,
.
fois des espèces qui, soit possèdent un cycle ovocytairesaisonnier (cinq espèces
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.
sur les.quatorze étudiées) et des larves planctotrophiques, émisesà la fin de
’l’hiver pour pouvoir atteindre les eaux riches en plancton au printemps, soit pro—
'
duisent un petitnombre de gros œufs, riches en vitellus et ne montrent pas de
reproduction saisonnière. Un autre exemple peut être pris chez un petit bivalve
primitif ('Y0!dièlld jeffreysi) qui vit aux alentours de 3000 mètres de profondeur
en Atlantique Nord—Est, le cycle ovocytaire débute assez tôt
et la
production de réserves vitellines est importante durant les périodes estivales;les
œufs matures sont émis durant la période hivernale. Cette phase de croissance
ovocytaire coïncide avec la période d’apports de matière organique particulaire,
suivant les floraisons planctoniques printanières. D’autres exemples comparables
ont été mis en évidence chez les crustacés ou les holothuries. Chez les crustacés
péracarides (isopodes, amphipodes, cumacés, tana‘r‘dacés), le développement est
.
.
.
direct et il y a peu de casconnus de reproduction saisonnière. Chez plus d’un tiers
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—
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des gastéropodes prosobranches étudiés, les larves d’animaux profondsafont des
.
migrations verticales très importantes pour se nourrir dans les eaux de surface.
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LES TRÉSORS DES ABYSSES
manière à ce que leurs gamètes soient matures en même temps, et que les larves
soient émises dans des conditions favorables. En l’absence de variation de tem—
pérature, on peut penser que les cycles de reproduction des organismes profonds
ne seront pas synchronisés (au printemps et à l’automne) comme ils le sont dans
les eaux de surface, dans les zones de moyennes et hautes latitudes. Le cas le plus
fréquemment observé sera celui d’espèces a reproduction continue tout au long
de l’année. Les animaux marins peuvent avoir un développement direct, c’est—
à—dire que les œufs se développent jusqu’au stade juvénile dans des structures
spécialisées de l’adulte et sont émis dans le milieu sans qu’ils soient soumis a une
métamorphose. D’autres animaux ont des larves planctoniques qui peuvent avoir
besoin de se nourrir en pleine eau, au cours de leur développement, ou qui ont des
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réserves vitellines importantes et ne se nourrissent pas dans le milieu au cours de
leur vie larvaire. Les espèces qui se nourrissent de plancton produisent un très
grand nombre de larves qui subissent une mortalitétrès élevée due à la prédation
ou à l’absence de nourriture dans le milieu. La dispersion est, par contre, très large
et peut permettre à l’espèce de coloniser de nouveaux milieux. Pour les espèces
qui ont un développement direct, le nombre d'œufs est limité et les chances de
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survie plus grandes, mais le coût énergétique pour l’adulte est plus important. La
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mortalité a la métamorphose est le point crucial pour les larves nageuses qui se
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nourrissent de réserves embryonnaires, par rapport au développement direct qui,
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lui, n’assure pas de dispersion de l’espèce.
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Les études qui ont pu être réalisées sur des animaux abyssaux montrent que,
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dans le même groupe (les éChinodermes) et dans la même zone, on trouve à la
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fois des espèces qui, soit possèdent un cycle ovocytairesaisonnier (cinq espèces
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sur les.quatorze étudiées) et des larves planctotrophiques, émisesà la fin de
’l’hiver pour pouvoir atteindre les eaux riches en plancton au printemps, soit pro—
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duisent un petitnombre de gros œufs, riches en vitellus et ne montrent pas de
reproduction saisonnière. Un autre exemple peut être pris chez un petit bivalve
primitif ('Y0!dièlld jeffreysi) qui vit aux alentours de 3000 mètres de profondeur
en Atlantique Nord—Est, le cycle ovocytaire débute assez tôt
et la
production de réserves vitellines est importante durant les périodes estivales;les
œufs matures sont émis durant la période hivernale. Cette phase de croissance
ovocytaire coïncide avec la période d’apports de matière organique particulaire,
suivant les floraisons planctoniques printanières. D’autres exemples comparables
ont été mis en évidence chez les crustacés ou les holothuries. Chez les crustacés
péracarides (isopodes, amphipodes, cumacés, tana‘r‘dacés), le développement est
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direct et il y a peu de casconnus de reproduction saisonnière. Chez plus d’un tiers
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migrations verticales très importantes pour se nourrir dans les eaux de surface.
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