LES TRÉSORS DES ABYSSES
,
les priapuliens, les siponcles ou les échiu—
Un Priapuen de cinq millimètres
,
riens. La mêlofauné elle, est principale—
d610n9 qiVït dans la vase
ment constituée de nématodes, de petits
abyssale. Ce petit animal dédié
.
_
_
_
__
au dieu Priape aété prélevé
,
crustaces (copepodes harpacbcmdes et
àla drague épibenthique
'
ostracodes) et de protistes comme les glo—
901fe de
VÎ
bigérines (foraminifères) qui peuvent devenir
'
.
dominantes aux profondeurs de la plaine abyssale.
siponcie de neuf millimètres
de long prélevé au chaiut
:
,
par 2 171 mètres de profondeur
. Y a—t—il beaucoup d’animaux
dans la vase abyssale ?
Reprenons l‘exemple du golfe de Gascogne, étudié durant de nombreuses
_
années au cours du programme français Biogas. Trois stations ont été suivies et
échantillonnées par des carottages répétés, à des profondeurs comprises entre
«;
1
2100 mètres sur la terrasse de Meriadzek et 4100 mètres dans la plaine abyssale
—
proximale. Entre ces deux extrêmes, la densité de la macrofaune décroît peu (de
,
'
4600 à 3 600 individus par mètre carré) alorsque celle de la méiofaune décroît
'
sensiblement (de 500 000 à 300 000 individus par mètre carré). Malgré ces
‘
‘
chiffres impressionnants, les biomasses en-poids sec sont faibles, cOmprises entre
—
290
et i80 milligrammes par mètre carré pour la macrofaune et 66 et 25 mil—
_
ligrammes par mètre carré pour la méiofaune. Dans les plaines centrales vers
"
5000 mètres de profondeur, les densités de la macrofaune sont approximative—'
"
'
'
'
mentinférieures‘ de 350 à 250 individus par mètre carréet les biomasses le sont
'
environ du tiers (90 à 80 milligrammes par mètre carré en“ poids sec). En fait, ces
_
,
,
relations entre biomasse ou densité et profondeur ne sont pas linéaires, mais loga—
.
_
,
,
rithmiques. L’exception à cette-tendance générale, provient de données émanant
_
-
_
de la fosse des Aléoutiennes où par 7300 mètres de profondeur, lamacrofaune
"
-
atteint des densités de l’ordre de 2500 individus par mètre carré. Cette richesse
_
‘
surprenante provient sans doute d’un effet de piège quecohStitùebfoSse pour
_
,
la matiere organiqùe issue de l’arc d’îles volcaniques situées à l’ouest de l’Alaska.
,
62
_
,
’
.
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les priapuliens, les siponcles ou les échiu—
Un Priapuen de cinq millimètres
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d610n9 qiVït dans la vase
ment constituée de nématodes, de petits
abyssale. Ce petit animal dédié
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au dieu Priape aété prélevé
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crustaces (copepodes harpacbcmdes et
àla drague épibenthique
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bigérines (foraminifères) qui peuvent devenir
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dominantes aux profondeurs de la plaine abyssale.
siponcie de neuf millimètres
de long prélevé au chaiut
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par 2 171 mètres de profondeur
. Y a—t—il beaucoup d’animaux
dans la vase abyssale ?
Reprenons l‘exemple du golfe de Gascogne, étudié durant de nombreuses
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années au cours du programme français Biogas. Trois stations ont été suivies et
échantillonnées par des carottages répétés, à des profondeurs comprises entre
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1
2100 mètres sur la terrasse de Meriadzek et 4100 mètres dans la plaine abyssale
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proximale. Entre ces deux extrêmes, la densité de la macrofaune décroît peu (de
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4600 à 3 600 individus par mètre carré) alorsque celle de la méiofaune décroît
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sensiblement (de 500 000 à 300 000 individus par mètre carré). Malgré ces
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chiffres impressionnants, les biomasses en-poids sec sont faibles, cOmprises entre
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290
et i80 milligrammes par mètre carré pour la macrofaune et 66 et 25 mil—
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environ du tiers (90 à 80 milligrammes par mètre carré en“ poids sec). En fait, ces
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de la fosse des Aléoutiennes où par 7300 mètres de profondeur, lamacrofaune
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atteint des densités de l’ordre de 2500 individus par mètre carré. Cette richesse
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surprenante provient sans doute d’un effet de piège quecohStitùebfoSse pour
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