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LE MILIEU PROFOND ['
que la moitié. Elles s’appauvrissent ensuite progressivement en oxygène tout le
long deleur trajet à travers les grands fonds des océans Atlantique, Pacifique et
Indien, progressivement consommé par la respiration des étres‘vivants. Lorsqu’elles
atteignent la partie la plus septentrionale des océans Indien et Pacifique, les eaux
de fond ne contiennent plus qu’environ 2 millilitres 'paf‘litre d’oxygène, ce qui est
faible mais encore suffisant pour assurer
respiration des animaux du fond. Il y
a évidemment des exceptions: les grandes fosses océaniques ou les bassins sépa—
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rés par des seuils, les grands fjords côtiers ou les mers très fermées comme la
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mer Noire ont des fonds quasiment dépourvus d’oxygène car leur ventilation est
insuffisante et ils servent souvent de piège à la matière organique dont l’oxyda—
tion microbienne consomme de l'oxygène.
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Les zones de minimum d’oxygène
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Lorsque l’on considère la répartition de l’oXygène sur la verticale aux faibles'et
moyennes latitudes, on constate qu’Il existe dans tous les océans, vers des profon—
deurs del’ordre de 1000 mètres, une zone de minimum de concentration en oxy—
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gène, très marquée dans les océans Indien et Pacifique, plus discrète dans l’océan
Atlantique. Ce minimum est lié probablement à la stratification de la colonne d’eau
et à une. forte consommation d’oxygène par les organismes planctoniques.
lies abysses asphyxiés!
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Durant l’histoire des océans, l’oxygénation des grands fonds n’a pas toujours
été assurée à_ ce niveau, la température ayant été plus élevée (de l’ordre de 15 °C
durant le Crétacé). À cette température correspond uneconcentration en oxygène
de l’ordre de 2 millilitres par litre. Tout apport important de matière organique
f
a alors provoqué une anoxie (absence d’oxygène.) sur des zones étendues. Des
phénomènes volcaniques de grande ampleur ont aussi pu intervenircOmme ceux
dont on troUve les traces dahsle Pacifique Sud, il y a environ I20 millions d’an—
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nées, sans douteprovoqués par un << super—panache>> hydrothermal anoxidue.
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. Y
des courants importants
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en grande profondeur? … …
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En général, les'courants profonds Sont faibles, mais ilspeuv'ent être fortement
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accélérés a proximité des reliefs ou
grands courants océaniques
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comme le Gulf Stream. SUr les zones de margesdes avalanches peuvent se produire
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des glissements de'terrain quiengendrent de forts courants de fondfLes courants
profonds et les structures hydrdlogiques ont évidemment une grande importance
biologique“ sur la distribution “et les
organismes dans la c0lonne ‘
d’eau mais aussi à proximité du fond où ils produisent la remise en suspehsionet
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le transport de la matière sédimentée, qui peut être—ainsimieuX utilisée parles
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