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LES TRÉSORS DES ABYSSES
organismes filtreurs fixés. Ils transportent aussi les larves planctoniquesdes orga—
nismes benthiques, permettant ainsi la dissémination des espèCes sur de grandes
distances. Les courants transportent aussi les effluves, messages chimiqUes impli—
qués par exemple dans larecherche des proies chez les organismes nécrophages
(qui se nourrissent d’organismes morts).Des courants plus complexes que prévu
‘
À proximité du fond, les courants moyens sont généralement très faibles, de
l'ordre du centimètre par seconde et ne sont pas constants. Ainsi, on a pu montrer
dans un modèle, par exemple, qu’une particule émise à l200 mètres de profondeur
dans le golfe de Guinée mettrait l25 années pour atteindre la pente guyanaise. Des
oscillations périodiques avec une composante semi—diurne-(courants de marée) se
'
superposent fréquemment à ces courants moyens, mêmeen grande profondeur et
loin des côtes. Ils sont variables en direction et peuvent être assez intenses: par
exemple, des valeurs atteignant 20 centimètres par seconde’ont été mesurées à
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'
1700 mètres de profondeur sur la dorsale
.
Des tourbillons qui bouleversent les abysses
'
_
Les tourbillons océaniques de moyenne échelle (50 à 200‘kilomètres) Sont for—
més en surface, en bordure des courants intenses et étroits comme le Gulf Stream
”en Atlantique, et le Kuroshio dans le Pacifique. DeSméandres se créent, puis se
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détachent, emprisonnant une colonne d’eau et son écosystème. Ils peuvent faire
'
sentir leur influence jusqu’à desbrofondeurs considérables. Ils sont l’équivalent
'
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-
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des dépressions et des anticyclonesdans l’atmosphère mais’ont des durées de vie
,
.
plus importantes. Ils donnent naissance à des tempêtes benthiques qui peuvent se
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‘
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maintenir plusieurs semaines et engendrent des courants dont la vitesse moyenne
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est supérieure à quinze centimètres par seconde. Ces tempêtes benthiques ont des
‘
»
fréquences comprises entre 50 et 100 jours et peuvent induire laremise en sus—
‘
pension d’une très grande quantité de sédiments.
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_
”
'
Des courants redoublés près des reliefs
-
,
_
'
Lorsque l’on s’approche des reliefs (marges, monts sous—marins,
les
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courants peuvent être amplifiés et l’on observe souvent sur les tombants rocheux
.
,
.
une .grande abondance de filtreurs fixés qui se nourrissent des particulesremises
‘
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en suspension. Les pentes, mêmes assez faibles, sont affectées par des événements
,
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catastrophiques imprévisibles et de grande ampleur; ce sont les courants de tur—
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bidité, des glissements qui Se produisent sur‘des mélanges de sédiment et d’eau
'
-
.
et qui peuvent atteindre des vitesses considérables (supérieures. à 50 noeuds ou
,
.
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'
25 mètres par seconde sur des-distances de plusieurs centaines de kilomètres).
'
lis tranSportent ainsi de la matière minérale et organique jusqu’aux plaines abys—
.
sales. Le déClenchement deces glissements est souvent lié à l’activité sismiqUe
'
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3 o—
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LES TRÉSORS DES ABYSSES
organismes filtreurs fixés. Ils transportent aussi les larves planctoniquesdes orga—
nismes benthiques, permettant ainsi la dissémination des espèCes sur de grandes
distances. Les courants transportent aussi les effluves, messages chimiqUes impli—
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(qui se nourrissent d’organismes morts).Des courants plus complexes que prévu
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À proximité du fond, les courants moyens sont généralement très faibles, de
l'ordre du centimètre par seconde et ne sont pas constants. Ainsi, on a pu montrer
dans un modèle, par exemple, qu’une particule émise à l200 mètres de profondeur
dans le golfe de Guinée mettrait l25 années pour atteindre la pente guyanaise. Des
oscillations périodiques avec une composante semi—diurne-(courants de marée) se
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superposent fréquemment à ces courants moyens, mêmeen grande profondeur et
loin des côtes. Ils sont variables en direction et peuvent être assez intenses: par
exemple, des valeurs atteignant 20 centimètres par seconde’ont été mesurées à
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1700 mètres de profondeur sur la dorsale
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Des tourbillons qui bouleversent les abysses
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Les tourbillons océaniques de moyenne échelle (50 à 200‘kilomètres) Sont for—
més en surface, en bordure des courants intenses et étroits comme le Gulf Stream
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25 mètres par seconde sur des-distances de plusieurs centaines de kilomètres).
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