LES TRÊSORS DES ABYSSES
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absente. En grande profondeur, les-températures sont en général basses, infé—.
rieures a 4 °C avec des minima négatifs dans les zones de formation des eaux pro—
fondes comme en mer de Norvège, mer du Groenland, mer du Labrador et en mer
de Weddell. il existe cependant qUelqÜes exceptions notables dans les mers isolées
par des seuils comme la mer Méditerranée ou la mer Rouge; les eaux profondes
de la Méditerranée sont isothermes autourde 13
sur toute la verticale en des—
.
sous de 400 mètres, et celles de la mer RdUge ont Une température supérieure
à 20 °C. Une des caractéristiques principales du milieu profond est l’absence de
variations importantes de la température au cour‘sde l'année; lorsque l’on atteint
la profondeur moyenne des océans, elle est inférieure à 1 °C, et on peut s’interro—
ger sur la signification de si faibles amplitudes sur la physiologie des organismes.
À l’exception de quelques cétacés qui font des incursions brèves dans le domaine
profond, tous lesanimaux des grands fonds sont dépourvus de régulation ther—
mique, ce sont des po'ikilothermes. Sur ces organismes, les faibles températures et
les pressions élevées agissent dans le même sens pourraientir
les processus bid—
logiques. Pourtant, la baisse d’intensitédes réactions biologiques que l’on constate
chez les animaux polaires et profonds, est bien inférieUre à celle qui pourrait être
déduite d’une simple extrapolation des données recUeillies Sur des-espèces pro—
venant de milieu marin tempéré. Les animaux profonds ont évolué dans un milieu
stable où la température est faible et où la 'Sélection a privilégié les organismes
ayant des enzymes adaptés qui leur permettent de maintenir des activités suf—
fisantes, et des lipides de membranes cellulaires riches en acides gras insaturés
pour conserver leur fluidité. Dans les cas, extrêmes (organismes polaires prbfonds),
certaines molécules quiont des propriétés antigel (peptides et glycoprotéines) sont
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présentes chez les poissons et les invertébrés pour empêcher la formation de cris—
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taux de glace dans les liqUides corporels.
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‘
I Comment respirer si loin de la surface ?
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Contrairement à une idée très répandue, l’oxygène ne manque pas vraiment
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dans les grandes profondeurs. À l’excéptionde quelques mersfermées ou dans
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certaines fosses, la teneur en oXygèhe n'efreprésente pas une limitation à la vie.
.
-
L‘oxygène est prodUit dans les eaux
de surface par
(algues et
plancton végétal) et est ensuite'vé'hiculé par la circulation océanique. Les eaux
defond se créentprincipalement dans l’océan Atlantique aux hautes latitudes
,
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où elles s’enrichissent en selet se refroidissènt lors de la formation de glaces de
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mer. Elles deviennent alors plus denses et plOngent; elles sont ensuite entraînées
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dans la grande circulation. Au moment de leur formation, les eaux très froides
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sont capables de contenir jusquîà'8 millilitres par litre d’oxygène, beaucoup plus
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que les eaux chaudes de surface sous les tropiques, qui n’en contiennent à peine
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absente. En grande profondeur, les-températures sont en général basses, infé—.
rieures a 4 °C avec des minima négatifs dans les zones de formation des eaux pro—
fondes comme en mer de Norvège, mer du Groenland, mer du Labrador et en mer
de Weddell. il existe cependant qUelqÜes exceptions notables dans les mers isolées
par des seuils comme la mer Méditerranée ou la mer Rouge; les eaux profondes
de la Méditerranée sont isothermes autourde 13
sur toute la verticale en des—
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sous de 400 mètres, et celles de la mer RdUge ont Une température supérieure
à 20 °C. Une des caractéristiques principales du milieu profond est l’absence de
variations importantes de la température au cour‘sde l'année; lorsque l’on atteint
la profondeur moyenne des océans, elle est inférieure à 1 °C, et on peut s’interro—
ger sur la signification de si faibles amplitudes sur la physiologie des organismes.
À l’exception de quelques cétacés qui font des incursions brèves dans le domaine
profond, tous lesanimaux des grands fonds sont dépourvus de régulation ther—
mique, ce sont des po'ikilothermes. Sur ces organismes, les faibles températures et
les pressions élevées agissent dans le même sens pourraientir
les processus bid—
logiques. Pourtant, la baisse d’intensitédes réactions biologiques que l’on constate
chez les animaux polaires et profonds, est bien inférieUre à celle qui pourrait être
déduite d’une simple extrapolation des données recUeillies Sur des-espèces pro—
venant de milieu marin tempéré. Les animaux profonds ont évolué dans un milieu
stable où la température est faible et où la 'Sélection a privilégié les organismes
ayant des enzymes adaptés qui leur permettent de maintenir des activités suf—
fisantes, et des lipides de membranes cellulaires riches en acides gras insaturés
pour conserver leur fluidité. Dans les cas, extrêmes (organismes polaires prbfonds),
certaines molécules quiont des propriétés antigel (peptides et glycoprotéines) sont
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présentes chez les poissons et les invertébrés pour empêcher la formation de cris—
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taux de glace dans les liqUides corporels.
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Contrairement à une idée très répandue, l’oxygène ne manque pas vraiment
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dans les grandes profondeurs. À l’excéptionde quelques mersfermées ou dans
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certaines fosses, la teneur en oXygèhe n'efreprésente pas une limitation à la vie.
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L‘oxygène est prodUit dans les eaux
de surface par
(algues et
plancton végétal) et est ensuite'vé'hiculé par la circulation océanique. Les eaux
defond se créentprincipalement dans l’océan Atlantique aux hautes latitudes
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où elles s’enrichissent en selet se refroidissènt lors de la formation de glaces de
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mer. Elles deviennent alors plus denses et plOngent; elles sont ensuite entraînées
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dans la grande circulation. Au moment de leur formation, les eaux très froides
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sont capables de contenir jusquîà'8 millilitres par litre d’oxygène, beaucoup plus
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que les eaux chaudes de surface sous les tropiques, qui n’en contiennent à peine
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