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LE MILIEUPROFOND D
Pression et molécules
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D’une manière plus fine, la pression agit sur les réàction5biologiques qui impli—'
quent des changements de volume. Elle agit sur lastructure tertiaire et
£org'ani5ation tridimensionnelle) des protéines,“ en particulier sur les“ enzymes qui,
lors des phases
de catalyse, changent de conformation. Ehfin;elle agit dans les
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réactions de polymérisation de sous—unités. Les organismes abyssaux possèdent
donc des enzymes spécialisés qui résistent bien a la pression, ”mais
ces
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adaptations les rendent assez peueffiCacés; ils résultent d’un compromis sélec—
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tif entre stabilité de la molécule à haute pression et pouvoir catalytique. Cette
adaptation moléculaire expliqUe peut—étre pourquoi les organismes profonds sont
des piètres compétiteurs envers les espèces qui vivent dans des zones moins pro—
fondes, beaucoup plus riches en ressources.
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Les composants lipidiques (matière grasse des êtres vlVants), en particulier
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ceux des membranes cellulaires, sont au55i fortement affectés par la pression.
L’augmentation de la pression a tendance‘ à provoquer la solidification des sys—
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tèmes lipidiques (comme le beurre mis au congélateur) qui perdent alors leurs pro—
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priétés fonctionnelles. Maintenir la fluidité des membranes est tout à fait essentiel
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les mécanismes de transfert”transmembranaires. Les
des espèces
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pr0fondés ont une proportion plus importante d’acides gras insaturés qui per—
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mettent de maintenirla fonctionnalité dela membrane dansles conditions éco— '
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logiques des grands fonds.
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Plus on est profond-, plus il fait froidl
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La température des abysses est en général basséét constante. Comme la pres:
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sion, les faibles températures affectent
les réactions biologiques, le métabolisme et
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les propriétés cellulairestes constituants des organismes profonds ont été sélec— — -
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tionnés au 'cours dél’évolution pour supp‘Œter cette contrainte.
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La température a un“ effet direct sur la densité de l’eau de mer.jDans
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la température varie entre 30 °C. dans les régions équatbrialés et
"Ï’Cenvi—
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r0n l‘hiver dans les régions'polaires (température de congélation de l’eau demer).
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Un gradient important detempérature s’observe aussi de la surface au fond; il
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est très marquéaùx basses latitudes maiS‘l’est beaucoup moins aux
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tudes. Cette variation avec la profohdeUr n'est-‘pas'régunère: en hiVer,'les quelques
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mètres superficiels agités parles vents ohtune
parcontre,
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en été, la zone superficielle est stràtifiée, puis vient une zone
de. décroissance .
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rapide de la température appelée thermoclineprincipale qui s’étend jusqu’à des
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profondeurs de
1000 mètres etqui est présente toute l’année. Plus
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fondément, la décroissance de la température est'faible et lente.
En
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zones tempérées‘,bu dans les zonespolaires, la'thermocline est'peu marqUée du
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