LES TRÉSORS DES ABYSSES
mobilité des structures d’exploitation, laquelle n'existe pas dans les mines terrestres.
Une compagnie canadienne qui a constitué un consortium international est ainsi
prête à exploiter au large de la Papouasie—Nouvelle—Guinée un gisement situé dans
la mer de Bismarck par 1700 mètres de profondeur et distant de 70 kilomètres
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du port de Rabaul. Les excavatrices de
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15 mètres de long et hautes comme une
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maison de trois étages sont capables
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de broyer 6000 tonnes de roches par
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jour. Un carré de 200 mètres de côté
peut recèler deux millions de tonnes de
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sulfures. On estime qu’il y aurait dans
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l’ensemble de la zone 1300 000 tonnes
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de sulfures, contenant en moyenne 7,5 %
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de cuivre et 7,2 grammes d’or par tonne.
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Évidemment, l’impact sur l’environnement
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…
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et la biodiversité de cette activité minière
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sera localement destructeur, et ce, sur un
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écosystème a dynamique lente, donc peu
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résiliant, car il ne peut être question d’ex—
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ploiter des zones hydrothermales actives mais
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plutôt les zones périphériques où la faune
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est principalement constituée d’espèces
Dépôts hydrothermaux
sales filtreuses. indirectement, cette exploi—
P01ÿmétamuesr
tation pourrait aussi impacter les communautés de pleine eau, par le biais des
sur1a dorsale médio—
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atlantique,
panaches de débris sedrmentawes. C’est pourquor une strategie de zones marines
par 3 700 mètres
protégées doit être mise en place dans ces zones d’exploitation afin de favoriser
‘
de Profondeur—
la recolonisation des zones impactées en fin de processus minier.
I Les pêches profondes
Cela fait très longtemps que les pêches maritimes travaillent en très grande
profondeur. L’un des premiers zoologistes français à avoir étudié les animaux
profonds, Joseph Risso (1777—1845), obtenait ses échantillons des palangriers de
Villefranche—sur—Mer, qui capturaient leurs poissons entre 800 et 1200 mètres
de profondeur. Abandonnant la plate—forme continentale où les stocks étaient en
diminution rapide, le chalutage industriel s’eSt orienté dans-les années 1980 vers
les ressources halieutiques profondes de la pente continentale et des monts sous—
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marins (empereurs, grenadiers de roche, sabres noirs, lingues bleues, sik_i, etc.).
'
L’étude des cycles de vie de ces poissons a montré que ces espèces ont une
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croissance lente, une mortalité naturelle faible et une maturité sexuelle
Les
1 6 a
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mobilité des structures d’exploitation, laquelle n'existe pas dans les mines terrestres.
Une compagnie canadienne qui a constitué un consortium international est ainsi
prête à exploiter au large de la Papouasie—Nouvelle—Guinée un gisement situé dans
la mer de Bismarck par 1700 mètres de profondeur et distant de 70 kilomètres
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la recolonisation des zones impactées en fin de processus minier.
I Les pêches profondes
Cela fait très longtemps que les pêches maritimes travaillent en très grande
profondeur. L’un des premiers zoologistes français à avoir étudié les animaux
profonds, Joseph Risso (1777—1845), obtenait ses échantillons des palangriers de
Villefranche—sur—Mer, qui capturaient leurs poissons entre 800 et 1200 mètres
de profondeur. Abandonnant la plate—forme continentale où les stocks étaient en
diminution rapide, le chalutage industriel s’eSt orienté dans-les années 1980 vers
les ressources halieutiques profondes de la pente continentale et des monts sous—
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marins (empereurs, grenadiers de roche, sabres noirs, lingues bleues, sik_i, etc.).
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