EFFETS SUR LES COMMUNAUTÉS NATURELLES
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pétrole émulsiées Sur des particules sédimentaires. Le‘pétrole répandu sur les rochers
s’échaulfe sous l’action du soleil et s’étend alors ;il peut également, sous l’influence des
conditions atmosphériques, se transformer en boules asphaltiques qui persisteront
pendant des années.
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Les déversements pétroliers sont donc susceptibles de modier l’ensemble de l’écologie
des zones rocheuses intertidales qui “se présentent
équilibre fragile entre la
xation et la croissance des algues marines et le broutage dû aux herbivores.
Le pétrole de l’Amoco—Cadiz contamina les algues et les roches intertidales Sur 200 km
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de rivage, correspondant à une surface de 70 km2. Pourtant, trois mois plus tard, toute
trace dépollution avait” disparu. Sur l’ensemble du littoral, seuls les hauts niveaux des
grèves abritées en cul—de-sac, surtout ceux orientés face à l’ouest et à l’est, étaient encore
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fortement souillés (Chassé, 1978 b).
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Le champ de laminaires (Laminaria digitata), compris entre les niveaux bathymétri—
ques moyens de + 3 et — 15, d’une surface totale de 300 km2, exploité seulement dans sa
partie la plus accessible en surface est intact. Un léger retard de croissance était notable le
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26 avril 1978, à 1 km de l’épave. Les algues rouges qui vivent sous les frondes de
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laminaires, s’étaient bien développées au cours du printemps 1978. Le 1er juillet, on notait,
à Portsall même, comme partout, des germinations abondantes et des croissances très
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fortes de Fucus spiralis, de l’ordre de 12 cm.
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Les animaux des rochers intertidaux ont subi des pertes variables selon les groupes,
l’intensité de la pollution, l’âge (toxicité plus faible pour les formes adultes), le
renouvellement et la persistance des nappes (Chassé, ibid.).
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La mortalité est forte pour les gastropodes herbivores qui ont été étudiés sur toute la
côte et de manière détaillée en 45 sites. Les patelles ou berniques ont subi d’importantes
mortalités variant de 0 à 100 p. 100 (20 p. 100 en moyenne). Les bigorneaux (Littorina,
Gîbbula, Monodonta) présentèrent des pertes encore plus lourdes (50 à 99 p. 100). La
mortalité a frappé spécialement les hauts niveaux, particulièrement pollués, mais à
pollution égale, les bas niveaux étaient plus atteints. Au commencement de juillet 1978, un
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important recrutement (plus de 2 000/m 2) de jeunes Littorina littoralis était apparent sur
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le rivage à Portsall, localité qui a subi la plus forte pollution. Sur les parties inférieures de
l’estrañ, la mortalité était nulle pour les cirripédes Chthamalus et Balanus, les moules
M ytilus et les hermelles Sabellaria albeolata ; leur prédateur, le pourpre N ucella Iapillus
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était, généralement, plus fortement touché.
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La faune des crustacés vagiles des algues littorales a accuSé partout une forte
mortalité, mais spécialement au voisinage de l’épave. Les amphipodes avaient disparu
jusqu’à Plougerneau, les isopodes et le crabe vert (Carcinus maenas) adultes étaient rares
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bien que l’on notât, à Portsall même, un trés fort recrutement début juillet 1978, pour cette
dernière espèce. A cette date, on observait une prolifération anormale des copépodes
harpacticoïdes qui vivent à la surface des algues : ils étaient 20 fois plus nombreux que
dans les secteurs non pollués comparables (notons que, dans les sédiments avoisinants, les
harpacticoïdes épipsammiqueS étaient quasiment absents, la concentration d’hydrocarbures étant très forte dans l’eau interstitielle). Ce développement de la microfaune
des
algues semble lié simultanément à la persistance totale de la couverture algale, à la
réduction énorme de la macrofaune herbivore, gastropodes et crustacés, aux pullulations
de bactéries, mais aussi de diatomées souvent lamenteuses et de petites phéophycêcS, qlü
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