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LA POLLUTION PETROLIÈRE EN MILIEU MARIN
couvrent littéralement les grandes algues. La prolifération des harpacticoïdes a induit une ' ’
concentration trophique de la crevette rose Leander serratus, au voisinage des rochèrs
pollués. Cela a donné lieu à des pêches à pied 25 fois supérieures àla normale en juillet et
en septembre 1978.
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Les peuplements des dessous de blocs reposant sur les sédiments sont nettement
appauvris à Portsall, moins à l’entrée de l’Aber Benoît et à Roscoff; si la faune sessile
semble qualitativement normale, la faune vagile est rare et incomplète (Chassé, ibid.). On
n’observe pas
de prolifération généralisée massive d’Enteromorpha sur les zones polluées
comme Southward l’a observé en Cornouaille anglaise, après le naufrage du TorreyCanyon (Smith, 1968). Cela semble lié à la survie quasi complète des grandes algues qui ne
laissent donc pas d’habitats disponibles à la xation d’entéromorphes, à la mortalité
moindre des gastropodes herbivores et au prompt recrutement de ces derniers.
La faune sédimentaire des sables et des vases
Le pétrole, étalé à marée descendante sur une plage de sable, a tendance à percoler
dans le sédiment ; il peut alors entrer en contact direct avec les organismes endogés (NAS,
1975). La quantité de
contenu,dans le sédiment est fonction :
—
de la taille des particules de sédiment
:—
des conditions hydrodynamiques interstitielles au sein des sables intertidaux
(Lacaze et coll., 1977);
—
de la position des sédiments sur la zone intertidale et de l’état de vieillissement du
pétrole sous l’effet des conditions naturelles, état qui dépend du temps écoulé depuis son
déversement en mer.
L’accident de l’Amoco -Cadiz s’est produit à une époque de l’année qui coïncidait avec
une accumulation naturelle de sable sur les plages (Marchand et coll., 1979). Ce
phénomène a eu comme conséquence de provoquer l’interstratication de couches
d’hydrocarbures dans
le sable (g,_I_V-5). Ces dépôts pouvaient avoir quelques centimètres
d’épaisseur et être enfouis jusqu’à un
profondeur : les quantités de pétrole enfoui
atteignaient, dans certains cas, 7,5 lcg/m2 de plage (Vandermeulen et coll., 1978 b). Sous la
couche aérobie, la dégradation est lente, du fait du manque d’oxygène nécessaire à
l’attaque microbienne (NAS, 1975). Le pétrole piégé dans la plage persiste alors durant des
années, jusqu’à sa mise à découvert par l’érosion, notamment lors des tempêtes d’hiver
(g. lV—5).
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A proximité
de l’épave, sur cinq kilomètres de côte, et dans les localités où les nappes se
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sont échouées et accumulées, notamment sur les rivages exposés au vent d’ouest, on
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observe des mortalités foudroyantes, surtout pendant les premières semaines; les
mortalité: ont_été plus discrètes hors de cette zone. Paradoxalement, les cadavres échoués
sur les plages provenaient, pour une grande partie, de la zone ne découvrant pas à marée
basse. Les animaux morts, déterminés et dénombrés, appartiennent surtout à certaines
espèces
sensibles, alors que d’autres espèces, parfois du même genre et dumême biotope,
sont tres peu représentées.
Plusieurs espèces de coquillages comestibles ont été sévèrement touchées. De fortes '
mortalités se présentent également pour Cerastoderma edule, Tapes decussatus, T.
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