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LA POLLUTION PETROLIÈRE EN MILIEU MARIN
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biotope, des variations extrêmes; ils sont soumis à de nombreux stress, par exemple -
brusques variations thermiques, actions brutales des vagues, longues expositionshors de
l’eau, dépôt de grandes quantités de matériel détritique, etc. Certains de ces organismes
ont acquis la propriété de s’isolertemporairement du milieu extérieur, inhospitalier ou
contaminé. C’est le cas des balanes, de nombreux bivalves, etc.
Les effets dépendent du type-et de la fraîcheur du pétrole considéré, mais aussi de la
localisation des organismes dans la zone intertidale. Dans les parties supérieures et
médianes, les animaux sont couverts de pétrole à marée haute et restent recouverts jusqu’à
la marée haute suivante. Ils sont donc exposés au pétrole pendant de longues périodes.
Par contre, les organismes situés dans les parties inférieures ne subissent que très
brièvement l’action délétère.
Dans bien des cas, le pétrole répandu dans les zones rocheuses est éliminé par des
brouteurs tels que les chitons et les patelles qui absorbent la pellicule supercielle des
roches pour se nourrir et, du même coup, absorbent le pétrole, sans qu’apparaissent
d’effets nocifs pour ces animaux.
La géomorphologie régionale joue un rôle important dans la dispersionet l’accumula—
tion du pétrole ; les avancées rocheuses piègent le pétrole dans les baies crénelées, « l’effet
trombolo » favorise le dépôt derrière les rochers dans la zone abritée, etc.
Les chercheurs de la NCAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) et
de l’EPA (Environmental Protection Agency) ont mis au point une échelle de vulnérabilité
des sites côtiers pour les côtes des USA. Cette échelle s’est révélée également applicable
aux rivages très découpés de la Bretagne du Nord, pollués par les hydrocarbures de
l’Amo‘co—Cadiz (Gundlach et'Hayes, 1978). La côte est classée suivant une échelle graduée
de l à 10. Les côtes rocheuses exposées et les plate—formes d’érosion (degré de vulnérabilité
1 et 2) sont nettoyées en quelques jours, même si les quantités de pétrole sont extrêmemënt
importantes. Les plages de sable
n (degré 3) se décontaminent aisément, tandis que les
plages de sable. grossier (degré 4) présentent un enfouissement considérable du pétrole.
Les grèves exposées (degré 5) subissent des dommages biologiques importants et
prolongés, du fait de la pollution des eaux interstitielles. Le degré 6 est peu représenté en
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'
Bretagne. Les plages de graviers (degré 7) sont profondément pénétrées par le pétrole ; des
problèmes de nettoyage particulièrement ardus se posent à cette occasion. On distingue
ensuite les côtes rocheuses abritées (degré 8), les grèves abritées (degré 9), et le milieu
lagunaire (degré 10), ce dernier étant le biotope le plus vulnérable à l’impact desproduits
pétroliers (cf. g. IV—l).
‘
Les peuplements des rochers
A la surface des rochers, le pétrole a une action mécanique sur les animaux littoraux;
ceux—ci sont étouffés ou, très perturbés. Il a également une action toxique directe.
Les grandes algues brunes possèdent une pellicule mucilagineuse qui n’est pas
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facilement traversée par les hydrocarbures; toutefois alourdies par le pétrole, elles
peuvent être déchirées par l’action des vagues.
Lorsque la marée descend, le pétrole est piégé dans les cuvettes intertidales, laissant
.
une petite quantité d’eau et relativement une grande quantité de pétrole. Les rochers sont
parfois recouverts d’une boire formée, lors
du ressac, par l’adsorption des gouttelettes de
LA POLLUTION PETROLIÈRE EN MILIEU MARIN
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biotope, des variations extrêmes; ils sont soumis à de nombreux stress, par exemple -
brusques variations thermiques, actions brutales des vagues, longues expositionshors de
l’eau, dépôt de grandes quantités de matériel détritique, etc. Certains de ces organismes
ont acquis la propriété de s’isolertemporairement du milieu extérieur, inhospitalier ou
contaminé. C’est le cas des balanes, de nombreux bivalves, etc.
Les effets dépendent du type-et de la fraîcheur du pétrole considéré, mais aussi de la
localisation des organismes dans la zone intertidale. Dans les parties supérieures et
médianes, les animaux sont couverts de pétrole à marée haute et restent recouverts jusqu’à
la marée haute suivante. Ils sont donc exposés au pétrole pendant de longues périodes.
Par contre, les organismes situés dans les parties inférieures ne subissent que très
brièvement l’action délétère.
Dans bien des cas, le pétrole répandu dans les zones rocheuses est éliminé par des
brouteurs tels que les chitons et les patelles qui absorbent la pellicule supercielle des
roches pour se nourrir et, du même coup, absorbent le pétrole, sans qu’apparaissent
d’effets nocifs pour ces animaux.
La géomorphologie régionale joue un rôle important dans la dispersionet l’accumula—
tion du pétrole ; les avancées rocheuses piègent le pétrole dans les baies crénelées, « l’effet
trombolo » favorise le dépôt derrière les rochers dans la zone abritée, etc.
Les chercheurs de la NCAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) et
de l’EPA (Environmental Protection Agency) ont mis au point une échelle de vulnérabilité
des sites côtiers pour les côtes des USA. Cette échelle s’est révélée également applicable
aux rivages très découpés de la Bretagne du Nord, pollués par les hydrocarbures de
l’Amo‘co—Cadiz (Gundlach et'Hayes, 1978). La côte est classée suivant une échelle graduée
de l à 10. Les côtes rocheuses exposées et les plate—formes d’érosion (degré de vulnérabilité
1 et 2) sont nettoyées en quelques jours, même si les quantités de pétrole sont extrêmemënt
importantes. Les plages de sable
n (degré 3) se décontaminent aisément, tandis que les
plages de sable. grossier (degré 4) présentent un enfouissement considérable du pétrole.
Les grèves exposées (degré 5) subissent des dommages biologiques importants et
prolongés, du fait de la pollution des eaux interstitielles. Le degré 6 est peu représenté en
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Bretagne. Les plages de graviers (degré 7) sont profondément pénétrées par le pétrole ; des
problèmes de nettoyage particulièrement ardus se posent à cette occasion. On distingue
ensuite les côtes rocheuses abritées (degré 8), les grèves abritées (degré 9), et le milieu
lagunaire (degré 10), ce dernier étant le biotope le plus vulnérable à l’impact desproduits
pétroliers (cf. g. IV—l).
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Les peuplements des rochers
A la surface des rochers, le pétrole a une action mécanique sur les animaux littoraux;
ceux—ci sont étouffés ou, très perturbés. Il a également une action toxique directe.
Les grandes algues brunes possèdent une pellicule mucilagineuse qui n’est pas
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facilement traversée par les hydrocarbures; toutefois alourdies par le pétrole, elles
peuvent être déchirées par l’action des vagues.
Lorsque la marée descend, le pétrole est piégé dans les cuvettes intertidales, laissant
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une petite quantité d’eau et relativement une grande quantité de pétrole. Les rochers sont
parfois recouverts d’une boire formée, lors
du ressac, par l’adsorption des gouttelettes de
