EFFETS SUR LES COMMUNA UTES NA TURELLES
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Les poissons peuvent également être atteints par la pollution pétrolière en consom—
mant des organismes contaminés, ou en cherchant leur nourriture dans des zones
polluées. C’est ainsi qu’on a trouvé des résidus goudronneux dans l’estomac du balaou
(Scombresox sauras) (Horn et coll., 1970).
Les animaux contaminés étant plus aisés à capturer, certains poissons tels que la plie
(Pleuronectes platessa) s’en nourrissent préférentiellement.
On ne possède que très peu d’informations sur les effets à caractère éthologiqne
(modications du comportement de groupe, de la reproduction, des migrations, etc.). Les
populations de poissons peuvent être touchées de façons très.izàriées :
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Pollution des voies d’accès aux frayères ; celles—Ci ne pourront être atteintes par les
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adultes;
—
Altération de la fécondité ou du comportement lors du frai;
——
Contamination des frayères : destruction des œufs et des larves;
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—
Modication ou destruction de la nourriture des larves et des alevins.
Les observations effectuées dans certaines mers sujettes depuis des décades à la
contamination pétrolière, telles que la mer du Nord et la Baltique, n’indiquent pas que la
pollution par le pétrole présente un effet direct sur les populations de poissons. Par contre,
,
en mer Caspienne, plus confrnée, on note depuis 1930 une corrélation entre l’augmentation de la pollution pétrolière et la diminution de la production primaire et des ressources
exploitables.
'
.
L’incident du Torrey-Canydn n’apparaît pas avoir provoqué la destruction de
-
nombreux poissons. Les mortalités observées étaient alors principalement imputables
aux dispersants pétroliers massivement utilisés à cette occasion.
.
Lors du naufrage de l’Amoco—Cadiz, les poissons pélagiques tels que les maqueréaux
(Scomber scomber) n’ont pas été atteints. Les mortalités constatées, pendant les premiers
*
jours, concernaient surtout des poissons de fond ; elles se sont arrêtées avant que l’épave
n’ait relâché toute sa cargaison. On est amené à penser que les poissons adultes ont fui très
tôt la zone contaminée.
Les communautés benthiques.
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L'exemple de l’Amoco-Cadiz
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Il convient de distinguer les communautés intertidales de l’estran (grèves et zones
rocheuses, couvrantes et découvrantes) qui se trouvent directement en contact avec les
nappes d’hydrocarbures et celles des fonds marins non émergés. Presque toutes les études
effectuées à la suite de pollutions accidentelles portent sur les communautés intertidales,
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plus aisément accessibles et plus « visiblement » atteintes au détriment de la zone
non exondable, bien que des quantités importantes d’hydrocarbures aient été détectées
dans les sédiments
profondeurs de 70 mètres.
Les communautés intertidales
Les organismes de la zone intertidale ont des facultés de résistance ou d’adaptation
considérables vis—à-vis des facteurs écologiques qui présentent continuellement, dans ce
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