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LA POLLUTION PETROLIÈRE EN MILIEU MARIN
Toutefois, les observations effectuées à la suite de divers déversements accidentels (SantaBarbara, Torrey-Canyon, Amoco-Cadiz) n’indiquent aucun effet nocif du pétrole sur le
zooplancton.
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.
Le neuston
La microcouche de surface, bien individualisée sur le plan physico-chimique et
biologique, suscite actuellement des recherches extrêmement variées, car c’est à travers les
premiers millimètres, sinon les premiers micromètres de la surface des océans que
s’effectuent tous les échanges entre eau et atmosphère : échanges thermiques et gazeux,
transfert de matière et d’énergie. En ce lieu, s’est établi un peuplement animal et végétal
adapté à des conditions écologiques tout à fait particulières, l’écosystème neustonique.
De nombreuses sustances s’accumulent dans la microcouche de surface (phosphates,
substancestensio-actives, hydrocarbures biogènes, etc.); la plupart d’entre elles ont pris
naissance dans le milieu marin. Malheureusement, à ce niveau, se concentrent également
les polluants les plus actifs : hydrocarbures fossiles et leurs dérivés, pesticides, détergents,
certains produits cancérigènes et même, des métaux lourds tels que le mercure.
Bien que la contamination du neuston ait été mise en évidence (Burns et Tea], 1973;
Morris, 1974), on ne possède que très peu de données sur les effets des hydrocarbures
pétroliers vis-à—vis de cette communauté. Les organismes qu’elle contient sont particuliè—
rement vulnérables car ils vivent dans les premiers centimètres de la colonne d’eau, donc à
proximité des nappes d’hydrocarbures. Ainsi, les œufs de sardine récupérés en iner après le
naufrage du Torrey—Canyon présentèrent très peu d’éclosion. Des données sont toutefois
disponibles en ce qui concerne l’impact des produits pétroliers sur certains
du neuston, tels qu’œufs pélagiques et larves de poisson (cf. 3e partie).
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Les boules de goudron ottant à la surface peuvent être le support de quelques espèces
marines : l’isopode Idothea metallica, certains cirripèdes, ainsi que de nombreuses algues
microscopiques.
Le nectan
Les poissons, élément du necton, donc capables par leur mobilité propre de se déplacer
malgré les courants, présentent des réactions de fuite pour des concentrations de pétrole
_
de l’ordre de 1 mg/l (Rice, 1973). Leurs larves, par contre, ne semblent pas pouvoir éviter
les zones contaminées avant l’inhibition, voire la destruction de leurs organes chémorécepteurs ; or, les œufs, les larves et les plus jeunes stades de l’ontogénèse ont une sensibilité
aux produits pétroliers 100 fois plus forte que les adultes.
-
Recouverts de mucus, les poissons sont plus résistants à un engluement éventuel que
les oiseaux marins. Toutefois, leurs muqueuses branchiales étant particulièrement
sensibles, des troubles respiratoires peuvent se présenter en cas de pollution. Ainsi,
des alevins de saumon rose (Oncorhynchus gorbuscha) sont exposés à différents produits
pétroliers, on observe, pour des concentrations de l’ordre du mg/l, une augmentation du
rythme respiratoire, principalement imputable aux composés aromatiques (Rice et coll.,
1977 b).
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LA POLLUTION PETROLIÈRE EN MILIEU MARIN
Toutefois, les observations effectuées à la suite de divers déversements accidentels (SantaBarbara, Torrey-Canyon, Amoco-Cadiz) n’indiquent aucun effet nocif du pétrole sur le
zooplancton.
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Le neuston
La microcouche de surface, bien individualisée sur le plan physico-chimique et
biologique, suscite actuellement des recherches extrêmement variées, car c’est à travers les
premiers millimètres, sinon les premiers micromètres de la surface des océans que
s’effectuent tous les échanges entre eau et atmosphère : échanges thermiques et gazeux,
transfert de matière et d’énergie. En ce lieu, s’est établi un peuplement animal et végétal
adapté à des conditions écologiques tout à fait particulières, l’écosystème neustonique.
De nombreuses sustances s’accumulent dans la microcouche de surface (phosphates,
substancestensio-actives, hydrocarbures biogènes, etc.); la plupart d’entre elles ont pris
naissance dans le milieu marin. Malheureusement, à ce niveau, se concentrent également
les polluants les plus actifs : hydrocarbures fossiles et leurs dérivés, pesticides, détergents,
certains produits cancérigènes et même, des métaux lourds tels que le mercure.
Bien que la contamination du neuston ait été mise en évidence (Burns et Tea], 1973;
Morris, 1974), on ne possède que très peu de données sur les effets des hydrocarbures
pétroliers vis-à—vis de cette communauté. Les organismes qu’elle contient sont particuliè—
rement vulnérables car ils vivent dans les premiers centimètres de la colonne d’eau, donc à
proximité des nappes d’hydrocarbures. Ainsi, les œufs de sardine récupérés en iner après le
naufrage du Torrey—Canyon présentèrent très peu d’éclosion. Des données sont toutefois
disponibles en ce qui concerne l’impact des produits pétroliers sur certains
du neuston, tels qu’œufs pélagiques et larves de poisson (cf. 3e partie).
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Les boules de goudron ottant à la surface peuvent être le support de quelques espèces
marines : l’isopode Idothea metallica, certains cirripèdes, ainsi que de nombreuses algues
microscopiques.
Le nectan
Les poissons, élément du necton, donc capables par leur mobilité propre de se déplacer
malgré les courants, présentent des réactions de fuite pour des concentrations de pétrole
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de l’ordre de 1 mg/l (Rice, 1973). Leurs larves, par contre, ne semblent pas pouvoir éviter
les zones contaminées avant l’inhibition, voire la destruction de leurs organes chémorécepteurs ; or, les œufs, les larves et les plus jeunes stades de l’ontogénèse ont une sensibilité
aux produits pétroliers 100 fois plus forte que les adultes.
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Recouverts de mucus, les poissons sont plus résistants à un engluement éventuel que
les oiseaux marins. Toutefois, leurs muqueuses branchiales étant particulièrement
sensibles, des troubles respiratoires peuvent se présenter en cas de pollution. Ainsi,
des alevins de saumon rose (Oncorhynchus gorbuscha) sont exposés à différents produits
pétroliers, on observe, pour des concentrations de l’ordre du mg/l, une augmentation du
rythme respiratoire, principalement imputable aux composés aromatiques (Rice et coll.,
1977 b).
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