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EFFETS SUR LES COMMUNA UTES NA TURELLES
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Les observations en mer ouverte effectuées lors de déverserhents accidentels sont peu
nombreuses. Les effets sont alors très difciles à mettre en évidence car, si l’on décèle de
très légères modications des populations, il n’est actuellementpas possible de déterminer
si la cause en est un changement climatique, une uctuation normale de la population, la
'
pollution ou une combinaison quelconque de ces facteurs. On nota néanmoins des
_
mortalités parmi le phytoplancton après le naufrage du Torrey—Canyon (Smith, 1968).
Toutefois, ni le déversement de Sant—Barbara de 1969 en Californie, ni celui plus récent de
l’Amoco—Cadiz, ne produisirent d’effet détectable sur la productivité du phytoplancton
(Straughan, 1971 ; Marchand et coll., 1979), du fait des très fortes dilutions qui se
produisent en milieu ouvert ; en effet la teneur des eaux en hydrocarbures dépasse alors
rarement 10 ug/l.
Le zooplancton
Le zooplancton comprend, non seulement, les larves et adultes des animaux qui
passent la totalité de leur existence sous forme planctonique (holoplancton), mais il
comprend saisonnièremcnt les œufs et les larves des invertébrés benthiques (méreplancton). La majorité des invertébrés vivant sur le fond du plateau continental ont une
phase larvaire pélagique au cours de leur développement. Leur survie est donc déterminée
par la survie de leurs larves pélagiques.
'
.
Plusieurs études portantsur l’ingestion par les copépodes de suspension de pétrole ne
mettent pas en évidence d’effets notables. A la suite du naufrage du pétrolier Arrow, le
4 février 1970, dans la baie de Chedabucto sur la côte est du Canada, le rôle du
zooplancton dans la dispersion des produits pétroliers a été précisé : 20 p. 100 des
hydrocarbures particulaires sédimentant proVenaient du zooplancton. Les fèces contenaient 7 p. 100 en poids de fuel'(Bunker C).
La prise de pétrole en surface et son dépôt sous forme de fèces en profondeur au cours
'
de migrations journalières dépend de rythmes biologiques très variés (nycthéméraux,
circadiens, lunaires, saisonniers) favorise la dispersion du pétrole dans la colonne d’eau.
L’ingestion d’hydrocarbures par le zooplancton constitue également une voie possible de
pénétration dans 'la Chaîne alimentaire.
Quelques planctontes et larves planctoniques d’invertébrés benthiques sont très
sensibles à la pollution pétrolière. Deux périodes du cycle vital sont particulièrement
critiques : l’émission des gamètes d’une part et, d’autre part, la—métamorphose, elle—même
suivie de la xation des larves sur le substrat. Des études sur les effets de produits pétroliers
et de fractions solubles de ces derniers indiquent que le sperme, émis dans l’eau, est
_
beaucoup plus sensible que les stades larvaires ultérieurs.
période
de xation, les
'
animaux dérivent à proximité du fond, retardant la métamorphose jusqu’-à ce qu’un
substrat convenable se présente. Toute pollution, même minime de ce dernier, empêche la
xation.
Le zooplancton permanent (holoplancton) présente des cycles vitaux de l’ordre de la
semaine ou du mois, alors que les espèces benthiques nécessitent souvent des années pour
atteindre leur maturité. Dans ce dernier cas, on peut noter un décalage important entre la
pollution et ses effets, ceux—ci se présentant parfois plusieurs années après le sinistre.
EFFETS SUR LES COMMUNA UTES NA TURELLES
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Les observations en mer ouverte effectuées lors de déverserhents accidentels sont peu
nombreuses. Les effets sont alors très difciles à mettre en évidence car, si l’on décèle de
très légères modications des populations, il n’est actuellementpas possible de déterminer
si la cause en est un changement climatique, une uctuation normale de la population, la
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pollution ou une combinaison quelconque de ces facteurs. On nota néanmoins des
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mortalités parmi le phytoplancton après le naufrage du Torrey—Canyon (Smith, 1968).
Toutefois, ni le déversement de Sant—Barbara de 1969 en Californie, ni celui plus récent de
l’Amoco—Cadiz, ne produisirent d’effet détectable sur la productivité du phytoplancton
(Straughan, 1971 ; Marchand et coll., 1979), du fait des très fortes dilutions qui se
produisent en milieu ouvert ; en effet la teneur des eaux en hydrocarbures dépasse alors
rarement 10 ug/l.
Le zooplancton
Le zooplancton comprend, non seulement, les larves et adultes des animaux qui
passent la totalité de leur existence sous forme planctonique (holoplancton), mais il
comprend saisonnièremcnt les œufs et les larves des invertébrés benthiques (méreplancton). La majorité des invertébrés vivant sur le fond du plateau continental ont une
phase larvaire pélagique au cours de leur développement. Leur survie est donc déterminée
par la survie de leurs larves pélagiques.
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Plusieurs études portantsur l’ingestion par les copépodes de suspension de pétrole ne
mettent pas en évidence d’effets notables. A la suite du naufrage du pétrolier Arrow, le
4 février 1970, dans la baie de Chedabucto sur la côte est du Canada, le rôle du
zooplancton dans la dispersion des produits pétroliers a été précisé : 20 p. 100 des
hydrocarbures particulaires sédimentant proVenaient du zooplancton. Les fèces contenaient 7 p. 100 en poids de fuel'(Bunker C).
La prise de pétrole en surface et son dépôt sous forme de fèces en profondeur au cours
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de migrations journalières dépend de rythmes biologiques très variés (nycthéméraux,
circadiens, lunaires, saisonniers) favorise la dispersion du pétrole dans la colonne d’eau.
L’ingestion d’hydrocarbures par le zooplancton constitue également une voie possible de
pénétration dans 'la Chaîne alimentaire.
Quelques planctontes et larves planctoniques d’invertébrés benthiques sont très
sensibles à la pollution pétrolière. Deux périodes du cycle vital sont particulièrement
critiques : l’émission des gamètes d’une part et, d’autre part, la—métamorphose, elle—même
suivie de la xation des larves sur le substrat. Des études sur les effets de produits pétroliers
et de fractions solubles de ces derniers indiquent que le sperme, émis dans l’eau, est
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beaucoup plus sensible que les stades larvaires ultérieurs.
période
de xation, les
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animaux dérivent à proximité du fond, retardant la métamorphose jusqu’-à ce qu’un
substrat convenable se présente. Toute pollution, même minime de ce dernier, empêche la
xation.
Le zooplancton permanent (holoplancton) présente des cycles vitaux de l’ordre de la
semaine ou du mois, alors que les espèces benthiques nécessitent souvent des années pour
atteindre leur maturité. Dans ce dernier cas, on peut noter un décalage important entre la
pollution et ses effets, ceux—ci se présentant parfois plusieurs années après le sinistre.
