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LA POLLUTION
EN MILIEU MARIN
observera le phénomène inverse (cas du déversement d’lxtbc-One dans le Golfe du
Mexique).
‘
5. — Conditions météorologiques. Le vent‘a une action importante sùr le déplacement
des nappes, il est susceptible d’en favoriser le dépôt sur le rivage. Toutefois, à proximité des
côtes, dans les zones de ruissellement riches en matériel détritique, le pétrole peut être
.
absorbé par les particules en suspension et précipité sur le fond.
Facteurs biologiques
6. — Les espèces. Pour un même déversement pétrolier, les espèces d‘une communauté
ne
présentent pas la même sensibilité. Celle—ci est fonction de la morphologie, du
comportement lié à la reproduction, du type de nutrition et de l’âge des individus de
chaque espèce.
7.
—
Les saisons. A certaines périodes de l‘année, lorsque les organismes se
reproduisent (grande sensibilité des gamètes et des larves) ou muent, l‘écosystème touché
par la pollution — alors plus vulnérable — peut être durablement altéré. La composition
'
taxonomique des communautés étant soumise à une variation saisonnière, leur sensibilité
vis—à-vis d’un polluant n‘est pas constante. Les modications saisonnières de la sensibilité
peuvent également dépendre des fluctuations de la salinité ou de la température, lesquelles
affectent la tolérance des organismes au pétrole.
'
'
8. — Exposition antérieure au pétrole. Les organismes exposés chroniquement à de
faibles concentrations de produits pétroliers de provenances diverses (zonesindustriélles
ou portuaires, etc.) peuvent présenter une adaptation biologique qui réduit les'mortalités
_
lors de déversements importants.»
'
_
9. — Inuence d'autres polluants. Le pétrole est susceptible d‘agir synergiquement avec
d'autres polluants: il peut aussi concentrer certains altéragènes tels que les polluants
liposolubles. Quelques travaux indiquent effectivement une corrélation entre les teneurs
,
en
hydrocarbures chlorés et la présence de produits pétroliers dans les eaux et les
sédiments, notamment au niveau des interfaces. Ces résultats doivent être attribués à la
solubilité beaucoup plus grande des hydrocarbures chlorés dans le pétrole que dans l‘eau.
lls suggèrent une concentration préalable de ces composés avant leur entrée dans les
chaines alimentaires.
bes interactions entre ces neuf facteurs sont extrêmement Complexes. Il est donc
difcile de prédire les conséquences écologiques de déversements accidentels ou de
comparer les conséquences d'un déversement par rapport à un autre.
Pour illustrer ce chapitre, nous utiliserons dans toute la mesure du possible les
données, trés récentes, fournies par l’étude d’impact écologique de l‘Amoco—Cadiz. Ce
pétrolier s‘échoua le
16 mars 1978 sur les côtes nord de la Bretagne, à proximité de la
lOCH]Î1Ô de PONS?!” (g. lV—l), dans une zone qui, située au conuent des inuences
boréales et méridionales. possède des biotopes extrêmement divers. La faune et la ore
sont donc particulièrement riches (plus de 800 espèces d‘algues à Roscoff). La richesse de
LA POLLUTION
EN MILIEU MARIN
observera le phénomène inverse (cas du déversement d’lxtbc-One dans le Golfe du
Mexique).
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5. — Conditions météorologiques. Le vent‘a une action importante sùr le déplacement
des nappes, il est susceptible d’en favoriser le dépôt sur le rivage. Toutefois, à proximité des
côtes, dans les zones de ruissellement riches en matériel détritique, le pétrole peut être
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absorbé par les particules en suspension et précipité sur le fond.
Facteurs biologiques
6. — Les espèces. Pour un même déversement pétrolier, les espèces d‘une communauté
ne
présentent pas la même sensibilité. Celle—ci est fonction de la morphologie, du
comportement lié à la reproduction, du type de nutrition et de l’âge des individus de
chaque espèce.
7.
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Les saisons. A certaines périodes de l‘année, lorsque les organismes se
reproduisent (grande sensibilité des gamètes et des larves) ou muent, l‘écosystème touché
par la pollution — alors plus vulnérable — peut être durablement altéré. La composition
'
taxonomique des communautés étant soumise à une variation saisonnière, leur sensibilité
vis—à-vis d’un polluant n‘est pas constante. Les modications saisonnières de la sensibilité
peuvent également dépendre des fluctuations de la salinité ou de la température, lesquelles
affectent la tolérance des organismes au pétrole.
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8. — Exposition antérieure au pétrole. Les organismes exposés chroniquement à de
faibles concentrations de produits pétroliers de provenances diverses (zonesindustriélles
ou portuaires, etc.) peuvent présenter une adaptation biologique qui réduit les'mortalités
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lors de déversements importants.»
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9. — Inuence d'autres polluants. Le pétrole est susceptible d‘agir synergiquement avec
d'autres polluants: il peut aussi concentrer certains altéragènes tels que les polluants
liposolubles. Quelques travaux indiquent effectivement une corrélation entre les teneurs
,
en
hydrocarbures chlorés et la présence de produits pétroliers dans les eaux et les
sédiments, notamment au niveau des interfaces. Ces résultats doivent être attribués à la
solubilité beaucoup plus grande des hydrocarbures chlorés dans le pétrole que dans l‘eau.
lls suggèrent une concentration préalable de ces composés avant leur entrée dans les
chaines alimentaires.
bes interactions entre ces neuf facteurs sont extrêmement Complexes. Il est donc
difcile de prédire les conséquences écologiques de déversements accidentels ou de
comparer les conséquences d'un déversement par rapport à un autre.
Pour illustrer ce chapitre, nous utiliserons dans toute la mesure du possible les
données, trés récentes, fournies par l’étude d’impact écologique de l‘Amoco—Cadiz. Ce
pétrolier s‘échoua le
16 mars 1978 sur les côtes nord de la Bretagne, à proximité de la
lOCH]Î1Ô de PONS?!” (g. lV—l), dans une zone qui, située au conuent des inuences
boréales et méridionales. possède des biotopes extrêmement divers. La faune et la ore
sont donc particulièrement riches (plus de 800 espèces d‘algues à Roscoff). La richesse de
