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LA POLLUTION PETROLIÈRE EN MILIEU MARIN
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dans la partie centrale de bas en haut, produisant une dispersion uniforme et
reproductible, sans provoquer de stress pour les animaux étudiés. Une période
d‘exposition de 100 minutes à la concentration de 1 000 mg/l produit un effet toxique
mesurable dans le cas d’un pétrole physiquement dispersé, par rapport auquel l‘effet du
mélange pétrole-dispersant sera évalué. La crevette grise (Crangon crangon), organisme
aisément disponible, a été sélectionnée en Grande—Bretagne. La concentration de pétrole
utilisée au cours du test est importante relativement à la concentration observée dans le
milieu naturel. D’après Cormack et Nicols (1971), celle—ci ne dépasse pas 50 mg/l pour les
eaux de surface, ce qui inclut un facteur de sécurité pour les espèces plus sensibles que les
crevettes.
Les toxicités du pétrole dispersé physiquement et des mélanges pétroledispersants peuvent présenter des modications saisonnières ou d’autres origines, vis—àvis de la sensibilité des espèces—tests. Il est donc essentiel de comparer simultanément les
toxicités des mélanges pétrole—dispersants avec celle d’un pétrole standard physiquement
dispersé, en utilisant le même lot d’animaux-tests.
Le rapport d’« Homologation des Dispersants Pétroliers >> (1978) établi en France,
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porte sur les émulsionnants eux—mêmes et sur les émulsions formées avec un pétrole
standard, celui—ci n’étant pas testé lui—même. Les essais, s’ils sont moins sophistiqués, ne se
limitent pas à la crevette grise, mais portent également sur l‘anguille (Anguilla anguilla) et
la moule (Mytilus cdulis). On procède par brassage mécanique et la CL. 50 24 heures est
déterminée pour des teneurs variant de 100 à 10 000 ppm.
Effets sur une algue planctonique
Une méthodologie proche du test précité, mais plus souple à mettre en œuvre, a été
réalisée récemment (Lacaze, 1978). Les effets sont mis en évidence sur l’activité
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photosynthétique (méthode du carbone 14) de l’algue unieéllulaire Phaeodactylum
tricornutznn. Cette méthodologie consiste à émulsifrer intégralement le polluant dans l’eau
de mer au moyen d’une agitation vive et continue pendant 48 heures. Ce mode opératoire
permet d‘obtenir avec de faibles quantités de produits des émulsions relativement stables
et d’utiliser un mélange dispersant-pétrole dans un rapport de un à cinq en volume. On se
place alors dans une situation plus réaliste en ce qui concerne les proportions d’utilisation
normale des dispersants pétroliers, ces dernières se situant généralement dans ce rapport.
En outre, tous les produits présentant une dispersion maximale, leurs toxicités et celles de
leurs mélanges avec le pétrole sont déterminées ici indépendamment de leur pouvoir —
dispersant. Seule leur toxicité est donc prise en compte.
Une étude comparative montre que, dans les conditions précitées, les dispersants
actuellement utilisés présentent des toxicités du même ordre ; ils réduisent la photosynthèse de 15 p. 100 pour la concentration de 10 mg/l alors que 50 mg/l de pétrole (Koweit)
sont nécessaires pour obtenir la même réduction. Pour la plupart des dispersants (Finasol
OSR2, OSRS, BP1100 WD, Corexit 8666, 9527, 9600), ces mélanges pétrole-dispersants
(50 + 10 mg/l) réduisent d’environ de moitié l’activité photosynthétique. Le réSultat le
plus important obtenu jusqu’ici est qu’il n’y a pas manifestement de phénomène de
synergie entre dispersants et produits pétroliers, résultat que confirme une étude bien
antérieure (Lacaze, 1967). Ce travail nous indique également que la mise en émulsion des
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