EFFETS SUR LES ORGANISMES
71
—
Possibilité d’accumuler les hydrocarbures à la fois'dans des conditions naturelles
et au laboratoire (tableaux Ill—7 et 8).
-
——
Très bonne connaissance de leur biologie et de leur physiologie.
—
Facilité de maintenir ces organismes dans les conditions du laboratoire pendant de
longues périodes.
,
—
Grande distribution dans le monde, y compris dans les eaux polluées par le pétrole.
—Grande taille des animaux rendant aisée la dissection des tissus.
Inuence des dispersants pétroliers sur la toxicité
A défaut d’autres techniques opérationnelles pour récupérer ou contenir une nappe, la
dispersion au large par des moyens chimiques peut être la seule manière de protéger les
oiseaux de mer, les coquillages ou les côtes de haute valeur écologique, commerciale ou
récréative. Toutefois, l’emploi inconsidéré de dispersants pétroliers consitue une menace
qui ne doit pas être sous—estimée. Effectivement, comme il y a 10 ans (Lacaze, 1969), nous
noterons que l’on ne sait à peu près rien des effets à long terme des mélanges pétroledispersants pétroliers.
'
Effets sur la crevette grise
_
La toxicité des dispersants pétroliers vis-à-vis des organismes marins a été initialement
évaluée en milieu statique, l’étude étant limitée aux seuls dispersants (Portmann et
Connor, 1968). Ces bioessais permettaient de déterminer la CL. 50 48 heures(‘) des
dispersants, vis-à—vis de la crevette grise (Crangon crangon) et de classer les produits selon
leur toxicité. Ces tests convenaient bien aux dispersants de premières génération, solubles
dans l’eau. Utilisés pendant plusieurs années en Grande—Bretagne (Warren Spring
Laboratory), ils fournirent des concentrations létales s’échelonnant de 1 à 1 000 mg/l.
Toutefois, lorsque les dispersants des générations plus récentes, à toxicité plus faible,
rent leur apparition sur le marché, les concentrations nécessaires pour obtenir un effet
nécessitércnt des doses beaucoup plus élevées, car ces nouveaux dispersants pétroliers,
peu miscibles à l’eau, n’étaient pas mélangés de façon adéquate avec l’eau de mer ; après le
brassage, une couche ou une émulsion se reformait rapidement en surface. Les animaux
testés étaient alors exposés à des concentrations de dispersants beaucoup plus faibles que
celles présentes théoriquement, donnant des concentrations létales erronées.
Pour surmonter les inconvénients présentés par les tests statiques, il a été nécessaire de
développer une méthode donnant une suspension homogène du mélange pétrole—
dispersant ou du pétrole seul an de soumettre les organismes à la même concentration de
polluant durant toute la période expérimentale. Lors de travaux préalables, des pompes
ont été utilisées (Wardley-Smith, 1976), mais le système le plus efcace et reproductible est
constitué par une cuve de 200 litres, munie d’une hélice centrale assurant un mouvement
circulaire dans un cylindre en matière synthétique (Blackman et coll., 1978). L’eau circule
(‘) Voir Abréviations.
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Possibilité d’accumuler les hydrocarbures à la fois'dans des conditions naturelles
et au laboratoire (tableaux Ill—7 et 8).
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Très bonne connaissance de leur biologie et de leur physiologie.
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Facilité de maintenir ces organismes dans les conditions du laboratoire pendant de
longues périodes.
,
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Grande distribution dans le monde, y compris dans les eaux polluées par le pétrole.
—Grande taille des animaux rendant aisée la dissection des tissus.
Inuence des dispersants pétroliers sur la toxicité
A défaut d’autres techniques opérationnelles pour récupérer ou contenir une nappe, la
dispersion au large par des moyens chimiques peut être la seule manière de protéger les
oiseaux de mer, les coquillages ou les côtes de haute valeur écologique, commerciale ou
récréative. Toutefois, l’emploi inconsidéré de dispersants pétroliers consitue une menace
qui ne doit pas être sous—estimée. Effectivement, comme il y a 10 ans (Lacaze, 1969), nous
noterons que l’on ne sait à peu près rien des effets à long terme des mélanges pétroledispersants pétroliers.
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Effets sur la crevette grise
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La toxicité des dispersants pétroliers vis-à-vis des organismes marins a été initialement
évaluée en milieu statique, l’étude étant limitée aux seuls dispersants (Portmann et
Connor, 1968). Ces bioessais permettaient de déterminer la CL. 50 48 heures(‘) des
dispersants, vis-à—vis de la crevette grise (Crangon crangon) et de classer les produits selon
leur toxicité. Ces tests convenaient bien aux dispersants de premières génération, solubles
dans l’eau. Utilisés pendant plusieurs années en Grande—Bretagne (Warren Spring
Laboratory), ils fournirent des concentrations létales s’échelonnant de 1 à 1 000 mg/l.
Toutefois, lorsque les dispersants des générations plus récentes, à toxicité plus faible,
rent leur apparition sur le marché, les concentrations nécessaires pour obtenir un effet
nécessitércnt des doses beaucoup plus élevées, car ces nouveaux dispersants pétroliers,
peu miscibles à l’eau, n’étaient pas mélangés de façon adéquate avec l’eau de mer ; après le
brassage, une couche ou une émulsion se reformait rapidement en surface. Les animaux
testés étaient alors exposés à des concentrations de dispersants beaucoup plus faibles que
celles présentes théoriquement, donnant des concentrations létales erronées.
Pour surmonter les inconvénients présentés par les tests statiques, il a été nécessaire de
développer une méthode donnant une suspension homogène du mélange pétrole—
dispersant ou du pétrole seul an de soumettre les organismes à la même concentration de
polluant durant toute la période expérimentale. Lors de travaux préalables, des pompes
ont été utilisées (Wardley-Smith, 1976), mais le système le plus efcace et reproductible est
constitué par une cuve de 200 litres, munie d’une hélice centrale assurant un mouvement
circulaire dans un cylindre en matière synthétique (Blackman et coll., 1978). L’eau circule
(‘) Voir Abréviations.
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